IX. Cirques. Spectacles divers. Cafésconcerts. Bals publics
Cirques. — Nouveau-Cirque, rue St-Honoré, 251 (pl.R. 18 ; //), avec une piste qui se convertit instantanément en piscine pour spectacles nautiques. Prix: 5, 3 et 2 fr.; à 2 fr., ce sont des places de promenoir (debout).
Cirque d'Hiver (pi. R. 27; ///), boul. des Filles-du-Calvaire. Représentations d'oct. à avril. Prix: 2 fr., 1 fr. et 50 c. Jour préféré, le samedi (abonnements).
Cirque Medrano ou Boum- Boum (pi. B. 20), boul. Rochechouart, 63 ; 4 fr. à 50 c. ; dim. et fêtes, 5 fr. à 75 c.
Hippo -Palace, un hippodrome, au boul. de Clichy, près du cimetière Montmartre (pi. B. 17).
Spectacles divers. REN8EIGX. PRATIQUES. 39
Spectacles divers. — - Les Folies-Bergère, rue Eieher, 53 (pi. B. 21; ///), sont un local très fréquenté, moitié théâtre, moitié café-concert. Ou y fume et l'on s'y promène dans le pourtour. La société y est des plus mêlées. Promenoir, 3 fr. ; fauteuils, 4 à 7. — Th. Marigny, carré des Champs-Elysées, côté droit. — Autres établissements du même genre :rOZi/wjpia (pl.E.18;/7)jboul.des Capucines, 26 (fauteuil d'orchestre 6 fr., 7 en location, promenoir 3 fr. le s., 2 en matinée, 2<? galerie 2 fr.); le Casino de Paris (pi. B. 18; V. p. 216), rue Blanche, 15, et rue de Clichy, 16 (5 à 2 fr., 3 les mercr. et sam.), et, jusqu'à un certain point, divers cafés-concerts (v. ci-dessous). Pour le Moulin-Rouge, entièrement transformé en 1903, V. p. 40.
Les PANORAMAS, naguère nombreux, tendent à disparaître. Il n'en reste que les deux panoramas religieux de Montmartre (v. p. 219). — Photorama Lumière, rue de Clichy, 18 (vues panoramiques du monde entier; de 2 h. Vg à 6 h. et de 8 h. 1/2 à 11 h.).
Le MUSÉE Grévin, créé par le célèbre dessinateur de ce nom, boul. Montmartre, 10, à côté du passage Jouffroy, est une galerie de figures représentant des personnages illustres, des scènes de toute sorte, historiques et d'actualité, ouverte de 1 h. à 11 h. du soir. Il y a une salle de théâtre (comédies, vaudevilles, opérettes; prix: matinées, 1 fr. ; soirées, 2 fr.). Dans le sous-sol, une reconstitution du cachot de Marie- Antoinette à la Conciergerie (p. 269) et des scènes de la Révolution, ainsi qu'une salle pour projections lumineuses (cinématographe). Concert de 3 h. à 6 h. et de 8 à 10 ^Z^.
Dans le même genre, le musée de la Porte-St-Denis, boul. St- Denis, 8 (50 c), et le Nouveau Musée, boul. St-Martin, 14 (50 c).
Phonographes: Salon du Phonographe (Pathé), boul. des Italiens, 26 et rue de Richelieu, 98 (magasin) ; Columbia, boid. des Italiens, 34. — Théâtrophone, v. p. 37.
Cafés- concerts. — Ces cafés, où les consommations et les chants sont de qualité secondaires et qui donnent encore de petites représentations, sont nombreux et de genres très variés. Il suffira de mentionner les principaux. L'entrée libre, à certains cafés-concerts, n'est qu'ime ruse pour attirer le public, car on est obligé de prendre au moins une consommation, qui coûte, selon la place, de 5 fr. à 75 c. et qui est généralement médiocre. Les plus fréquentés, en été, sont aux Champs-Elysées: le café-concert des Ambassadeurs, le premier à dr. ; VAlcazar d'Eté, le second ; le Jardin de Paris (pi. R. 15; 77), à g., couvert en cas de pluie (entrée, 5 fr. ; les dim. et fêtes à 2 h. Y21 1 ^^^')- ^n hiver, quelques-uns aussi en été: la Scala (pi. R. 24; 777), boul. de Strasbourg, 13, avec salle à ciel ouvert en été (places, 6 fr. à 1 fr.) ; V Eldorado, presque en face, n" 4; Parisiana, boul. Poissonnière, 27 (6à2fr.); le Concert Parisien, rue de l'Echiquier, en face de la rue Mazagran, et rue du Faubourg- St-Denis, 37 (3 fr. à 50 c); le Petit-Casino, boul. Montmartre, 12
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(1 fr. 50 et 1 fr., avec une consommation); Ba-ta-eîan, boul. Voltaire, 50 (4 fr. à 75 c); Trianon, v. p. 37; la Cigale (pi. B. 20), boul. Roche chouart, 122, en face du cirque Medrano (5 fr. à 75 c); Concerts Bouges, rue de Tuurnuu, 6; la Fourmi (pi. B. 23), boul. Barbes, 10; la Côte d'Azur, boul. de Clichy, 75; Concert Européen, rue Biot, 5; Concert de V Époque, boul. Beaumarchais, 10; théâtreconcert du Moulin-Rouge (pi. B. 17), pi. Blanche (à dr. de la stat. du Métro.), revues, quadrilles réalistes, etc.; théâtre-concert de la Gh'ande Roue (v. p. 41), en été dans les jardins, en hiver dans la salle de théâtre, la Gaîté-Rochechouart (pi. B. 23), boulevard de ce nom, 15; la Pépinière,. rut de ce nom, 9, près de la gare St-Lazare, fréquenté surtout par les gens de maison (2 fr. 50 à 80 c), etc. — Voir encore plus loin aux bals.
Cabarets artistiques. — Ces curieux établissements sont intermédiaires entre les cafés-brasseries et les cafés-concerts. Ils ne sont que pour les hommes qui cherchent à s'amuser, le soir et la nuit, sans autre souci que le plaisir. Leur origine remonte au fameux cabaret du Chat- Noir, fondé eu 1882 par Rodolphe Salis, fréquenté alors par les célébrités des lettres et des arts et qui n'existe plus. La plupart sont à Montmartre («la Butte»): rue Pigalle, 58, le Iréfeau de Tabarin (boîte àFursy: chansons politiques); avenue Trudaine, 28, V Ane Rouge; rue de Douai, 42, la Boulotte; boul. Rochechouart, 108, cabaret de la Veine; boul. St-Gî-ermain, 119, caveau du Cercle; boul. de Clichy, 36, cabaret des Arts; 75, Eugène Buffet (revue); 62, cabaret des Quat'z-Arts; boul. Rochechouart. 84, cabaret Aristide-Bruant, où l'on est reçu par des farces plus ou moins spirituelles, des injures, etc.; rue Champollion, 7, les Noctambules (fréquenté par les étridiants), etc. Puis, au dernier rang, les cabarets illusionnistes: boul. de Clichy, 53, cabaret de V Enfer et cab. dti Ciel; 34, cabaret du Néant, etc.
Bals publies. — Durant le carnaval ont lieu des hais marqués publics, dont les plus curieux sont les hais de V Opéra, une excentricité parisienne. Il y en a 4, 3 du mois de janvier au mardi-gras et 1 à la mi-carême. Ils commencent à minuit et durent jusqu'au jour. Entrée: un cavalier, 20 fr.; une dame, 10 fr. Les hommes doivent être travestis ou en costume de bal, les dames n'y vont que masquées. Pour des étrangers en compagnie de dames, qui veulent seulement voir le bal , le mieux est de prendre une loge. — Bals masqués aussi ou «redoutes » durant le carnaval, à V Olympia (p. 39), au Casino de Paris (p. 39), etc. ; prix divers (v. les affiches).
Les hais publics ordinaires, moins nombreux qu'autrefois, sont encore des particularités de Paris. Il est bien entendu que tout le monde n'y peut aller. Le principal sur la rive dr. est le MouJin de la Galette, rue Lepic, 71 (les jeudi, sam. et dim.). Viennent ensuite le hal Bullier (p. 337), sur la rive g., carrefour de l'Observatoire, 9 (pi. G. 19), fameux comme bal d'étudiants (1 et 2 fr. selon le jour; les jeudi, sam. et dim.; aussi des concerts); la Salle Wagram, avenue de ce nom, 39^>8, près de l'arc de triomphe (1 fr.; les mardi et jeudi), etc.
Au mardi-gras et le jeudi df la mi-carême, les jeunes parisiens et parisiennes se bombardent avec des «confetti» (petits disques de papier
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de couleur). — A la fôte du 14 juillet (anniversaire de la prise de la Bastille, p. 181), il y a des bals aux carrefours des rues pendant trois nuits de suite (du 12 au 14) et un feu d'artitice qu'on voit bien de Montmartre (p. 218).
Grrande Roue de Paris : de 1 h. à minuit l'été et de 1 h. à 6 h. l'hiver: ascension 1 fr. la sem., 50 c. les dim. (v. p. 40).