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LE PANTHÉON

Marche d'Attila vers Paris et Ste Geneviève rassurant le peuple (Delaunay)*, Ste Geneviève pendant le siège de Paris, distribuant des provisions au peuple (Meissonier) -, les Derniers instants de la sainte et Ste Clotilde faisant déposer ses restes dans l'ancienne église (Gérôme) ; la Prédication de St Denis (Gallard); le Martyre de St Denis (Bonnat); Charlemagne couronné par Léon 111 et entouré de savants et de paladins (Lehmann) ; Jeanne d'Arc devant Orléans, à Reims et dans sa prison (Baudry). L'abside doit être décorée d'une mosaïque d'après Chenavard, le Christ montrant à l'ange de la France les destinées de son peuple. Enfin contre les piliers sont ou seront bientôt placées des statues de St Denis, St Bemy, St Germain, St Martin, St Bernard, St Jean de Matha, St Eloi, St Grégoire de Tours, St Vincent de Paul et la Salle.

L'escalier du dôme (425 marches) est dans le bras g. dn transept. On gravit d'abord 139 marches jusqu'à la toiture, où la vue est encore restreinte, puis 192 pour arriver sur la première ■coupole, au centre de laquelle est une ouverture de 7 m. C'e6t de là seulement qu'on peut voir les peintures célèbres de la deuxième, l'Apothéose de Ste Geneviève, par Gros, la patronne de Paris recevant les hommages des rois de France , représentés par Clovis, Charlemagne, St Louis et Louis XVIII : en haut, Louis XVI, Marie- Antoinette, Louis XVII et la princesse Elisabeth,' les « martyrs de la Révolution». Les figures ont jusqu'à 5 m. de hauteur, et toute la composition recouvre une surface de 320 m. carrés. — Restent encore 94 degrés à gravir pour arriver au sommet de l'édifice, dans la lanterne, où l'on voit se déployer un panorama célèbre de la ville et de ses environs , mais moins curieux que ceux de la tour St-Jacques et de Notre-Dame, parce qu'on n'est pas au centre de la ville.

L'entrée des caveaux, qui ne sont pas autrement curieux, est dans l'église même, à l'E., derrière le maître autel. Les voûtes de ces constructions souterraines sont supportées par 20 piliers dans le style de Pœstum , et les caveaux sont formés par des cloisons en maçonnerie. Mirabeau fut le premier qu'on y enterra en 1791, et son voisin fut Marat, le féroce jacobin , poignardé par Charlotte Corday en 1793 ; mais la Convention les exclut plus tard l'un et l'autre du Panthéon. On érigea aussi dans les caveaux des monuments à Voltaire et à Rousseau , c'est-à-dire des caisses de bois peintes en gris. Le premier, consacré a aux mânes de Voltaire », avec une statue de ce philosophe, par Houdon, porte l'inscription:

«Poète, historien, philosophe, il agrandit l'esprit humain et lui apprit qu'il devait être libre. Il défendit Calas, Sirven, de la Barre 'et Montbailly ; combattit les athées et les fanatiques ; il inspira la tolérance, il réclama les droits de l'homme contre la servitude de la féodalité».

Le sarcophage de Rousseau se distingue par une main peinte, tenant une torche , allusion plus ou moins heureuse à la lumière qu'il répandit sur le monde. Inscription : «loi repose l'homme de la nature et de la vérité». Ces deux monuments sont vides, les restes des deux philosophes ayant été secrètement enlevés après 1815 , et enterrés dans un endroit inconnu, représailles mesquines de la violation des tombeaux de St-Denis.

Vis-à-vis du monument de Voltaire, celui de l'architecte du

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