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MîMce. ST-GERMAIN-EN-L. Env, dePar J7. 263
de moulages), destinée à montrer les progrès de la civilisation dans la Gaxde, depuis les temps les plus recules jusqu'à l'époque des Carlovingiens. Il est très bien classé , et des étiquettes y mettent ces antiquités à la portée de toutes les intelligences. Entrée publique, le dimanche, de 10b. ^/^ à 4h., les mardi et jeudi, de 11 b. Vt à4h. en hiver et 5 b. en été. Les étrangers peuvent aussi le visiter les autres jours, sauf le lundi , avec une autorisation. — On remarque déjà à g. dans le fossé , qui doit faire partie du musée , un dolmen découvert à Conflans-Ste-Honorine (Seine-et-Oise).
Bsz-DE-cHAUSSÉs. — Salles B et S, à g. de rentrée principale: moulages de bas-reliefs et des médaillons de 1 are de Constantin à Borne (ils ont appartenu d'abord à un monument de Trajan); modèles de machines de guerre romaines, pirogues antiques, etc. — Salles A, B, C et D, à dr. de rentrée : moulages des bas-reliefs de Tare d'Orange et du tombeau des Jules, à St-Bemy, près d'Arles. Dans la salle B aussi un médaillon d'une mosaïque trouvée a Autun en 1830, Bellérophon vainqueur de la Chimère. Il y a encore ici deux salles à ouvrir. ' — On revient à l'entrée pour monter par un bel escalier en brique et en pierre. 17ous passons d'abord l'entresol.
I®' ETAGE. Salles I-III, à dr. en arrivant, époque antéhistorique. Salle I: silex travaillés, associés à des ossements d'animaux d'espèces éteintes et d'espèces émigrées. On remarquera surtout, au milieu, des moulages de têtes de rhinocéros, de tigre et de grand ours des cavernes (rhinocéros tichorinus, felis spelœa, ursusspeleeus), d'uru0(bos primigeniua), de grand cerf (megaceros hibernicus); une défense et des molaires de mammouth (elephas primigenius) , etc. — Salle JI: dolmens et menhirs exécutés au 20® de la grandeur réelle ; &ge de la pierre polie , pierres et os travaillés; tableau représentant les allées de Carnac, en Bretagne, -r Salle III: tumulus-dolmen de Gav'rinis, aussi en Bretagne, et moulages des dessins énigmatiques de ce monument. A g. de la cheminée, une collection remarquable de pointes de flèches en silex.
A la suite de cette salle vient la galerie de Mars ou salle des Fêtes, qui occupe toute la hauteur du premier et du second étage. ^BUe n'est pas encore restaurée. On y a déposé des objets qui doivent être placés plus tard dans d'autres salles, et 1 installation n'en est par conséquent que provisoire. Ifous mentionnerons surtout une riche collection de céramique gallo-romaine, des armures et des armes de diverses provenances, quantité d'objets en fer et en bronze, etc., même des objets de pays étrangers, destinés à une galerie d'antiquités comparées. Vers le milieu du côte gauche, un tombeau antérieur à la fondation de Borne, trouvé en Italie en 1873.
lie :ixAO£. — Bevenus à la salle III, nous montons par un petit escalier à côté de la galerie de Mars, et nous commençons la visite du second étage à l'extrémité du côté de l'église. —A g., dans la tourelle, une salle non numérotée, dite le trésor. Elle renferme surtout ime très riche collection de monnaies gauloises , gallo-romaines et mérovingiennes , des bijoux, des vases, etc. Entre les fenêtres, des ex-voto en argent trouvés à Vichy. — Salle IV: époque des habitations lacustres, &ge de la pierre, silex polis, os travaillés et polis, objets en bois, vases. A la 2® fenêtre à dr. : pain , graines , fruits , tissus des stations lacustres du lac de Constance. — Seule V: objets divers de l'âge de bronze, en particulier, dans la vitrine du milieu, un millier de pièces diverses trouvées à Lamaud (Jura), dans un magasin souterrain. — Salle VI: antiquités gauloises de toute espèce, des temps préhistoriques jusqu'à l'âge de bronze, depuis des objets de parure jusqu'aux objets les plus vulgaires, en fer, en bronze, et même en or (fae-simile), provenant surtout de cimetières. Puis encore de grands vases en bronze, etc. — - Salle VII ^ de l'autre côté de l'escalier, suite des antiquités gauloises: bracelets, ûbules, torques, ceintures,, anneaux et vases en bronze •, armes et couteaux en fer, etc. — Salle VlIIy rien de saillant. Les salles IX à XII ne sont pas encore ouvertes. La IX® doit renfermer des tombeaux gaulois.
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le' Atage (suite). — Salle XITI: gaerre des Gaules. A g., un 8ôld»t ronain armé du pilnm; au milieu, un grand plan relief d'Alise (Alésia) et du siège de cette ville par César ^ puis divers modèles des travaux de siège, des objets trouvés dans les fouilles d'Alise, surtout, dans la vitrine derrière le plan, un magnifique ♦vase en argent. — SeUle XIV: céramique blanche. — S^IU XV ^ suite de la céramique: riche collection de verres, 3rase8, statuettes, fibules et autres oMets en bronze. Il reste aussi plusieurs salles à ouvrir de ce côté (XVI, XXVI et XXVII).
Emtsbsol. — Les salles commencent à T extrémité du côté de l^église. BêM% XVII: bornes milliaires et inscriptions géographiques de la Gaule.
— Salle XVIII: inscriptions celtiques et romaines» eippes, etc. — Salle XIX: mythologie gauloise \ autels, plusieurs originaux dans le couloir du fond.
— Salles XZet XXI^ de Tautre côté de Tesealier : sculptures relatives aux légions romaines en Gaule. Aux piliers et dans le couloir, des pierres tombales, des urnes funéraires, un tombeau. — Salle XXII: inscriptions.
— Salle jCXIII: Sculptures relatives aux costumes et aux arts et métiers dans la Gaule. — Les autres salles (xxiv et xxv) seront ouvertes plus tard.
L'église de St-6ermain , vis-à-vis du château, n'a rien de bien curieux. Elle renferme, à dr. de l'entrée, un petit monument érigé i Jacques II Stuart , qui habita St-Germain et y mourut en 1702.
A dr. de la façade du château, une statue de Thiers, en bronze, par Mercié. Thiers est mort à St-Germain, le 3 sept. 1877.
Ce qui donne un grand charme à St-Germain , c'est sa terrasse et sa forêt. La "'tebba.ssb, longue de 2400 m., s'étend à une grande hauteur au-dessus de la Seine , sur le versant oriental de la colline M le long de la forêt. Elle commande une vue superbe sur les rives sinueuses du fleuve et la vaste plaine si animée qu'il baigne. Le second plan ressemble à un immense parc rempli de maisons de campagne. Le village le plus rapproché est le Pecq; ensuite celui du Yésinet; plus loin encore, à l'horizon, Montmartre; sur la dr., le Mont-Yalérien, qui cache le reste de Paris; à dr., sur la hauteur, l'aqueduc de Marly (p. 259); à g., au-dessus du coin du parc du Yésinet, le clocher et la cathédrale de St- Denis, à peine percep* tibles ; plus près sur les coteaux , Montmorency, etc.
La FoaâT occupe presque toute entière une sorte de presqu^île formée par un des méandres de la Seine, et mesure env. 10 kii. du S.-O. au N.-E. sur 4 à 7 du S.-E. au N.-O., soit près de 4400 hect. de superficie. Elle se distingue en outre par sa beauté, le soin avec lequel elle est entretenue et ses promenades admirablement ombragées. En suivant l'avenue principale, on y rencontre, à SkiL, une maison de campagne appelée les Loges, construite par ordre d'Anne d'Autriche, femme de Louis XIII, et transformée en maison d'éducation pour les filles de membres de la Légion d'honneur (v. p. 269) : elle est fermée au public. Près de cette maison a lieu la joyeuse fête des Loges, qui commence le dimanche après le 30 août et dure trois jours. La partie la plus fréquentée de la forêt est en deçà des Loges , à dr. de la route qui y conduit. La route de Pontoise , du même côté , conduit en 1 h. à la station d'Aékères (v. cidessons) , et elle croise à mi-chemin celle de Poissy à Maisons, qui mène en V4 d'h. à ce village, situé à dr. (v. ci-dessous). Belle vue à la sortie de la forêt.
ST-T DENIS. JEnv. de Par, 18. 265
De Si-Germain à YenaiUM^ par la Grande-Ceinture, ▼. p. 357.
Db St-Gbbmaxh a Maison» > sur «SniirB (Argenteuil) : il kil. par la Grande -Geintuve, 8/4 d'h.; 2fr.Ô5, 1 fir.^, 1 fr. 16. Cette partie de la nouvelle ligne fait un immense eircaii dans la forêt. '— 4 kil. Bt-Germain- Orande-GtkUmrt (p. 257).
8 kil. VoiMy 0^*- ^ M9um), ville de 6600 hab., aor la rive g. de la Seine et la ligne de Paris à Rouen (v. le Nwé de la France^ par Bœdeker). La Grande-Ceinture a sa gare spéciale, au-dessus de la ville, à Topposé de celle de l'autre ligne. C'est près de eette dernière que se trouve YiglUe^ beau monument du style de transition (xii^ s.), avec une tour à Textrémité O. de la nef et une antre sut la eroisée. Poissy a vu naître Si Louis et est connu par le colloque de 1661^ entre les catholiques et les protestants, qui n'aboutit qu'à une profession de foi ambiguë condamnée par la Sorboime.
13 kil. Ae1^r4$y stat. à i/s b. d« village de ce nom, près du champ dt C9une» dit de St-Germain, Ligne de Dieppe par Poatoisé (p. 379) et Gi* sors, V. le Nord de la France, par Btedeker. On suit élci la ligne de l'Ouest jusqu'après la Seine,
17 kil. JCaisona-snr-Seiney dit auparavant Maiwna-hafjitte , village qui a un magnifique château construit au xvii^ s. par ^r. Mansart , pour le surintendant des finances René de Longuefl. Il était digne dNin prince, avec son vaste pare aux arbres séculaires ^ tboibàs il a perdu beaiuoup et il est fort négligé depuis que le banquier Laffltte a morcelé ce pare, dans lequel on a élevé quantité de belles villas. Maisons est un s^our agréable et aux promenades charmantes, préféré surtout par la haute finance de Paris. Il y a un champ de amrêeê au delà du château, sur ie bord de la Seine. En face, sur la rive dr., est Sartrouville , dans un site pittoresque. — La ligne de Grande-Ceinture tourne plus loin à g. veraArgenteuil (10 kil. ; p. 273).