‹ Paris et la provinceChapitre 28 sur 130 · UNE REVENDEUSE, ETC · texte numérisé non relu

UNE REVENDEUSE, ETC

LE MAÇON

Ça j'peux l'dire, j'iai assez prouvé, j'crains pas la fatigue.

LE CHAUDRONNIER

\i moi.

LE MAÇON

Mais rester trois heures debout, sus nos jambes, comme nous le faisons, sans rien prend'., j'dis qu' c'est d'trop, pour une personne seule.

LE CHAUDRONNIER

C'est par trop aussi, y a pas d' bon sens.

LE MAÇON

Il est bon d' vous dire qu'à c' matin j'allais travailler, quand, en route, j' rencont' un pays; nous prenons un verre de vin ensemble, pis on s'en vient à parler du procès.

LE CHAUDRONNIER

On n' parle que d' ça dans tout Paris, n'importe quel côté qu' vous vous tourniez.

LE MAÇON

Pour lors, qui m' dit, dit-y : « Y n'est qu' temps, si nous voulons t'êt' placés convenablement, faut nous dépêcher. — Ça va, que j' réponds. » Nous prenons une seconde tournée, et hardi ! nous voilà !

LA CORDONNIÈRE

(a son voisin.) Quelle heure qu'il est, sans vous commander ?

LE VOISIN

Neuf heures qui viennent de sonner.

LA CORDONNIÈRE

Merci. Ben obligée,

LE VOISIN

Y a pas d' quoi, à vot' service.

Encore deux heures à attendre.

LA CORDONNIÈRE

Au moins, si c'est pas davantage.

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