‹ Paris et ses environs (volume 2)Chapitre 16 sur 112 · INTRODUCTION. XXI · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. XXI

Tonkin et de Madagascar. — 1885. Paix avec la Chine, 9 juin, et paix avec Madagascar, 17 décembre. — 1887. Démission deM.Grévy et M. Catnot, président de la république, 2 et 3 décembre.

n. Hktoire 4e Paria.

C'est dane la Cité (p. 211) que Paris prit naissance. Ciésar est le premier qui en fasse mention, l'an 53 av. J.-C, où il y convoqua une assemblée des Gaulois. Ce n'était alors qu'une chétive bourgade des Pariiii, nommée Lutetia ou Lutèce , c'est-à-dire , en langue celte, «habitation au milieu des eaux».

Pendant longtemps, la ville, qui a aujourd'hui 7801 hectares de superficie , tint dans cette île qui n'en avait que 15. Mais elle acquit peu à peu assez d'importance pour devenir à diverses reprises le séjour de plusieurs empereurs romains: Constance Chlobe (250?-306), qui construisit le palais des Thermes; Constantin le Grand, Constantin II et Constance II, ses fils ; Julien Apostat, qui aimait beaucoup sa «chère Lutèce», et enfin Valentinien et Oratien.

Le christianisme y avait été Implanté vers 250 par St Denis ; on y convoqua en 360 un concile à propos duquel elle est désignée sous le nom de Parisea eivitas, d'où est dérivé celui de Paris, Près d'un siècle plus tard , en 451 , la ville fut préservée de l'invasion des Huns par 8te Geneviève, ensuite sa patronne. Clovis, roi des Francs , ayant vaincu les Romains en la personne de Syagrius (486) , Paris devint en 508 la capitale de son royaume.

Cependant, loin de s'accroître , la ville resta plutôt stationnaire sous les Mérovingiens et surtout sous les Carlovingiens , qui n'y demeurèrent pas habituellement. On sait du reste peu de chose sur la topogrftphie de Paris à cette époque, et il n'y reste plus guère des édifices d'alors que l'église St-Oermain-deë-Prés.

La seconde moitié du ix® s. et le x® s. furent des temps de calamités : invasions répétées des Normands , incendies , inondations et famine, tout semblait vouloir augmenter les terreurs de l'approche de l'an 1000. Abandonnés par leurs souverains , les Parisiens avaient organisé la défense de leur ville sous la conduite de leurs comtes , dont Torigine remontait à Charlemagne. L'un d'eux, Eudes, résista victorieusement aux Normands, et l'un de ses neveux* Hugues Capbt, proclamé roi en 987, fonda la troisième dynastie, dite des Capétiens. On vit dès lors renaître le commerce à Paris, et la prospérité y recommença sous Louis VI, dit le Gros (1108- 1137). Son école devint bientôt célèbre, grâce à Pierre Lombard et surtout à Abe'lard. La tour St" Jacques est à peu près le seul reste des édifices élevés sous le règne de Louis le Gros ; mais on lui attribue aussi la construction du Grand et du Petit Châtelet^ châteaux forts aux extrémités des deux ponts qui reliaient la Cité aux deux rives de la Seine, et la construction de la deuxième enceinte de la ville, destinée à remplacer celle des Romains. Cette nouvelle enceinte n'a pas dépassé en amont la place derrière l'hôtel de

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