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SAINT-DENIS

en marbre, orné* de 12 colonnes composites et de 12 pilastres, des statues en bronze des 4 vertus cardinales, aux angles, et des statues des défunts , représentés aussi une première fois en marbre, gisant nus sur le tombeau, et une seconde fois en bronze, vivants, à genoux au-dessus de l'entablement.

On monte à côté' un escalier. A dr. de cet escalier ou à g. du maître autel: 15 et 16, tombeaux de Blanche et de Jean, enfants de St Louis, en cuivre émaillé, les figures en cuivre repoussé", probablement faits à Limoges. Le premier é*tait autrefois à l'abbaye de Poissy, Vautre à l'abbaye de Royaumont.

Chœub. — A g., 20, un second monument de Henri II et de Catherine de Mé*dicis, figures couchées, mais vêtues, en marbre, sur un lit de bronze. La reine , qui est représentée ici dans sa vieillesse, ayant trouvé inconvenantes les statues nues du grand monument, les avait fait remplacer par ces statues drapées. — Les chapelles du chœur ne renferment pas de tombeaux.

La sacristie , qui se trouve au S. , est décorée de dix tableaux modernes, représentant de scènes de l'histoire de l'abbaye: Monsiau, Couronnement de Marie de Médicis; Debay , d'après Gros, Charles-Quint et François Ier visitant l'abbaye de St-Denis ; Menjaud, Mort de Louis VI ; Barbier, St Louis recevant l'oriflamme \ Landon, St Louis faisant réparer les sépultures royales; Meynier , Dédicace de la basilique en présence de Charlemagne ; Oarnier, Funérailles du roi Dagobert ; Monsiau, Prédication de St Denis ; Heim, les Cendres des rois retrouvées en 1817.

Le trésor, dans une pièce à g. de la sacristie, ne possède plus rien des objets précieux qui l'enrichissaient autrefois. Il y en a plusieurs au trésor de Notre-Dame de Paris, au cabinet des médailles et antiques de la Bibliothèque Nationale et dans la galerie d'Apollon au Louvre. Ce que l'on montre aujourd'hui, ce sont surtout des ouvrages modernes : calices, du temps de Louis XIII et de Henri II, ostensoirs (un de Napoléon I«*r), reliquaires avec des morceaux de la vraie croix et de la couronne d'épines, présents du pape Grégoire XVI; reliquaire de St Louis \ burettes, encensoirs, garnitures d'autel, croix, candélabres, crosse et bâton de chantre; couronnes de Louis XVI et de Marie-Antoinette, de Louis XVII, de Louis XVIII, d'Adélaïde et de Victoire de France, du duc de Berry, etc., et encore une couronne moderne dite de Charlemagne. Aux murs, une croix de cuivre doré, du xme s., partagée en deux dans le sens de la longueur. Au pied est représentée Jérusalem, sur les bras les symboles des évangélistes et au sommet l'agneau divin. Au-dessus se voit un rétable en cuivre repoussé, du xn« s., provenant d'une église allemande.

Au sortir de la sacristie, on a à dr. (1) le tombeau de Frêdêgonde (m. 597), curieux monument autrefois à l'église St-Germaindes-Prés, à Paris. La reine est représentée par une espèce de mosaïque composée de petits morceaux de marbre de diverses couleurs, entremêlés de baguettes de cuivre. Les mains et les pieds sont de la couleur de la pierre et ne sont indiquées que par les lignes de la mosaïque, mais elles paraissent avoir été peintes. Ce monument est considéré par les uns comme remontant à l'époque où vécut la reine (vie s.), par les autres, sans doute avec plus de raison, comme datant seulement du xie ou du xir8 s. — A g. en descendant du chœur ou à dr. du maître autel (2), le tombeau de Dagobert 1er (m. 638), monument remarquable du xnie s., avec de curieux bas-reliefs allégoriques figurant la délivrance de l'âme du

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