gauche
h. y heure.
hab.y habitants.
kil. t kilomètres, m., mètre ou mort en . .
min.y minutes.
J».« page.
pl. % plan.
siècle.
«.» voir.
voit.% voiture.
L'astérisque (*) a pour but de désigner les choses particulièrement dignes d'attention et les hôtels, restaurants, etc., relativement recommaudables.
INTRODUCTION
A . Saison et fraie de voyage.
Saison. — Paris se visite en tout temps , mais moins en hiver que dans les autres saisons. Il n'est toutefois pas non plus très agréable au cœur de l'été. La longueur des jours est sans doute alors favorable à la visite des curiosités qui appellent d'un bout de la ville à l'autre, mais la chaleur y est souvent accablante. En outre la ville n'a plus alors tout à fait son caractère habituel; les Parisiens qui peuvent s'absenter sont pour la plupart à la campagne, aux eaux , aux bains de mer ou en voyage. On y est aussi alors privé de bien des distractions des autres saisons ; les théâtres, par ex., sont presque tous fermés, et il y fait du reste bien trop chaud. L'hiver est sans doute rarement très froid à Paris, mais les jours sont trop courts. Restent donc le printemps et l'automne, et, si on le peut, 11 y a encore lieu de donner la préférence au printemps, par la raison déjà que Paris ne reprend son animation qu'assez tard en automne , et que c'est la saison des pluies, préludes de l'hiver.
Frais de voyage. — Le chapitre des renseignements généraux donnera une idée des frais que Ton peut faire à Paris. En temps ordinaire, 10 fr. environ peuvent suffire pour couvrir la dépense journalière ; mais il est très facile de dépenser 50 fr. et même beaucoup plus par jour. Pour les étrangers surtout, et vu les mille occasions qui se présentent de faire des dépenses, Paris peut être une ville très chère. Il sera bon d'emporter, outre son budget largement caleulé, quelques centaines de francs de plus ou davantage, si l'on
doit rapporter des cadeaux.
11 est bon d'avoir toujours de la petite monnaie, les çens a pourboires n'ayant jamais de quoi rendre, les employés des musées souvent aussi quand on aehète des catalogues.
B. Chemina de fer, passeport, douane et octroi.
Chemine de fer. — L'organisation des chemins de fer est à peu près la même en France que dans les autres pays. On devra surtout noter que les trains vont toujours à gauche et que par conséquent on monte et on descend à g.; que lorsqu'une gare a un côté du départ et un côté de l'arrivée, le premier est à g. pour celui qui part, comme le second pour celui qui arrive. Les compagnies du Nord. de VE$t, de V Ouest, Orléans et de Paris-Lyon- Méditerranée et même le réseau de Y Etat , ont leurs têtes de lignes à Paris. Pour leurs gares, v. p. 20. Descriptions des lignes en dehors de la banlieue de Paris, v. nos guides pour la France.
Les prix des places sont calculés à raison de 11 c. 20 par kilo m. pour la 1** classe, 7 c. 56 pour la 2 e et 4 c. 925 pour la 3 e , avec un minimum de 65 (Etat, 60), 46 et 30 c, pour 6 kilom., ou seulement 35, 25 et 15 c, pour 3 kilom., sur le réseau du Nord. Il y a sur les billets au-dessus de 10 fr. un impôt de 10 c, compté dans les prix
INTRODUCTION
perçus pour ces billets. Les trains rapides et les express iront pas de tarifs plus élevés que les trains omnibus, mais les premiers n'ont qu'une classe et les seconds deux , assez souvent aussi seulement une. De plus ces trains ne prennent pas toujours les voyageurs qui n'ont qu'un petit parcours à effectuer. Les coupés de l re cl. sont confortables, ceux de 2 e cl. souvent assez médiocres. Il y a 8 places dans les premiers et 10 dans les autres. Il y a des compartiments spéciaux pour les dames et d'autres pour les fumeur». On fume bien aussi ailleurs, mais ce n'est que toléré, et, dans tous les cas, il faut que les autres voyageurs y consentent. En France comme ailleurs, il faut se défier en chemin de fer des joueurs (bonneteurs) et des autres chevaliers d'industrie.
Pour les bagages, on a droit au transport gratuit de 30 kilogr. à l'intérieur de la France et seulement 25 si l'on se rend à l'étranger, mais on paie 10 c. pour l'enregistrement Les excédents se paient 40 c. pour 1 à 5 kilogr. jusqu'à 170 kilom. exclusivement, pour 5 à 10 kilogr. jusqu'à 85 kilom., pour 10 à 20 kilogr. jusqu'à 43 kilom., pour 20 à 30 kilogr. jusqu'à 29 kilom. et pour 30 à 40 kilogr. jusqu'à 14 kilom. exclusivement, puis 5 c. par 20, 10, 5, 4, 3 et 2 kilom., selon l'excédent , comme ci-dessus. A partir de 40 kilogr., 4 c. 15 par 10 kilogr. et par kilom. , avec minimum de 6 kilomètres. — Chiens: 30 c. par tête jusqu'à 20 kilom. exclusivement, puis 5 c. par 3 kilom., et 10 c. d'« enregistrement».
La vitesse des trains est de 60 à 76 et même 80 kil. à l'heure pour les rapides, de 40 à 50 pour les directs et de 35 à 45 s'ils sont mixtes.
Il n'y a de buffets qu'aux stations principales, et l'on n'a pas toujours le temps de s'y restaurer ou de s'y rafraîchir tranquillement Pour cette raison , et aussi parce qu'ils sont habituellement chers et souvent médiocres, on fera bien de se munir de provisions ou du moins de s'arranger de façon à ne pas être obligé d'y prendre ses principaux repas. En tout cas, il n'est pas inutile de s'assurer, avant un long trajet , si le train s'arrêtera suffisamment pour permettre de déjeuner ou de dîner en route.
Il y a des wagons-lits sur presque toutes les grandes lignes. La Comp. des Wagons-Lits (p. 21) a aussi des wagons - restaurants sur les lignes de Paris à Calais, Bruxelles, Lille, Nancy, Bel fort, le Havre, Marseille, etc. Prix : déj., 3 fr. 50, 4 et 5 fr.-, dîn., 4 fr. 60, 5, 6 et 7 fr., selon les ligne*, plus le vin, à 1 fr. la 1/2 bout, et 1 fr. 50 la bout., ou la bière, à 1 fr. 2«cl. sur certaines lignes de Normandie : 2 fr. 25 et 3 fr. 50. — Oreiller* et couvertures à louer dans les gares, 1 fr.
On trouvera à peu près tous les renseignements dont on aura besoin dans Y Indicateur des chemins de fer, qui paraît tous les samedis et se vend partout 75 c. Il est assez encombrant, mais meilleur et relativement moins cher que les Livrets Chaix, 5 livrets spéciaux, qui ne paraissent que tous les mois et se vendent séparément 40 c. On détachera de l'Indicateur les feuilles dont on aura besoin, et on laissera le reste dans sa valise ou sa malle. Pour les excursions de Paris, il y a le Livret Chaix des environs de Paris, à 25 c, divisé même en livrets spéciaux à 10 c, pour chaque compagnie de chemins de ier.
INTRODUCTION
Toutes les gaies de Paris et de la France sont à l'heure de
Paris (heure légale) , avec 5 min. de retard à l'intérieur.
Les compagnies délivrent s peu près partout des billets d'aller et retour t avee 90 et 25% de réduction, pour 1, 2 et 3 jours, selon le ehemin de fer et la distanee. Ils sont valables indistinctement pour 3 jours lorsqu'on les prend le samedi ou la veille d'une fête reconnue, et même pour 4 jours si un dimanche et une fête se suivent. On devra se renseigner d'avance; l'Indicateur ne donne pas les détails ni les prix, mais ils se trouvent dans les Livrets. Ces prix sont calculés à raison de 16 c. 8, 12 c. 095 et 7 c. 885 par kilomètre. — Sont considérés eomme jours de fête : le 1 er janvier, le lundi de Pâques, l'Ascension, le lundi de la Pentecôte, le 14 juillet (fête nationale), l'Assomption (15 août), la Toussaint (1 er nov.) et Noël. — Pour les billtU circulaires y voir aussi l'Indicateur.
Il y a dans les gares importantes un bureau de consigne, où les
voyageurs peuvent déposer leurs bagages. 116 reçoivent un bulletin
spécial et paient 5 c. par jour pour chaque colis, sans que la somme
due puisse être inférieure à 10 c. Là où il n'y a pas de consigne,
les employés gardent les effets moyennant un pourboire. On peut
aussi les laisser en gare à l'arrivée; dans ce cas, on conserve le
bulletin qu'on a reçu au départ.
Passeport. — On n'en demande plus , même aux frontières à l'entrée en France, mais comme la prudence conseille d'être porteur d'une pièce de légitimation, on fera bien de s'en procurer un et de l'avoir toujours sur soi. — Déclaration en cas de séjour, v. p. 2.
Douane et octroi. — La visite douanière des bagages a lieu en principe aux gares frontières, et l'on doit y assister. Ceux qui sont enregistrés pour Paris n'y sont toutefois soumis qu'à l'arrivée dans cette ville. Elle est assez rigoureuse, mais les employés sont polis. Leur attention porte particulièrement sur le tabac; les droits sont de 36 fr. par kilogr. sur les cigares et les cigarettes, 25 fr. sur les tabacs du Levant et 10 fr. sur les autres. Les cigares sont tout aussi bons à Paris qu'ailleurs, mais seulement un peu plus chers.
La visite de l'octroi, à l'entrée d'une ville, a surtout pour but de faire payer les taxes sur les denrées alimentaires.
Le mieux est de déclarer d'avance tous les objets passibles de droits ; la visite est alors rapidement terminée.
a Aperçut historiques. • I. Histoire de Franoe.
Rois de lai 1 * race. Mérovingiens. — L'histoire de France proprement dite commence vers la fin du v e s., avec Clovis I er (481-511), rlls de Ohild/ric, roi des Francs Ripuairés de Tournai, qui expulsa les Romains du nord de la Gaule, embrassa le Christianisme et réunit fous les Francs sous sa domination. La dynastie des Mérovingiens, ainsi nommée de Me'rovée, père de Childéric, dégénéra toutefois bien vite. L'Etat franc fut partagé plusieurs fois et il en résulta de longues guerres civiles, puis une rivalité acharnée entré la Fraiice de l'Est bû Austrasie et la France de l'Ouest ou Neustrie. La maison des Pépin, chefs des leudes d'Àustrasie et maires de ce
INTRODUCTION
royaume , puis de celui de Neustrie et de la Bourgogne, eu profita pour s'emparer du pouvoir suprême, après avoir sauvé* le pays à Poitiers en 732, par la défaite des Sarrasins.
Boii de la 2 e race. Carlovingrient. - Pépin le Bref (752-768) fut la souche de la 2 e dynastie. Charlemagnb (768-814), son fils, fonda par ses victoires sur les Arabes, les Lombards, les Saxons, tes Avares, etc., et par son habile administration, un vaste empire qui n'eut malheureusement guère plus de durée que celui de Clovis. Après la mort de son fils, Louis I er , le Débonnaire (814-840). le traité de Verdun (843) consacra le partage entre : Charles II, le Chauve (840-877), qui eut la France; Louis le Germanique, qui fut roi de Germanie, et Lothaire, à qui échurent l'Italie, la Bourgogne et la Lotharingie ou Lorraine. A Charles le Chauve, incapable de défendre le pays contre les incursions des Normands, succédèrent Louis II, le Bègue (877-879), Louis III et Cabloman (879-882), puis Cabloman seul (882-884), princes non moins dépourvus d'énergie, sous lesquels la France fut à son tour morcelée par la féodalité. Chablbs III, le Gros, flls de Louis le Germanique et empereur d'Allemagne, appelé en 884 à prendre la succession de Carloman, laissa le soin de défendre Paris à Eudes, duc de France et comte de Paris, en faveur duquel il fut déposé en 887. Chablbs III, le Simple (898-923), fils de Louis le Bègue, succéda à Eudes et laissa se fonder le duché de Normandie. Les seigneurs le renversèrent pour lui substituer Robert (922-923), frère d'Éudes, puis Raoul (923-936), gendre de Robert. Trois Carlovingiens arrivèrent encore ensuite au pouvoir, Louis IV, d'Outremer (936-954), flls de Charles le Simple; Lothaibe (954-986) et Louis V, le Fainéant (986-987); mais ils furent moins puissants que les ducs de France, Hugues le Grand, flls de Robert, et Hugues Capet.
Rois de la 3 # race. Capétiens. — Hugues Capbt fonde définitivement en 987 la 3 e dynastie, celle des Capétiens , qui fournit à la France pendant huit siècles une suite ininterrompue de souverains, avec lesquels elle va devenir grande et indépendante. — Sous Robbbt II, le Pieux (996-1031), Hbnbi I er (1031-1060) et Philippe I er (1060-1108), la France souffre de guerres féodales et de guerres contre les ducs de Normandie. L'un de ces derniers, Guillaume, fait en 1066 la conquête de l'Angleterre. En 1096 a lieu la l re croisade. — Louis IV, le Gros (1108-1137) favorise l'établissement des communes pour affaiblir la puissance de la noblesse, et il a pour ministre le célèbre Suger , abbé de St-Denis. — Louis VII, le Jeune (1137-1180), a le tort de quitter son royaume pour prendre part à la 2 e croisade (1147) et commet de plus la grande faute de répudier Ele'onore de Guyenne, qui se remarie avec Henri Plantagenet, plus tard roi d'Angleterre sous le nom de Henri II, et qui lui apporte de grandes possessions en France. — Philippe II, Auguste (1180-1223), entreprend la S 9 croisade avec Richard Cceur-de-Lion (1189), attaque à son retour les possessions
INTRODUCTION
anglaises en France, occupe la Normandie , le Maine , l'Anjou, la Touraine et le Poitou, et bat à Bouvines, en Flandre, les armées réunies de l'Angleterre, de la Flandre et de V Allemagne (1214). - Louis VIII , le Lion (1223-1226) , fait de nouvelles conquêtes dans le Midi. - Sous Louis IX ou St Louis (1226-1270), la 7 e et la 8 e croisades. Tune en Egypte, la seconde contre Tunis. — Philippe III, le Hardi (1270-1285), acquiert la Provence par héritage. — Philippe IV, le Bel (1285-1314) , continue la lutte contre l'Angleterre* Défaite de Oourtrai (1302). Victoire de Mons-en- Puelle (1304) et conquête de la Flandre. Embarras financiers, exactions, altération des monnaies, différends avec Boniface VIII, suppression de Tordre des templiers et translation du St- Siège à Avignon» Pouvoir publie substitué aux pouvoirs féodal et ecclésiastique. Etats-Qénéraux assemblés pour la première fois. — Puis Louis X, le Hutin (1314-1316) ou Querelleur. — Philippe V, le Long (1316-1322) et Chables IV, le Bel (1322-1328), sont des administrateurs habiles , mais plus faibles devant la noblesse. Avec Charles IV finit la branche des Capétiens directs.
Maiaon de Valois. - Philippe VI (1328-1350). Victoire de Oaasel sur les Flamands (132S). Commenc. de la guerre de Cent- Ans. contre l'Angleterre (1337-1453), par suite des rivalités et des prétentions résultant du second mariage d'Eléonore de Guyenne (v. ci-dessus). Défaite de Crecy (1346). Edouard III d'Anglet. maître de. Calais.
Jean II, le Bon (1350-1364), est battu et fait prisonnier par les Anglais à Poitiers (1337). Traité de Bretigny (1360), consacrant la perte des pays au S. de la Loire.
Charles V, le Sage (1364-1380). Bataille de Cocherel (1364). Les Anglais sont à peu près expulsés du royaume pari*. duQuesclin.
Chables VI (1380-1422) devient fou en 1392. Victoire de Rosbecque sur les Flamands commandés par Artevelde (1382). Guerre des Armagnacs et des Bourguignons. Les Français sont battus à Axincourt, par les Anglais sous les ordres de Henri V (1415), qui occupe Paris en 1421.
Chables VII (1422-1461). Jeanne d'Are fait lever aux Anglais le siège d'Orléans (1429). Couronnement du roi à Reims , Jeanne brûlée par les Anglais (1431). Ces derniers ne conservent plus guère en France que la ville de Calais.
Louis XI (1461-1483) dissipe la ligue du bien public, qu'il a provoquée par des réformes trop hâtives et trop radicales. Il se montre ensuite plus habile et tous les moyens lui sont bons pour porter le coup mortel à la féodalité. Acquisitions : Bourgogne, Franche-Comté , Artois et Provence. Il fait beaucoup pour l'unité administrative et surtout l'unité territoriale, dès lors assez constituée pour que les rois puissent songer à des conquêtes au dehors.
Chables VIII (1483-1498) épouse Anne de Bretagne, dont le duehé est acquis à la France. Conquête passagère de Naples, sur laquelle il a des droits héréditaires (1495).
INTRODUCTION
Louis XII, le Père du peuple (1498-1515), de la première branche des Valois, conquiert le Milanais, sur lequel il a des droits du chef de son aïeule, s'empare de Naples avec l'aide des Espagnols, se brouille avec ses alliés à l'occasion du partage de cette conquête et est battu par eux sur les bords du Oarigliano (1503). Bayard prend part à cette action. Louis XII provoque la ligue de Cambrai, ayant pour but l'expulsion des Vénitiens du continent italien. Ceux-ci sont battus à Agnadel (1509), mais ils parviennent à rompre la ligue, forment la Ligue Sainte pour chasser les Français d'Italie, et les battent à Ravenne (1512).
François I er (1515-1547), de la seconde branche des Valois, rentre en possession du duché de Milan par la victoire de Marignan (1515). Quatre guerres contre Charles-Quint, à propos de la Bourgogne et du Milanais. Défaite de Pavie, où le roi est fait prisonnier (1525). François I er fait beaucoup pour encourager les arts et embellir Paris. Monarchie de plus en plus absolue.
Henri II (1547-1559) est marié avec Catherine de Médicis. Metz, Toul et Verdun incorporés à la France (1556). Les Anglais totalement expulsés de France (Calais).
François II (1559-1560) est marié à Marie Stuart.
Charles IX (1560-1574) succède à son frère. Régence de Catherine de Médicis. Commencement des guerres de religion. Louis de Condé , Antoine de Navarre et l'amiral Coligny à la téte des huguenots , François de Guise et Charles de Lorraine commandent l'armée catholique. La St- Barthélémy, le 24 août 1572.
Henri III (1574-1589), frère des deux précédents, s'enfuit de Paris révolté, sur le conseil de Catherine de Médicis (m. 1588). Il périt assassiné par le dominicain Jacques Clément.
Xaiaon de Bourbon. — Henri IV (1589-1610) défait d'abord la ligue catholique à Arques (1589), puis a Jvry (1590), se convertit au catholicisme (1593) et prend Paris (1594). Il met ensuite fin aux guerres de religion par Védit de Nantes (1598), répudie la même année sa première femme, Marguerite de Valois, et épouse Marie de Médicis (1600). Il est assassiné en 1610 par Ravaillac. Ministère de Sully. Embellissements considérables dans Paris.
Louis XIII (1610-1643) est un roi faible, sous la régence et la dépendance de sa mère, Marie de Médicis, et des favoris Concini et deLuynes, jusqu'en 1624. Le cardinal de Richelieu (m. 1642) dirige ensuite les affaires de l'Etat. Victoire navale de Ré (1627), sur la flotte anglaise envoyée au secours des huguenots, et prise de la Rochelle (1628). La France prend part à la guerre de Trente- Ans contre l'Autriche. Continuation des embellissements de Paris.
Lodis XIV (1643-1715) monte sur le trône à cinq ans, sous la régence de sa mère, Anne d'Autriche. Ministres: Mazarin (m. 1661), Louvois (m. 1691), Colbert (m. 1683). Généraux: Turenne (m. 1675), Condé {m, 1686), Luxembourg (m. 1695). — Guerre de la Fronde contre la Cour et Mazarin. Défaite des Espagnols à Rocroi
INTRODUCTION
en 1643 } pir Condé (duc d'Enghien). — Turenne bat les Bavarois à Fribourg et à Nœrdlingen (1644). Victoire de Condé sur les Espagnols, à Lens (1648). Paix de Westphalie (1648), reconnaissant à la France la conquête de VAlsace^ moins Strasbourg et Mont* béliard. — Répression de la Fronde. Paix des Pyrénéen avec l'Espagne (1659). Mariage de Louis XIV avec Marie-Thérèse (1660).
— Mort de Mazarin (1661); le roi gouverne lui-même. Après la mort de son beau -père, Philippe IV d'Espagne, il fait valoir ses droits sur les Pays-Bas. Turenne prend une partie des Flandres et le Hainaut (1667) : Charleroi, Tournai, Douai, Lille. Condé occupe la Tranche-Comté. Paix d'Aix-la-Chapelle (1668), par suite de la Triple Alliance. — Invasion des Pays-Bas. Passage du Rhin (1672). Occupation des provinces d'Utrecht et de Gueldre. Victoires de Turenne sur les Impériaux à Sinsheim, Ensisheim, Mulhouse (1674) et Tûrkheim (1675). Mort de Turenne à l'affaire de Sasbach (1675).
— L'amiral Duquesne défait la flotte hollandaise près de Syracuse (1676). — Victoire du maréchal de Luxembourg à Montcassel, sur Guillaume d'Orange (1677). Paix de Mmègue (1687). — Occupation de Strasbourg , de Luxembourg , etc. (1681). Révocation de l'édit de Nantes (1685). Dévastation du Palatinat (1688). Victoires du maréchal de Luxembourg à Fleurus, sur les Impériaux (1690), à Steinkerque (1692) et à Neerwinde (1693), sur Guillaume d'Orange; de Catinat à la Marsaille, sur le duc de Savoie (1693). Défaite de P amiral Tourville par les Anglais, à la Hogue (1692). Paix de Hyswik (1697). — Guerre de la Succession d'Espagne (1701-1714). Victoires du général de Vendôme à Vittoria (1702) et du maréchal de Tallard à Spire (1702). Prise de Landau (1702). Victoire de Hochstadt (1703) et défaite au même endroit (1704). Défaites du maréchal Villars par le prince Eugène à Turin (1706), de Vendôme à Oudenarde (1708) et de Villars à Malplaquet (1709). Victoires de Vendôme à Villaviciosa (1710), de Villars à Denain, sur les Impériaux (1712). Paix d'Utrecht (1713) et de Rastadt (1714). Beau siècle de la littérature française, illustrée par Corneille, Racine, Molière, la Fontaine, Boileau, Bossuct, Fénelon, Descartes, Pascal, la Bruyère, Mme de Sévigné, etc. — Paris sous ce règne, v. p. xxiv.
Louis XV (1715-1774). Régence du duc d'Orléans jusqu'en 1723. Mariage avec Marie Leczinska de Pologne (1725). Le roi n'a aucun souci des affaires publiques et mène une vie toute d'égoïsme et de débauche scandaleuse. La France est surtout gouvernée, après le régent, par le duc de Bourbon (1723-1726), le cardinal Fleury (1726-1743), les créatures de la Pompadour (1745-1762), maîtresse du roi, le duc de Choiseul (1758^-1762) et les créatures de la Dubarry, autre maîtresse du roi. — Guerre de la Succession d'Autriche (1741-1748); défaite de Dettingen (1743); victoires de Fontenoy, sur les Hollandais, les Autrichiens et les Anglais (1745); de Rocoux, sur les Autrichiens commandés par Charles de Lorraine (1746), et de Lawfeld, près de Maestricht, sur les alliés (1747) ; prise
Haîdeker. Paris. 13c édit. b
INTRODUCTION
de Maastricht et paix d'Aix-la-Chapelle (1748). — Guerre maritime contre les Anglais. — Guerre de Sept-Ans (1766-1763); le maréchal d'Estrées remporte d'abord la victoire de Hastenbeck sur le duc de Cumberland (1757); mais le prince de Soubise est battu la même année à Rosbach, par Frédéric le Grand, puis à Créfeld, par le duc Ferdinand de Brunswick (1758). Défaite de Minden (1759). Victoire du maréchal de Broglie à Bergen , sur le duc de Brunswick (1760). Paix de Paris (1763) , qui fait perdre à la France ses possessions de l'Amérique du Nord. — Acquisition de la Lorraine (1766) et de la Corse (1768). — Ruine morale de la royauté et ruine financière imminente. — Voltaire, Rousseau, Diderot, écrivains les plus influents; littérature révolutionnaire.
Louis XVI (1774-1793) , marié à Marie- Antoinette d'Autriche (1770). Guerre de l'indépendance dans l'Amérique du Nord contre l'Angleterre (1778-1783). Epuisement des finances; de Vergennes, Turgot, Necker, de Calonne, de Brienne et Necker, pour la seconde fois , ministres des finances. — 1789. Ouverture des Etats-Qénéraux à Versailles, 5 mai. Leur transformation en Assemblée Constituante , 17 juin. Serment du Jeu de Paume, 20 juin. Création de la garde nationale, 13 juillet. Prise de la Bastille, 14 juillet. Les femmes de la Halle à Versailles, 5 oct. Confiscation des biens du clergé, 2 nov. — 1790. Fête de la Fédération au Champ-de- Mars, 14 juillet. — 1791. Emigration. Fuite du roi, arrêté à Varennes, 22 juin. Serment à la Constitution, 14 sept. Assemblée Législative. — 1792. Guerre déclarée à l'Autriche, 20 avril. Prise des Tuileries, 10 août Arrestation du roi, 11 août. Massacres de septembre. Canonnade de Valmy contre les Prussiens, 20 sept. Ouverture de la Convention et abolition de la royauté, 21 sept.
1" république, proclamée le 25 sept. 1792. Entrée de Custine à Mayence, 21 oct. Victoire de Jemmapes sur les Autrichiens, 6 nov. Conquête de la Belgique. — 1793. Exécution du roi, 21 janv. Calendrier républicain, 22 sept. + Terreur. Exécution de la reine, 16 oct. Culte de la Raison, 10 nov. Perte de la Belgique. — 1794. Victoire de Jourdan à Fleurus, 16 juin. La Belgique reconquise. Chute et exécution de Robespierre (9 thermidor), 27 juillet. — 1795. Conquête de la Hollande par JHchegru. Traité de Bâle avec la Prusse, 5 avril, et avec l'Espagne, 22 juin. Le général Bonaparte mitraille les royalistes insurgés (13 vendémiaire), 4 oct. Création du Dibectoibe, 27 oct. — 1796. Victoires de Bonaparte en Italie, à Montenotte, 12 avril, et à Millesimo, 13-15 avril; au pont de Lodi,
t Nouveaux mois (22 sept. 1792 1 er janv. 1806): vendémiaire, du 22 sept, au 21 oct. ; brumaire, du 22 oct. au 20 nov. ; frimaire, du 21 nov. au 20 dée. ; nivôse, du 21 déc. au 19 janv. ; pluviôse, du 20 janv. au 18 févr. ; ventôse, du 19 févr. au 20 mars ; germinal, du 21 mars au 19 avril ; /toréai, du 20 avril au 19 mai; prairial, du 20 mal au 18 juin; messidor, du 19 juin au 18 juillet; thermidor, du 19 juillet au 17 août ; fructidor, du 18 août au 16 sept. Chaque mois a 30 jours et est divisé en 3 décades au lieu de semaines. A la Un de Tannée, il y a 5 jours complémentaires, du 17 au 21 septembre.
INTRODUCTION
10 mai. Entrée à Milan , 15 mai. Siège de Mantoue. Batailles de Castiglione, 5 août; de Bassano, 10 sept.; dArcole, 13-15 nov. — 1797. Victoire de Rivoli, 14 janv. ; prise de Mantoue, 2 févr. Les Autrichiens sont repoussés jusque dans le Tyrol. Paix de Campo- Formio, 17 oct. — 1798. Expédition d'Egypte. Victoire des Pyramides, 21 juillet; désastre naval à' Aboutir, 1 er août. — 1799. Expédition en Syrie. Siège à 1 Acre. Victoire dAboukir, 25 juillet. Armées françaises repoussées en Allemagne, en Suisse et en Italie. Retour de Bonaparte en France. Chute du Directoire (18 brumaire), 9 nov. Etablissement du Consulat; Bonaparte Premier -Consul, 24 déc. — 1800. Passage du St-Bernard, 13-16 mai; victoires sur les Autrichiens à Plaisance, 7 juin; à Montebello, 9 juin; à Marengo, 14 juin. Victoire deMoreau à Hohenlinden, 3 déc. Attentat contre la vie de Napoléon à Paris, 23 déc. — 1801. Paix de Lunéville avec l'Allemagne, 9 févr. Concordat, 15 juillet. — 1802. Paix d'Amiens avec l'Angleterre, 27 mars. Bonaparte consul à vie, 2 août.
1« empire. — 1804. Napoléon I er , Bonaparte (1804-1814), proclamé empereur par le Sénat, 18 mai, et couronné à Notre-Dame par Pie VII, 2 déc. — 1805. Nouvelle guerre avec l'Autriche. Capitulation dUlm, 17 oct. Défaite de Trafalgar, 21 oct. Bataille dAusterlitz, 2 déc. Paix de Presbourg, 26 déc. — 1806. Création de la Confédération du Rhin, 12 juillet. Guerre contre la Prusse. Batailles à'Ie'na et dAuerstœdt, 14 oct. Entrée à Berlin, 27 oct. Blocus continental. — 1807. Guerre contre la Russie et la Prusse. Bataille dEylau, 8 févr. ; bataille de Friedland, 14 juin ; paix de Tilsitt, 7- 8 juillet. Occupation de Lisbonne, 30 nov. — 1808. Code Napoléon. Guerre d'Espagne. — 1809. Prise de Saragosse, 21 févr. Nouvelle guerre contre l'Autriche. Bataille d' Eckmuhl, 19-23 avril. Entrée à Vienne, 13 mai. Batailles dAspern ou dEssling, 21-22 mai; de Wagram, 5-6 juillet. Paix de Vienne, 14 oct. Abolition du pouvoir temporel du pape. — 1810. Mariage avec Maric- Louisc, fille de François II d'Autriche, 11 mars. Napoléon au faîte de sa puissance. — 1812. Défaite de Salamanque, 21 juillet. Nouvelle guerre contre la Russie. Bataille de Smolensk, 16-17 août; bataille de la Moskova, 7 sept. Entrée à Moscou, 15 sept.; retraite de Moscou, 19 oct. Passage de la Bérésina, 26-27 nov. — 1813. Batailles de Lutten, 2 mai; Bautzen, 20 mai; Wurschen, 21 mai; Grossbecren, 23 août; Dresde, 26-27 août ; Katzbach, 26 août; Culm, 30 août; Dennewitz, 6 sept.; Leipzig, 16-18 oct.; Hanau, 30 oct
1814. Batailles de Brienne, 29 janv. ; la Rothière i 1 er févr.; MontmiraU, 11 févr.; Laon, 9-10 mars; Arcis- sur- Aube, 20-21 mars; Paris, 30 mars. Les alliés à Paris, 31 mars. Abdication de Napoléon, 11 avril. Son arrivée à l'île dElbe, 4 mai. — Embellissements de Paris sous le 1 er empire, v. p. xxv.
Restauration. - 1814. Louis XVIII (1814-1824), roi, 6 avril l re paix de Paris, 30 mai. — 1815. Retour de Napoléon, 1 er mars. Bataille de Liqny, 16 juin; bataille de Waterloo, 18 juin. 2 e entrée
INTRODUCTION
des alliés à Paris, 7 juillet. 2 e paix de Paris, 20 nov. — 1820. Assassinat du duc de Berry, 13 févr. — 1821. Mort de Napoléon à Ste- Hélène, 5 mai. — 1823. Expédition en Espagne, en faveur de l'absolutisme de Ferdinand VII.
1824. Charles X, roi (1824-1830). - 1830. Prise à* Alger, 5 juillet. Ordonnances de St-Cloud, 25 juillet. Révolution dejuillet , du 27 au 29, et chute des Bourbons.
Xaûon d'Orléana. - Louis- Philippe (1830-1848), élu par les Chambres roi des Français, 7 août 1830. — 1832. Prise d'Anvers.
— 1840. Translation des cendres de Napoléon I er . — 1842. Mort du duc d'Orléans. — Guerres continuelles en Afrique.
2* république. - 1848. Révolution de février, 23 et 24. Journées de juin, du 23 au 26. — Louis Napoléon, flls de l'ancien roi de Hollande, neveu de Napoléon 1 er , président de la république, 10 déc.
— 1851. Dissolution de l'Assemblée, coup d'Etat du 2 déc.
2« empire. - 1852. Napoléon III (1852-1870), élu empereur par un plébiscite, 2 déc. Commencement des grands travaux de transformation dans Paris (v. p. xxvii). — 1854. Guerre avec la Russie. Campagne de Crimée. — 1855. Prise de Sébantopol, 8 sept.
— 1856. Paix de Paris, 30 mars. — 1859. Guerre avec l'Autriche. Victoire de Magenta, 4 juin; de Solfrrino, 24 juin. Paix de Villafranca, 11 juillet. — 1860. Annexion de Afaceetde la Savoie, Expéditions de Chine et de Syrie. — 1862. Expédition du Mexique.
— 1866. Les succès de la Prusse sont un échec à la politique de Napoléon. — 1867. Affaire du Luxembourg. Grande exposition universelle. — 1870. Guerre avec la Prusse. Déclaration le 19 juillet. Batailles de Wissembourg, 4 août; de Wœrth, 6; de Spicheren, 6; de Borny, Rezonville et Qravelotte. 14, 16 et 18; de Beaumont, 30 août; de Sedan, 1 er sept. Napoléon III prisonnier.
3« république. — Proclamation le 4 sept. Capitulations de Strasbourg, 27 sept. ; de Metz. 27 oct. Batailles près d'Orléans, du 2 au 4 déc. — 1871. Bataille de St-Quentin, 19janv. Capitulation de Paris, 28 janv. Gouvernement à Versailles. La Commune; second siège de Paris (v. p. xxvm). Paix de Francfort, 10 mai. Perte de V Alsace et d'une partie de la Lorraine. Indemnité de 5 milliards à l'Allemagne. Thiers, chef du pouvoir exécutif depuis le 17 févr., nommé président de la république le 31 août. — 1873. Mort de Napoléon III, 9 janv. Démission de Thiers, remplacé par le maréchal de Mac-Mahon, 14 mai. Evacuation définitive du territoire par les troupes allemandes, 16 sept. Prorogation de la présidence de Mac-Mahon pour sept ans, 20 nov. — 1875. Constitution définitive de la république, 25 févr. — 1877. Ministère réactionnaire du 16 mai (Broglie-Fourtou). — 1878. Brillante exposition universelle. — 1879. Démission de Mac-Mahon et Jules Grévy président de la république, 30 janv. Retour des Chambres à Paris.
— 1881. Expédition de Tunisie. - 1882-1885. Expéditions du
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Tonkin et de Madagascar. — 1885. Paix avec la Chine, 9 juin, et paix avec Madagascar, 17 déc. — 1887. Démission de Grévy et Carnot, président de la république, 2 et 3 déc. — 1889. Exposition universelle encore plus brillante que celle de 1878. — 1894. Assassinat de Carnot , par l'Italien Caserio, 24 juin. J. Casimir- Perier président, 26 juin. — 1895. Démission de Casimir -Perier et élection de Félix Faute, 15 et 17 janvier. Nouvelle expédition de Madagascar et annexion de cette île, d'env. 56000kil. car. plus grande que la France, qui en a 536400 de superficie.
H. Histoire de Parus.
C'est dans la Cité (p. 207) que Paris prit naissance. Césab est le premier qui en fasse mention, Tan 53 av. J.-C, où il y convoqua une assemblée des Gaulois. Ce n'était alors qu'une chétive bourgade des Parisii, nommée Lutetia ou Lutèce , c'est-à-dire , en celtique, «habitation au milieu des eaux».
Pendant longtemps, la ville, qui a aujourd'hui 7802 hectares de superficie, tint dans cette île qui n'en avait que 15. Mais elle acquit peu à peu assez d'importance pour devenir à diverses reprises le séjour de plusieurs empereurs romains; Constance Chlokk (250? -306), qui construisit les Thermes; Constantin le Grand, Constantin II et Constance II , ses fils; Julien l'Apostat, qui aimait beaucoup sa «chère Lutèce», et enfin Valentinien et Gratien.
Le christianisme y avait été implanté vers 250 par St Denis ; on y convoqua en 360 un concile à propos duquel elle est désignée sous le nom de Parisea civitas, d'où est dérivé celui de Paris. Près d'un siècle plus tard, en 451, la ville fut préservée de l'invasion des Huns par Ste Geneviève, ensuite sa patronne. Clovis, roi «les Francs, ayant vaincu les Romains en la personne de Syagrius (486) , Paris devint en 508 la capitale de son royaume.
Cependant, loin de s'accroître, la ville resta plutôt stationnaire sous les Mérovingiens et surtout sous les Carlovingiens , qui n'y demeurèrent pas habituellement. On sait du reste peu de chose sur la topographie de Paris à cette époque, et il n'y reste plus guère des édifices d'alors que l'église St-Germain-des-Pre's.
La seconde moitié du ix e s. et le x e s. furent de6 temps de calamités: invasions répétées des Normands, incendies, inondations et famine, tout semblait vouloir augmenter les terreurs de l'approche de l'an 1000. Abandonnés par leurs souverains , les Parisiens avaient organisé la défense de leur ville sous la conduite de leurs comtes , dont l'origine remontait à Charlemagne. L'un d'eux, Eudes, résista victorieusement aux Normands, et l'un de ses neveux, Hugues Capet, proclamé roi en 987, fonda la troisième dynastie, dite des Capétiens. On vit dès lors renaître le commerce à Paris, et la prospérité y recommença sous Louis VI, dit le Gros (1108- 1137). Son école devint bientôt célèbre, grâce à Pierre Lombard et surtout à Abélard. La tour St-Jacques est à peu près le seul reste