MONTMORENCY
même est mal bâtie et n'a rien de remarquable , si ce n'est peutêtre son église, du xive s. Mais il s'est construit de nos jours à l'O. une quantité de jolies maisons de campagne, le long de belles avenues ombragées, et l'on y vient particulièrement à cause de sa magnifique forêt de châtaigniers, qui a 2,000 hect. de superficie, et dans laquelle les excursions se font surtout à cheval (à la gare ; débattre les prix). Le chemin de fer conduit presque à l'entrée, derrière la ville. Jolie vue de la route qui longe la coliine à g. au delà du chemin de fer. L'excursion au château de la Chasse , au milieu de la forêt (6 à 7 kil.), est relativement peu intéressante.
Montmorency est surtout connu par son ermitage de Jean-Jacques Rousseau, que ce philosophe habita de 1756 à 1758, et où il écrivit sa «Nouvelle Héloïse». Il est situé en dehors de la ville, à l'extrémité de la rue de Grétry, où conduit un boulevard en face de la gare: il n'y a
Jlus rien de remarquable et l'entrée n'en est pas permise. La comtesse TSpinay avait offert cet ermitage à son ami Rousseau dans le but de l'empêcher de retourner à Genève. La révolution en fit une propriété nationale; il appartint un instant à Robespierre, et il fut acheté en 1798 par Oritry. Le compositeur y mourut en 1813 et son cœur fut enterré dans le jardin . sous un monument décoré de son buste ; mais il a été rendu depuis, a la suite d'un procès , à la ville de Liège , où Grétry est né. C'est là ce que rappelle l'inscription : « Grétry, ton génie est partout, mais ton cœur n'est qu'ici \ les Liégeois n'en ont enlevé que la poussière ». Pour retourner à pied de Montmorency à la station d'Enghien (2 ou 3 kil.), il n'y a qu'à descendre tout droit de la place du Marché, en passant devant l'église. Dans le bas, rue du Temple, 18, près de l'église , une maison des styles gothique et de la Renaissance, avec de belles sculptures.