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IMPRIMERIE NATIONALE

les objets en or et en argent et deux tiers ponr les autres. L'intérêt à payer est de 9 1/2 P- 100 an Mont-de-Piété et de 12 p. 100 si l'on s' adresse aux commissionnaires spéciaux. Les prêts ne peuvent pas dépasser 10,000 francs à l'établissement central ou 500 fr. aux succursales et aux bureaux auxiliaires des divers arrondissements. Les objets qui n'ont pas été retirés ou dont la «reconnaissance » n'est pas renouvelée, sont vendus au bout de 14 mois, et l'excédant sur le prix d'estimation réservé à qui de droit pendant trois ans. En 1879, le Mont-de-Piété a consenti 52,366,823 fr. de prêts.

A côté est Notre-Dame-des-Blancs-Manteaux, église insignifiante, dont le portail se trouve à l'opposé sur la rue du même nom. Plus loin dans la rue des Francs-Bourgeois, on aperçoit au coin de la rue Vieille-du-Temple une tourelle gothique avec des arcatures et une fenêtre grillée. C'est le principal reste de Vhôtel Barbette, d'où sortait Louis d'Orléans, lorsqu'il fut assassiné par ordre de Jean sans Peur, duc de Bourgogne, en 1407.

Un peu plus haut à g. dans la rue Vieille-du-Temple, se trouve l'Imprimerie Hationale (pi. R. 23 ; III), qui est établie dans l'ancien hôtel de Strasbourg ou du fameux cardinal de Bohan (m. 1803). On voit dans la cour une reproduction en bronze de la statue de Gutenberg par David d'Angers dont l'original est à Strasbourg. L'imprimerie est visible le jeudi, à 2 h. précises, avec un billet du directeur. Les visiteurs sont conduits par les ateliers, qui occupent un millier d'ouvriers des deux sexes. Les caractères d'imprimerie , le papier et la reliure se font dans le même local. L'établissement est particulièrement riche en caractères orientaux. Lors de la visite de Pie VII , on a imprimé devant lui l'Oraison dominicale en 150 langues. On imprime surtout ici les actes et les documents officiels, les livres publiés aux frais du gouvernement, des cartes géologiques et des cartes à jouer, les figures et l'as de trèfle, les seules dont l'Etat se réserve le monopole. Il faut une permission spéciale pour voir le cabinet des poinçons et l'Imitation de J.-C. (traduction de Corneille, miniatures, etc.) qui a obtenu la grande médaille à l'exposition de 1855.

Plus bas dans la rue Vieille-du-Temple , de l'autre coté de la rue des Francs-Bourgeois , n° 47, presque en face du marché des Blancs-Manteaux , se voit encore un de ces hôtels comme il y en avait tant autrefois dans le quartier, Vhôtel de Hollande, ainsi nommé parce qu'il fut occupé par l'ambassade de Hollande sous Louis XIV. C'est une belle construction du xvne 9. , avec une porte monumentale ornée de sculptures remarquables (têtes de Méduse) et qui a du côté de la cour un grand bas-relief par Regnaudin, Romulus et Rémus allaités par la louve.

La rue des Francs-Bourgeois passe ensuite , à dr. , au bout de la rue Pavée, au coin de laquelle se voit l'ancien hôtel Lamoignon, dont la fondation remonte au xvie s. Un peu plus loin, à g., dans la xue Sévigné, le musée Carnavalet.

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