‹ Paris et la provinceChapitre 31 sur 130 · LE DOMESTIQUE · texte numérisé non relu

LE DOMESTIQUE

Mes maîtres les connaissent.

l'ecaillère.

\ z'ontlà de jolies connaissances, j' leur en fais mon compliment.

LA REVENDEUSE

Permettez- moi d' m'y joindre.

MADAME GARDET.

Parlons peu et parlons bien. Croyez-vous, mesdames, qui leur sera rien fait, à tout ce mondelà ?

LA REVENDEUSE

Je 1' crains plus que je n' le souhaite. l'ecaillère.

Je n' demande qu'une chose : qu' les ceux qui Massacrent soyent massacrés. Jusqu'à Henri IV, le roi des hommes, qu'ils ont fait périr sous l' coup d'un assassin ! Pour ça que j'aime pas de voir les

souverains s' promener dans Paris : un malheur est sitôt arrivé !

MADAME GARDET.

Vous savez, au surplus, mesdames, les on dit?

l'écaillère.

Je demande à les connaître.

MADAME GARDET.

Il est grandement question d' supprimer les bourreaux.

l'écaillère.

Quoi qu'on veut qui d' viennent ?

LA REVENDEUSE

Des rentiers, y en a pas encore assez. l'écaillère.

Tout simple : du moment qu'on leur z'y enlève leur état ! C'est pas moi, c'est pas vous qui leur z'y donnera d' l'ouvrage.

LA REVENDEUSE

Et c'est nous qui payera.

MADAME GARDET.

Comme toujours.

l'écaillère.

Savez-vous c' qu'en résultera, d' tout ça?

Tas encore.

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