JARDIN DES PLANTES
drilatère irrégulier, d'une superficie de plus de 30 hectares. Il est borné* au N.-E., du côté* de la Seine, par le quai St-Bernard et la place Walhubert, où se trouve l'entrée principale ; au S.-E. parla rue de Buffon, au N.-O. par la rue Cuvier, et au S.-O. par la rue Qeoffroy-St-Hilaire, dont le prolongement au N. est la rue Linné. Par rapport à sa configuration , on le divise en partie basse , vallée et partie haute. La lre est le jardin botanique; elle commence à l'entrée principale et s'étend jusqu'aux galeries de zoologie, à l'autre extrémité. La 2e, la Vallée Suisse, à dr. de la précédente, est celle où se trouve la ménagerie ; elle s'étend jusqu'à la 3e partie , le Labyrinthe, petite colline de 25 m. environ de hauteur, qui forme l'extrémité de ce jardin pittoresque.
Nous commencerons notre description par la seconde partie, qui est la plus fréquentée ; il sera facile de s'orienter avec le plan ci-joint
Ménagbrie. — En entrant du côté du quai, on se rendra d'abord aux loges (21) des animaux féroces. Les noms des animaux de même que ceux des plantes , etc. , et les lieux d'où ils proviennent, sont marqués partout dans le jardin. Les enceintes environnantes sont occupées par les animaux paisibles, parmi lesquels il y a surtout beaucoup d'antilopes , de cerfs et autres animaux de ce genre. Un peu au delà des animaux féroces, à dr. , le palais des singes, toujours entouré de monde, qui s'amuse à regarder les ébats de ces drôles, à rire des niches qu'ils ne cessent de se faire, et à satisfaire leur gourmandise. — Puis encore beaucoup d'animaux paisibles et plus loin, à g. , la rotonde des grands animaux: éléphants, hippopotame, chameaux, rhinocéros, etc. Les curieux ne manquent pas non plus à cet endroit, et l'appétit des éléphants lasse toujours la générosité de leurs admirateurs. — La foule se porte encore vers la fosse aux ours, à quelques pas de là, du côté du jardin botanique. C'est que «Martin» comprend les commandements: «à l'arbre l fais le beau ! » et les exécute docilement, par gourmandise. — Au N.-O. de la rotonde, les cages des oiseaux de proie, la grande volière, une jolie faisanderie, de construction récente, et le pavillon des reptiles , reconstruit aussi depuis peu et qui mérite particulièrement une visite. — En allant de là vers le S., on voit les autres oiseaux et l'on passe entre la galerie d'anatomie (v. ci-dessous) et la grande serre dite Y Orangerie, maintenant ouverte au public (v. p. 259). Puis viennent V amphithéâtre, à dr. duquel est la modeste maison de Cuvier , et plus loin des logements , ainsi que le bâtiment de V administration, sur la gauche.
Le Labyrinthe ou la petite colline dans l'angle N.-O. du jardin est planté de haies taillées avec soin, entre lesquelles s'entrelacent et se croisent des sentiers. Cette colline, qui s'est peu à peu formée des immondices du quartier St- Victor, est surmontée d'un petit pavillon en bronze, la Gloriette, d'où l'on jouit d'une vue assez étendue. Dans le haut de ce pavillon se trouvait un ca-
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