CATACOMBES
yille, tramway 8 sur les deux rives et bateaux-omnibus, voir, dans l'appendice, le plan spécial et les tableaux qui y sont annexés.
Catacombes. Egouts.
Pour terminer cette description bien incomplète de Paris, nous devons dire encore un mot de ses Catacombes, et surtout parler de ses égouts, qui en sont encore une des merveilles.
Les Catacombes sont visibles seulement quelquefois chaque année avec une autorisation qu'il faut demander par écrit à M. le préfet de la Seine. Les égouts se visitent aussi sur une autoiisation du même genre, d'habitude une fois par semaine dans la bonne saison. Les billets qu'on reçoit indiquent l'endroit et l'heure où Ton doit se présenter. Il importe d'arriver à temps et d'être suffisamment vêtu. Pour la visite des Catacombes, il faut de plus se munir d'une bougie (on en vend à l'entrée), et l'on a besoin de bonnes chaussures, à cause de l'humidité. La visite dure environ 1 h.
Les Catacombes sont d'anciennes carrières au S. de la Seine , qui fournissaient déjà du temps des Romains les matériaux pour la construction des maisons, une pierre calcaire à gros grains, qui durcit à l'air. Ces galeries souterraines, qui s'étendent sous une grande partie de la rive gauche, ont plus de soixante entrées dans différents faubourgs. Les principaux escaliers se trouvent à l'ancienne barrière d'Enfer (p. 237), dans la cour du pavillon occidental; dans la rue de la Tombe-Issoire, non loin de là, de l'autre côté de la gare de Sceaux, et dans la plaine de Montsouris.
En 1784 plusieurs rues dans la partie S. de Paris , sous lesquelles existent de ces carrières, ayant commencé à s'enfoncer, le gouvernement prit des mesures pour détourner le danger , en faisant construire des piliers et des contreforts, là où le sol n'était pas suffisamment soutenu. Vers le même temps, le conseil d'Etat ordonna qu'on y transporterait les ossements exbumés du cimetière des Innocents et d'autres cimetières qu'il supprimait alors. Une partie des carrières fut donc transformée en charnier dès 1786, et c'est alors qu'on les a nommées eataecmbêë. Durant la Révolution et sous le régime de la Terreur, un nombre considérable de corps furent également jetés dans ces cavités , et les ossements qu'on y apportait de toutes parts y étaient entassés pêle-mêle. Hais en 1810, on se mit à suivre un système régulier et à les ranger d'une manière symétrique, de façon à donner à ce cimetière souterrain un aspect plus convenable. Depuis, on a élevé de nouveaux piliers, percé des soupiraux et creusé des rigoles pour l'écoulement de l'eau. Les parois des galeries sont garnies d'ossements humains, disposés avec beaucoup de soin et entremêlés de rangées de crânes. Cet ossuaire renferme de plus des inscriptions et des sentences diverses^ un cénotaphe appelé «tombeau de Gilbert» , une «fontaine de la Samaritaine» , une collection ostéologique, composée d'ossements présentant quelque anomalie, déformés par des maladies, et une collection minéral ogi que, toutes recueillies dans les carrières. Outre la variété d'aspect que présente le reste de ce dédale souterrain et capricieux, nous y signalerons encore, entre autres curiosités, le tombeau d'Âspairt, concierge du Val-de-Grâce, qui s'égara et trouva la mort dans les Catacombes en 1793, un escalier droit de 104 marches à l'hôpital même du Val-de-Grâce, et un plan-relief de Port-Mahon exécuté par un ouvrier des Catacombes, qui avait été prisonnier à Port-Mahon.
Egouts. — Les Catacombes ne sont cependant pas la partie la plus curieuse du Paris souterrain. Il y a sous les rues un autre réseau de galeries plus considérable, celui des égouts, qui peut bien être cité comme une des curiosités de la ville , car on y a organisé des promenades auxquelles des dames même prennent part. La visite commence à la place du Châtelet et finit à la place de la Madeleine.
Le même esprit qui a présidé aux embellissements de Paris , a fait aire aussi des travaux gigantesques pour son assainissement: àeVairpur