INTRODUCTION XI
fois les cadres fixes et définitifs de radminîstration de la confrérie des marchands de Teau ou, si Ton veut, les cadres de la municipalité parisienne : un prévôt des marchands et quatre assesseurs nommés échevins K Vers la même époque, cette administration municipale s'établit dans le quartier Saint-Jacques, à la hauteur de la petite rue des Grès et non loin de l'ancien couvent des Jacobins. Un registre de la Chambre des comptes qui remonte à 1266 appelle le siège de la municipalité le parloir aux bourgeois ou confrérie aux bourgeois *. Au commencement du XII' siècle, la marchandise se transporta sur l'autre rive de la Seine, à l'abri des fortifications du Grand-Chàtelet, et s'installa entre la Grève et le Petit-Pont. Louis VII ayant concédé aux marchands de l'eau la place de Grève en 1141, ainsi que nous l'avons dit plus haut, ils s'habituèrent à considérer cet emplacement comme leur propriété et, sous la prévôté d'Etienne Marcel, en 1357, firent l'acquisition de la maison aux piliers^ qui, après avoir fait partie du domaine royal depuis 1212, puis de l'apanage des dauphins, avait été donnée par Charles de France, régent du royaume, à Jean d'Auxerre, receveur des gabelles de la prévôté de Paris. La maison aux piliers ^^ agran-
1. L'acte dont il s'agit est une transaction entre la confrérie de Notre- Dame d'une part, et, d*autre part, la confrérie des marchands de l'eau, représentée par Erreux de Valenciennes , prév6t des marchands, Jean Barbette, Henry de Navibus, Nichoias Flaraengus, Adam Bourdon, éche- YÎns. Celte pièce précieuse a été extraite par Leroux de Lincy d*un cartnlaire contenant les donations faites à la confrérie Notre-Dame. (Voy. Hùl. de PHôtel de Ville, p. 121, et vol. XVII des Mém. de la Soc. des antiquaires de France.)
2. Sauval, Ant. de la V. de Paris, t. II, p. 481, donne une description de ce curieux monument. U appartint À la ville et fut entretenu à ses frais jusqu'au milieu du xvu^ siècle. Il donna lieu à des contestations fort vives entre la Ville et les Jacobins en l'année 1504. (Voy. Leroux db Lincy, Hist. de VHôtel de Ville, liv. I, chap. I, et la livraison d'Edouard Fournier dans Paris à travers les âges.)
3. Sadval, Ibid., p. 482, dit qu'on l'appelait ainsi a parce qu'elle était portée sur une suite de gros piliers tels que ceux qui se voyent encore à la Grève, le long de Thôpital du Saint-Esprit et du bureau des Pauvres. » Il en donne une description détaillée.