‹ Paris et ses environs (volume 2)Chapitre 86 sur 112 · II. De Soeaux dans la rallée d« la Bièvre (YeriailleB · texte numérisé non relu

II. De Soeaux dans la rallée d« la Bièvre (YeriailleB

A. Tta 1« bois d« yerrièrM. — On va souvent au bois de Verrières à cheval, et alors on monte, de Robinson, par la hauteur dont il vient d'être question, où il y a un bout de chemin monotone et exposé au soleil. Le vrai promeneur ira de préférence à pied, par le chemin du bas, traversera le bois pour descendre dans la vallée, et reviendra par le chemin de fer, ou vice versa.

Le chemin du bas , au S. de Robinson , est très agréable. On est par là en 10 min. au hameau d^Aulnay, où Chateaubriand avait une maison de campagne. Ensuite on traverse une anc. avenue de Sceaux et l'on appuie à g. pour aller à Châtenay (1200 hab.), où Ton arrive en Vt h. Selon certains historiens , Voltaire serait né à Châtenay. La route de Versailles k Choisy-le-Roi, de l'autre côté du village , descend à g. vers la halte de Berny (2 kil. ; v. ci-dessous) et monte à dr. au bols de Verrières.

Le BOI8 ou Buisson de VEsmàass couvre un petit plateau dominant la vallée de la Bièvre à l'E. et au S., ce qui fait qu'on y a construit dans ces derniers temps six redoutes. Il n'est pas très étendu, sa plus grande longueur, de Châtenay à Bièvre, n'étant que de 3 kil. ^f^. On a tout autour de beaux points de vue. Les cavaliers passent ordinairement à 3f oZa&r^^ endroit où il y a une auberge et une ferme, au bord de la route, à env. 2 kil. de Châtenay, et ils se dirigent de là vers VObélisque, rond-point où aboutissent les principales avenues et où il n'y a pas d'obélisque, mais un beau tilleul. Les piétons y arrivent directement, en montant de Châtenay, par la route d'Igny, à g. vers le haut. En continuant tout droit au delà du rond-point, on arrive à l'extrémité du plateau en face de la plus belle partie de la vallëe. Belle vue aussi de l'autre côté sur un vallon où sont les restes de Vabbaye aux Bois. Dans le bas , du côté opposé à Châtenay ou à dr. de la route d'Igny, se trouve Bièvre, où l'on arrive dans la vallée (v. p. 332).

B. Par le ohemin de fer. — Suite de la ligae de Limours à partir de Bourg -la -Reine, qui n>st qu'à 1 kil. Va de Sceaux par la route. 8 kil. jusqiTà Mass^-Palatseau et de là 15 kil. jusqu'à Versailles. Trajet direct en 1 h. 10 à 1 h. 36. Prix: 2 fr. 95, 2 fr. 20, 1 fr. 65.

Bourg -la 'Reine , v. p. 330. Ensuite un petit tunnel. -- 2 kil. Berny, où il y a un champ de courses. — 4 kil. Antony (1900 hab.). A dr. , des vignes et le bois de Verrières , qui ofiEre un beau coup d'œil. — 7 kil. Massy. — 8 kil. Massy-Pdlaiseau, où l'on rejoint la ligne de Grande-Ceinture. — Ligne de Limours, v. p. 332.

Db HA8ST-PALAI8BA.U A Yalshtoh : 18 kil., trouçou jpeu intéressant de la Grande-Ceinture , desservant WUsous et Runffis (p. 329) , Orly et Villeneuve-lt-IMj et croisant ensuite la ligne d^Orléans , la Seine et la ligne de Lyon. Valenton est une halte près de cette ligne, oh le tronçon se raccorde avec la partie de la Orande-Geinture venant par Ghampigny (p. 209) et Suey-Bonneuil (p. 209^ 4 kil.) à Villeneuve-St> Georges, 3 kil. au S. de la même halte (v. p. 320).

De Masst-Palaisbau a Juvisy (Villeneuve-St-Georges) : 14 kl].; Vsb. ; 1 fr. 85, 1 fr. 35, 95 c. — 3 kil. Champlan. — 5 kil. Lùngjumeau, petite ville industrielle, avec une église des xii^etives. — 12 kil. Savigny-iur-Orçty localité qui a un beau château des xv® et xviii^ s. et où Ton rejoint la

332 Env, de Par, 19. BIEVRE.

ligne d'Orléans. — 14 kil. Juvisp^ aussi sur cette ligne, d'où celle de Grande - Oeinture se dirige vers Villeneuve-St-Oeorçeê (7 kil. ; v. p. 330).

La vall/e de la Bièvre , au delà du plateau de Y errièTes , est parcourue dans sa plus belle partie par le chemin de fer de Grande- €einture. Elle n'est pas large , et la rivière est insignifiante , mais elle est tapissée de prairies et bordée de bois d'une grande fraîcheur. Le bois de Verrières présente surtout, à dr., un très beau coup d'oeil. — 5 kil. Bièvre, qui s'étage d'une façon très pittoresque, sur le versant d'un autre plateau, au N.-O. du premier. Belle vue aussi de ce plateau. A g. de la vallée, les hauteurs où sont les étangs de Saclay, du Trou -Salé, etc., qui alimentent les pièces d'eau de Versailles, et où il y a également de nouveaux forts. — 7 kil. Vau~ boyen. — 9 kil. Jouy-en-Josas, La voie tourne plus loin à dr., monte par un haut remblai dans la direction de Versailles et laisse «percevoir à g. V aqueduc de Bue, qui mène à Versailles les eaux des étangs situés entre les vallées de la Bièvre et de l'Yvette. Il a 488 m. de long et 22 m. de haut. C'est une belle construction en pierre, de 1686, sur un remblai où passe une route. — Le chemin de fer rejoint ensuite la ligne de Bretagne. — 15 kil. Versailles, gare des Chantiers (p. 279).

m. Be la vallée de la Bièvre dans la vallée de l'Yvette.

16 kil. de chemin de fer de Hassy - Palaiseau à SURenm-lU-Cluwrettèê^ suite de la ligne de Paris par Bourg -la-Reine (p. 390) \ trajet en 40 à 50 min.; prix: 2 fr. 05, 1 fr. 55, 1 fr. 15. — 2 kil. Va de bonne route de là à Ghevreuse, puis 4 kil. 1/2 jusqu'à Damplerre, l'un et Tautre desservis par des voitures publiques (v. ci-dessous), et cnv. 5 kil. de Dampierre aux Vaux-de-Cernay.

Si l'on ne veut pas trop marcher à pied et se contenter des voitures publiques, arriver à St-Remy par le train qui part de Paris à midi, prendre « l'arrivée la voiture de Chevretue^ visiter immédiatement les ruines, repartir à 4 h. par la correspondance du chemin de fer de l'Ouest , qui va à la stat. de La verrière (ligne de Paris à Chartres) , en descendre à Dampiêrrêy continuer la promenade à pied jusqu'aux Vaux - de - Cemay (5 kil.) et revenir à Dampierre, d*où l'omnibus part vers 9 h. Vs POur la stat. de St-Remy, en correspondance avec le dernier train pour Paris. Correspondance pour Chevreuse, 90c.; pour Dampierre, 70c. — Il faut des autorisations pour visiter le château de Dampierre et les ruines des Vaux-de-Cernay (v. p. 334).

Massy-Palaiseau, v. p. 331. — 2 kil. Palaiseau, bourg d'origine ancienne, qui a dû son nom à un palais royal («palatiolum») maintenant détruit. On y voit, place de la mairie, une statue de Barra, bronze par Lefeuvre. Barra fut un jeune volontaire, de 13 ans, mis â mort par les Vendéens en 1793. A dr. de la voie, un nouveau fort. — On tourne ensuite dans la jolie vallée de l'Yvette, qui est bordée de collines boisées. — 8 kil. Orsay , gros village bien situé, à g. — 11 kil. Oif. — On aperçoit déjà avant la stat. suivante, à dr., les ruines de Chevreuse. — 16 kil. St-Remy-lès- Chevreuse, d'où l'on visite Chevreuse , Dampierre et les Vaux-de-Cemay.

Le chemin de fer tourne ici au S. et quitte la vallée de l'Yvette, en montant encore dans un joli vallon Jusqu'à Boullay-les-Troux (5 kil.).

CHEVREUSE. Env. de Par. 19. 333

EsfiiUe il pareourt une petite plaine et il atteint Limeurs (4 kil.), sa dernière station, qui n'eat qu^nn groa village, sans intérêt pour le touriste.

La route traverse le village de St-Remy et l'Yvette et tourne ensuite 4 g. Il y a pour les piétons un chemin plus court et plus agréable, qui prend à g. le long du chemin de fer, passe au châUau de Cùurhetin, puis dans une prairie, en vue des ruines de Chevreuse.

CheyreoM {hôt. du Orand^Courrier , rue de la Mairie, 23) est une toute petite ville , assez mal bâtie et en elle-même à peu près sans intérêt, mais connue comme chef-lieu d*une baronnie, puis d'un duché , dont les titulaires se sont distingués sur les champs de bataille , dans les intrigues de cour ou par leur science.

Les ruines du château ont aussi par elles-mêmes peu d'importance , mais elles donnent de loin à la ville et à la vallée un aspect très pittoresque. Elles s'élèvent à plus de 80 m. au-dessus de la ville , à l'extrémité d'un petit plateau où l'on n'arrive directement que par de mauvais sentiers sablonneux. Ces ruines se composent surtout d'une construction massive en pierre meulière, l'ancien donjon , et de deux tours en pierre de taille , par conséquent plus remarquables, mais presque entièrement recouvertes de lierre, la seconde , plus petite , derrière celle qui se voit du bas et de la terrasse. L'intérieur offre peu de curiosité. On a une belle vue de la terrasse sur la vallée, dans la direction de Dampierre, à l'E.

h'/glUe, du même côté, n'a rien de remarquable à l'extérieur, parce qu'elle est bâtie en meulières, comme bien d'autres édifices de la contrée, mais elle est assez belle à l'intérieur et décorée de peintures murales d'une certaine valeur, par M. de Courbetin. En face du portail, qui est au S., se voient quelques restes d'un prieure', transformés en magasin , surtout un portail romano-ogival.

La route de Chevreuse à Dampierre offre aussi de beaux coups d'œil , mais n'est pas assez agréable pour être parcourue à pied durant les chaleurs. Il «n'y en a qu'une petite partie à l'ombre. Elle passe à dr. au pied de coteaux boisés , et on aperçoit sur les hauteurs de l'autre côté le château de Bevillers, une belle construction moderne. Plus loin , à g. près de la route , le château de Mauvière, du xviii® s. On tourne ensuite à dr., on suit un long mur qui cache le château de Becquencourt, et on arrive a Dampierre après un moulin sur l'Yvette.

Dampierre (hôt de l'Yvette; voit., v. p. 332) est un village connu par son magnifique *château de la famille ducale de Luynes, alliée à celle de Chevreuse et illustrée de nos Jours par l'archéologue dont on voit la riche collection à la Bibliothèque Nationale de Paris (p. 181). Ce château, bâti surtout par J.-H. Mansart, au xvii® s., et restauré par Duban en 1840, est une construction monumentale en briques et en pierre , située entre une belle cour d'honneur et un vaste parc , mais dans un vallon où la vue est masquée par les hauteurs voisines. On peut visiter l'intérieur du château et le parc le vendredi , de 1 h. à 5 h., avec une autorisation qu'il faut de-

334 Env. de Par, 19. CERNAT.

mander par écrit à Mme la duchesse de Luynes, en été aa château, avant le mois de juillet à Paris, cité de Yarenne, 51. Une curiosité parmi les œuvres d'art qui y restent est une Minerve de Simart, en ivoire, or et argent, reproduction au quart de la Minerve colossale du Parthénon. On y voit aussi la célèbre Pénélope endormie de Gavelier et une statue en argent de Louis XIII, par Rude. — Utglièe, un peu plus loin , renferme , dans une chapelle à g. du chœur , le caveau des ducs de Luynes, avec un monument moderne.

C'est du coté de l'église qu'on prend pour aller aux Yaux-de- Cernay. On remonte tout droit au S. le vallon du ruisseau du même nom , par une route que l'on quitte à moins de 2 kil. , pour continuer encore tout droit, en passant au hameau de Oame$. Le chemin aboutit ensuite , au moulin des Bocher$, à une route où les voitures tournent à g., puis à dr., non loin de Cernay-la-Yille (v. ci-dessous) , pour suivre l'autre côté de la vallée. Il y a au contraire pour les piétons un sentier plus agréable et plus court au bord de l'eau , entre des rochers et passant encore à deux moulins. Ensuite vient le long étang de Cemay^ et env. V4 d'h. plus loin se trouvent les Yaux-de-Cemay f hameau dans un site pittoresque, connu par son anc. abbaye.

Vahhaye des Vaux-de-Cemay , près de l'étang, fut fondée en 1128, et la partie la plus curieuse dans ses ruines ce sont celles de l'église , du style roman, surtout le portail et le bas côté S. , qui est encore voûté. Elles appartiennent à la baronne Nathaniel de Rothschild, qui a transformé à son usage d'autres bâtiments mieux conservés, mais plus simples, et les visiteurs n'y sont admis qu'avec son autorisation (Paris, rue du Faub.-St-Honoré, 33). Les dépendances comprennent deux parcs.

Ctmav'-la- Ville (hôt. Hargat), oh conduit à TE. ou à Topposé des Yaux la route de voitures que rejoint celle de Dampierre (y. p. 33S)^ est un village^ fréquenté par les peintres , comme Barbison et Mariette près de la forêt de Fontainebleau. L*hôtel a aussi une salle curieusement décorée par les artistes. On ferait un détour de près de S kiL en retournant par là à Dampierre.

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