II. Fontainebleau
La GARE est à 1/2 h. de marche du palais (omnibus, 30 et 50 c). Si Ton arrive avant l'heuire du déjeuner, aller immédiatement, de la gare, à la tour Denecourt (p. 336).
HÔTKLs: de France et d'Angleterre ^ de V Europe^ de V Aigle 'N<tir^ tons trois près du palais, où l'on devra faire prix, si Ton y va; H. de la Villede-Ly<m et de Londres^ rue Royale, 21, grande maison bien organisée (pens., 12 fr.); du lAùn-d'Or^ rue des Bons-Enfants, 25; de la Chancellerie ^ me de ce nom et rue Grande, 2, près du palais; du Cadran-Bleu ^ rue Grande, 9 (2edéj., 3fr.; dîn., 3 fr. 60 à table d'hôte; 50c. de plus à part); H.-Pens- Launoy^ boul. de Magenta, 87, près du château; H. du Nord et de la Po»te^ rue de France, 27 (eh., 2 fr. 60 et S^fr. ; 2» déj., id. ; dîn., 3 fr. et 3 fr. 50; pens., 7 fr. 50 à 8 fr.), etc.
Restaurants: Perrilliat^ rue des Bons-Enfants, 23 (déj., 2fr. 50; dîn., 3 fr.); Nigrin, rue Grande, 112 et 114 (déj., 2 fr. et 2 fr. 60; dîn., 2 fr. 60 et 8 fr.); Rest.-Pâtisseriet rue de la Paroisse, 5, en face de l'église (déj., 1 fr. 75; dîn., 2 fr.).
Gaf^s: Naudin, rue des Bons-Enfants, 33; du Cadran-Bleu y à l'hôtel, rue Grande, 9; de V Hdtel-de-Ville ^ même rue, 23; Henri 11^ id., 65, etc.
Voitures db place. Courses en ville: à 2 pi. , la sem., 1 fr. 25; le dim., 1 fr. 60; à 4 pi., 2 fr. et 2 fr. 26. (3our8es à la gare: à 2 pi., à la sUtion (place Denecourt), 1 fr. 50 ; à domicile, 2 fr. ; à 4 pi., 2 fr. et 2 fr. 60. A rheure : en ville , 2 et 3 fr. ; en forêt, 2 fr. 50 et 3 fr. la 1«» h., puis 3 fr. et 2 fr. 26; 4 et 3 fr. pour les voit, à 5 places. Ck>U8, 30 c. par 30 kilos. — Le tarif n'est pas ooligatoire les jours de courses aux chevaux.
Poste et télégraphe, rue du Château, 22.
Fontainebleau est une ville paisible de 13350 hab. En dehors du palais , on y remarquera tout au plus , comme édifice, Vhôtel de ville, d'origine récente, dans la rue Grande. Sur la place Centrale, derrière Téglise, la statue du gênerai Damesme, de Fontainebleau, tué par les insurgés en juin 1848; elle est en bronze, par Godin.
Le *palais ou château de Fontainebleau , au S.-O. de la ville, date surtout de François Z*^. Il est des plus vastes, mais inférieur, comme ensemble , aux autres châteaux de Tépoque. Sauf quelques pavillons , toutes les parties en sont à un seul étage. Ce qu'il y a de plus remarquable, c'est sa décoration intérieure, dans le style de Jules Romain. Henri IV y ût des additions considérables, mais il n^a guère subi de changements depuis lors. Napoléon /^ en fit une de ses résidences favorites. Il a été restauré sous Louis- PhUippe et Napoléon III.
Parmi les souvenirs historiques qui se rattachent au château de Fon-* tainebleau, outre les événements dont il sera question ci-après (abdication de Napoléon I®', ses adieux à la garde, captivité de Pie VU, séjour de la reine Christine de Suède et assassinat de Honaldeschi, etc.), nous mentionnerons encore les suivants: François J^ y reçut Charles - Quint en 1639; Henri IV y fit arrêter en 1602 le maréchal de Biron, son ami
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Palais. FONTAINEBLEAU. Env.de Par. 18. 323
et son eompagnon d'armes devenu conspirateur, pour le faire décapiter quatre semaines après à la Bastille; Louis X TU y était né Tannée précédente; Louis XIV y signa en 1685 la révocation de Tédit de Kantes ; le Grand Condé y mourut en 1686: enfin le divorce de Napoléon IV et de Joséphine y fut prononcé en 1809.
Le palais est visible tous les jours gratuitement, de 10 h. à 5 en été et de 11 h. à 4 h. en hiver (oct.-avril), sous la conduite d*un gardien, qu'on trouve à l'entrée, au fond de la cour principale, ou dans les dépendances à g. de la grille.
Les vastes constructions de ce palais comprennent cinq cours : la tour du Cheval - Blanc ou des Adieux , la cùuf de la Fontaine, la cour Ovale ou du Donjon , la cour des Princes et la cour de Henri IV ou des Offices. La cour du Cheval-Blanc, par où l'on entre d'ordinaire, est la plus grande; elle a 152 m. de long sur 112 de large. Ce nom lui vient d'une statue qui s'y trouvait anciennement. On l'appelle axissilA cour des Adieux^ depuis que Napoléon I^' y a fait, le 20 avril 1814, ses adieux aux grenadiers de sa vieille garde. A son retour de l'île d'Elbe , il y passa en revue ces mêmes grenadiers, le 20 mars 1815, et les conduisit de là sur Paris.
M. Camot, président de la République, habite en été l'aile du palais à dr. de la cour du Cheval-Blanc.
Le pavillon central est précédé d'un escalier monumental un peu massif , àït V escalier du Fer-à~ Cheval. C'est au-dessous, en face, qu'est l'entrée des visiteurs. L'itinéraire suivi par les gardiens est d'ordinaire celui que nous allons indiquer sommairement.
La chapelle de la Trinité, à g. au rez-de-chaussée , est surtout remarquable par son plafond, œuvre de Freminet, imitateur de Michel- Ange et du Parmesan. Tableau d'autel par J. Dubois ; statues par O. Pilon. C'est dans cette chapelle qu'eurent lieu le mariage de Louis XV, en 1725; le baptême de Napoléon III, en 1810, et le mariage du duc d'Orléans, en 1837.
On monte de là au premier, où l'on visite d'abord les appartements dits de Napoléon I®' ou la galerie de François I®' (p. 324), ou bien la galerie des Assiettes (p. 325) et les autres appartements du côté de la façade, en passant par le vestibule du Fer-à-Cheval.
Appartements de NapoUon 1^, du côté du jardin de l'Orangerie : antichambre , cabinet du secrétaire , *8alle de bains , avec glaces ornées de peintures, par Barthélémy, provenant de celle de Marie- Antoinette auPetit-Trianon; — cabinet où Napoléon signa son abdication, le 11 avril 1814, sur le petit guéridon du milieu; cabinet de travail, avec plafond par J.-B. Begnault, la Loi et la Justice; — chambre à coucher, avec une belle cheminée du temps de Louis XVI, de très beaux meubles avec bronzes, le Ut de Napoléon, une pendule ornée de camées antiques , donnée à l'empereur par Pie VII , et le berceau du roi de Rome.
A g., la *salle du Conseil, de l'époque' de Louis XV, décorée par Boucher, et dont les meubles sont en tapisserie de Beauvais. Grande table avec dessus d'une seule pièce. — Puis la *8alle du Trône, qui
324 Env.de Par, 18, FONTAINEBLEAU. Palais.
a un magnifique plafond, un lustre en cristal de roche et des boiseries faites sous Louis XIII et Louis XIY.
Ensuite les ai>i>arf«m€n^« de Marie- Antoinette: boudoir avec deux yases en ivoire d'une très grande finesse , etc. ; *chambre à coucher avec des tentures données par la ville de Lyon, salons avec une table et des vases de Sèvres, etc.
Puis la galerie de Diane ou de la Bibliothèque (85 m. de long ; 35 000 vol.), construite sous Henri IV et restaurée sous Napoléon l^^ et Louis XVIII. Il y a des peintures mythologiques, par Blondel et A, de Pujol , et diverses tableaux. On y montre Tépée et la cotte de mailles de Monaldeschi.
Au-dessous se trouve Tane. galerie de* Cer/t^ transformée aujourd'hui en garde-meuble et qu'on ne peut visiter. G*est là que Christine de Suède, qui reeevait rhospitalité à la eour de Fraaee et demeurait à Fontainebleau depuis son abdieatlon (1664), fit tuer par jalousie et par vengeance, en 16o7, le comte italien Monaldeschi, son grand écuyer, après ravoir soumis à un simulacre de jugement et lui avoir donné un confesseur.
On retraverse ordinairement la galerie pour passer dans les salons de réception, parallèles aux appartements de Marie-Antoinette, du côté de la cour Ovale (p. 326). L'antichambre est ornée de gobelins du temps de Louis XIY , le salon suivant, de tapisseries fiamandes (Psyché) , de même que celui de François I^'^, qui a aussi une belle cheminée en partie du xvi^ s. et des bahuts Louis XIII , en ébène. — Le salon Louis XIII, où est né ce roi, est décoré de peintures par Ambr. Dubois (m. 1615), tirées duroman de Théagène et Gharlclée et a deux meubles sculptés en ébène du temps de Louis XIII. Dans la salle 8t-Louis, 15 tableaux dont les scènes sont empruntées à la vie de Henri IV, un bas-relief en marbre représentant ce prince â cheval, etc. Au sa^on des Jeux, une pendule Louis XIY. Dans la salle des /tardes, une belle cheminée, en partie par O. Pilon, avec un buste de Henri lY , des statues de la Force et de la Paix, un plafond ancien et un plancher moderne remarquables.
Puis Vesealier du Roi ou escalier d'honneur, une anc. chambre, avec peintures par Nie, delV Abbate, restaurées ou refaites entièrement par A. de Pujol : les sujets sont tirés de la vie d'Alexandre. On voit bien du palier la cour Ovale (p. 326).
Les appartements de Mme de Maintenon, qu'on vous montre ensuite, sont moins remarquables. H y a dans le salon une tapisserie faite par les demoiselles de St-Cyr et un meuble de Boule. — Un couloir conduit de là à la
*Oalerie de Henri II ou salle des Fêtes, Elle a été construite par François I^ et richement décorée sous Henri IL Les fresques, représentant des sujets mythologiques, sont du Primatiee et de son élève Nie, delV Abbate ; mais elles ont été restaurées par Alaux et elles ont perdu une grande partie de leur originalité. Il y a à Textrémité une cheminée monumentale. Cette salle offre un beau coup d'œil sur les jardins.
Nous revenons sur nos pas jusqu'au salon St-Louis et nous en-
Jardins, FONTAINEBLEAU. Env. de Par. 18, 325
irons à g. dans U galerie de François J^, parallèle aux appartements de Napoléon I®', du côté de la cour de la Fontaine (v. cl -dessous). A l'entrée , à g. , un serre-bijoux du temps de Louis-Philippe , en porcelaine de Sèvres. La galerie est décorée de 14 grandes compositions du Rosso y des scènes allégoriques et mythologiques ayant rapport à Thistoire et aux aventures de François 1*^'. Ces peintures sont séparées par des bas-reliefs, des cariatides, des trophées et des médaillons. La salamandre et le chiffre du roi s'y répètent souvent.
Le vestibule d'honrîeur, entre Tescalier du Fer-à-Gheval et la galerie François I®', a 2 belles portes en chêne du temps de Louis XIII et 4 portes modernes du même genre.
A g. sont les appartements des Reines Mires et de Pie VII. Ils ont été habités par Catherine de Médicis (m. 1588), Anne d'Autriche (m. 1666) et Pie VII, dans sa captivité (1812-1814).
D'abord une antichambre, avec sièges et tentures en cuir dit de Cordoue et un très beau bahut Louis XIII ; une autre décorée de gobelins, l'Histoire d'Esther, de 1740; un salon, aussi avec des gobelins et des meubles en tapisserie de Beauvais ; la chambre à coucher d'Anne d'Autriche, également ornée de gobelins, 2 cabinets, le premier avec le portrait du pape d'après David; la chambre à coucher du pape (modifiée) et encore 2 salons avec des tapisseries. Enfin une antichambre et une salle dite galerie des Fastes, parce qu'on y devait peindre l'histoire de Fontainebleau. Il y a des tableaux anciens d'une valeur secondaire.
Une dernière galerie de ce côté , par laquelle on entre quelquefois, est la galerie des Assiettes, ainsi nommée à cause de sa décoration bizarre , due à Louis-Philippe : des assiettes en porcelaine où sont représentées les résidences royales. On y a transporté des fresques de la galerie de Diane , par Ambroise Dubois.
Il y a encore, au rez-de-chaussée, à dr. dans le bâtiment principal, un *mu8ee chinois, qui est public aux heures où le palais est ouvert L'entrée est maintenant dans la cour de la Fontaine (v. cidessous) , où Ton arrive en passant par une grande porte à dr. de l'escalier du Fer-à-Cheval. C'est une riche collection , commencée à la suite de l'expédition de Chine en 1860.
I'® SA.LLB: brûle - parfums , jardinières à émaux cloisonnés, lustre, dragons et pagode en cuivre, bas-reliefs en jaspe, panneaux en laque, défenses d*éléphant; dans les vitrines, la couronne du roi de Siam, une belle aiguière, etc. — 11^ sallb: pagode en bois, parures de grand prix, surtout une ceinture qui avait été donnée par Louis XV aux ambassadeurs siamois, une décoration de TEléphant, un collier de mandarin, en jade, etc. En outre des statues par Schœnewerk et Cordier et des portraits de Louis XV et de Marie Lecsinska par G. Vanloo. — III^ sallb: palanquin, tamtams, armes et armures, drapeaux, etc.
Jardins. — La principale entrée des jardins est par la cour de la Fontaine, à dr. de laquelle se trouve un Ùang avec un pavillon. Les carpes de cet étang amusent toujours, par leur gloutonnerie, les visiteurs qui ont des loisirs.
326 Env,dePar.l8. FONTAINEBLEAU. Forêt,
A dr. s'étend le jardin anglais, planté sous Napoléon I®'.
A g., la porte Dorée, du règne de François I®'. Elle est décorée de fresques, qui ont été restaurées. C'est une des entrées de la cour Ovale ou du Donjon , la plus ancienne du palais , qui a subi plusieurs modifications et perdu sa forme primitiye , mais qui n'en est pas moins remarquable par son architecture , notamment par son péristyle, dont les colonnes ont des chapiteaux charmants : elle n'est pas publique. A l'E. se voit une porte curieuge surmontée d'un dôme, dite la porte Dauphine ou le Baptistère, parce que c'est là que fut baptisé Louis XIII; on peut y aller du parterre, plus loin à gauche..
Le parterre, autre jardin public au delà de l'étang, a été dessiné sous Louis XIV par le Nôtre. Il y a une pièce d'eau carrée et une ronde. Plus loin est un canal creusé sous Henri IV (1200 m.), précédé de statues et de groupes en bronze et en marbre. A g., le parc, avec un Idbyrinthe et la célèbre treille du palais. — Les bâtiments à dr. du canal, l'anc. vénerie, sont maintenant occupés par V école d'application de Vartillerie et du génie, auparavant à Metz.
La *forêt de Fontainebleau, qui a 80 kii. de tour et une superficie de plus de 17000 hect., est regardée avec raison comme la plus belle de France. Elle est bornée au N.-E. par le cours sinueux de la Seine. Le sol en est très accidenté ; il se compose surtout de sable et de grès, utilisé pour le pavage. Ses magnifiques futaies et ses gorges sauvages ofi'rent des promenades aussi variées que pittoresques et de jolis motifs aux peintres, dont une colonie est établie au N.-O. à Barbison (p. 327), et une autre au S. à Marlotte (p. 328). Cette forêt recèle des vipères , et il est bon d'avoir sur soi , si l'on sort des chemins battus, un peu d'alcali volatil.
Pour s'orienter parfaitement, on ne saurait suère se passer de Texeellente earte de la forêt par feu Deneeourt (1 fr. SO en feuille), oui a consacré une grande partie de son patrimoine et de sa vie à étudier cette forêt, à en rechercher les plus beaux sites et à les rendre accessibles. — Il y a des poteaux indicateurs à tous les carrefours. On remarquera de plus, pour s'orienter, qu'il y a des signes et des chiffres bleus faits sur des arbres et des rochers par Deneeourt, pour signaler les endroits les plus pittoresques, tandis que des marques rouget^ dues à Tadministration, indiquent la direction de la ville.
La *tour Deneeourt (fort l'Empereur), un belvédère qui offre le plus beau point de vue des environs de Fontainebleau et même des environs de Paris , est à env. V2 ^- <^« 1* g"e. Pour y aller de là, ou prend à g. à l'arrivée, traverse la voie, la suit à dr. et appuie bientôt à g. , à un laboratoire de biologie végétale , par une bonne route qui mène à une colline au sommet de laquelle est le belvédère (buvette). Le panorama qu'on y découvre embrasse une circonférence de plus de 60 kilomètres. On y voit la tour Eiffel, à Paris. De Fontainebleau même, on met env. ^/^ d'h., par la rue Grande, la route de Melun et, à dr. (2kil. V2)> 1® chemin de Fontaine-le-Port, jusqu'à un poteau (500 m.) qui indique à dr. la tour Deneeourt (v. la carte). O'est par là qu'on descendra vers la ville si l'on commence
Forêt. FONTAINEBLEAU. Env, de Par. 18. 327
par aller à la tour, comme il est dit p. 322. Plus près de la ville, à dr. de la route de Melun , est la Croix du Calvaire, hauteur d'où Ton voit Fontainebleau, invisible de F autre belvédère. — he champ de courses et de manœuvres est dans la vàlUe de la Solle, à g. de la route de Melun en venant de la ville, et entre cette route et celle de Paris (v. ci-dessous) se trouvent le Nid de V Aigle, un des plus beaux bouquets d'arbres de la forêt, et le Oros-Fouteau , endroit remarquable par sa futaie, à Vs b. du centre de la ville.
Si Ton a peu de temps à consacrer à la forêt, on se contentera de visiter les rochers et gorges de Franchard, à env. 1 h. de la ville (voit., p. 322). On prend , pour y aller , à l'extrémité de la rue de France , au N.-O. de la ville {^f^ d'h.), la route qui se détache à g. de celle de Paris , par laquelle on irait au Oros-Fouteau et au Nid de l'Aigle (v. ci-dessus). Les voitures vont Jusqu'à la route Ronde, où elles tournent à g., pour arriver bientôt au restaurant. Les piétons quittent la route au bout de 35 min. et prennent à g. un sentier, dit la «route de la Fosse-Rateaui>, et 5 min. après un autre sentier à dr., qui conduit aussi en 5 min. au restaurant de Franchard, lieu le plus fréquenté et le seul restaur. de la forêt (déj., 3 flr.; dîn., 3 fr. 50).
Les rochers et gorges de Franchard consistent en un chaos de rochers de grès blanc «t très dur, où croissent toutes sortes d'arbres et de broussailles. Le bassin, qui mesure environ une lieue de tour, commence à 5 min. à l'O. (restes d'un vieux couvent), près du rocher des Ermites et de la Roche qui pleure, bloc de rocher d'où suinte de l'eau. On a du haut des rochers un beau panorama de toute la gorge, qui a toutefois, comme les autres, perdu de son pittoresque , parce que l'Etat y a fait faire des semis de pins. Si l'on est pressé , prendre un des guides qui s'offrent d'eux-mêmes, mais faire prix d'avance (d'ordinaire, 1 fr. 50). On retournera alors à Fontainebleau par le même chemin.
Les gorges d'Apremont et la haute futaie du Bas- Br eau, qui les avoisine , au N. des gorges de Franchard , sont également une promenade fort intéressante. L'excursion de ce côté demande 4 à 5 h., à partir de Fontainebleau. Des gorges de Franchard, on gagne env. 1 h., 2 h. sur les deux excursions (v. la carte). Entre les rochers d'Apremont et une autre chaîne de collines au S., appelées Monts- Gir ar d , s'étend le Dormoir, un des plus beaux endroits de la forêt, le rendez-vous des chasses. Au sommet des gorges d'Apremont se trouve la caverne des Brigands, grotte où il y a aujourd'hui un industriel qui vend des rafraîchissements et des souvenirs de la forêt. Plus au N. est la route de Paris déjà mentionnée, qui passe, du côté de Fontainebleau, près des hauteurs de la Solle, au Oros-Fouteau (v. ci-dessus), etc. — Le Bas-Bréau est plus rapproché de la stat. de Bois-le-Roi (p. 322; env. 1 h. */4) que de celle de Fontainebleau. — Barhison (hôt. : des Artistes, Siron-Blatrix) n'en est qu'à */4 d'h. à l'O. C'est un rendez-vous d'artistes , mais il n'y a d'intéressant que des souvenirs de divers peintres dans les hôtels.
328 Env.de Par. 19. FONTENAY-AUX-R.
Ce ylllage est desservi plusieurs fois le jour par une correspond, de Helun (v. Tlndicateur) ; trajet en 1 h. V4; prix, 1 fr.
Comme endroits renommés dans la partie S. de la forêt, il y a le rocher d'Avon, près du parc du palais, entre la route de Moret et le chemin de Marlotte ; la gorge aux Loupa et le Long-Bocher, vers l'extrémité de la forêt. — Marlotte (hôt. Mallet), à env. y^ d'h. de là et 9 kil. de Fontainebleau, est un rendez-Tous de peintres comme Barbison (v. ci-dessus), desservi par la stat. de Montigny, à V4 d'h. à TE. (ligne de Montargis), d'où l'on peut revenir à Fontainebleau par Moret. Pour cette ville, v. le Centre de la France, par Baedeker.