AMIENS
chanoine, de celle de la Vierge, et d'un ange assis qui pleure, connu, et peut-être un peu trop vanté, sous le nom de «l'Enfant pleureur».
La cathédrale renferme encore divers autres monuments funèbres remarquables. Mais ce qu'on ne devra pas oublier de voir (s'adresser au suisse), ce sont les magnifiques "stalles du chœur, au nombre de 110. Il est difficile de voir de plus belles boiseries que ces chefs-d'œuvre exécutés de 1506 à 1522 par des artistes du pays. Dix autres stalles ont été supprimées et une certaine quantité de statuettes ont été volées, mais il reste encore 3,650 figures. Un certain nombre sont aujourd'hui assez dégradées. Les sujets, au nombre de 400, sont tirés de l'Ancien Testament et de l'histoire de la Vierge , des professions humaines , de la vie privée , etc. , et les plus belles parties sont aux rampes des escaliers. Il y a au-dessus de ces stalles des pyramides qui atteignent jusqu'à 13 m*, de hauteur.
Sur la place derrière le chevet de l'église s'élève une statue de Pierre VErmite, ou Pierre d'Amiens, le promoteur de la première croisade, bronze médiocre par G. de Force ville.
Au N. de la cathédrale, dans la basse ville, l'église St-Leu, qui a une belle tour goth. du XVe s. — Plus dans le centre de la ville, à dr. , l'église St- Germain, édifice remarquable de la même époque, ayant également une belle tour sur la façade.
La rue qui passe devant cette église aboutit plus haut à une place où sont le beffroi, construction de forme bizarre du xvme s., et Y Hôtel-de-Ville, récemment agrandi. C'est dans cet hôtel que fut signée la paix d'Amiens, le 27 mars 1802.
La rue Delambre ramène de là, à l'E., à la place Périgord, où aboutit la rue des Trois-Cailloux déjà mentionnée. Nous prenons à dr. la rue de la République, ancienne rue des Rabuissons.
Le muséb db Picardie, à dr. vers l'extrémité de cette rue, est un beau monument construit de 1854 à 1864, dont la façade présente deux ordres de colonnes superposées, de petits pavillons d'angle et un pavillon central plus considérable, surmonté d'un campanile. Il est précédé d'un petit jardin avec des bassins et des statues, et séparé de la rue par une grille. — Le musée même, ouvert gratuitement les dim., mardi et jeudi de midi à 4 h., se compose de trois parties principales : antiquités, sculptures et peintures, oes dernières au premier étage.
On tourne d'abord à dr. , dans une salle de style roman , peinte et dorée, dite la Chapelle. Elle a des vitraux du xvie s. et des vitraux modernes, et elle renferme divers monuments religieux, voire même un autel en bois sculpté, des vases sacrés, des ornements, etc. La galerie suivante est consacrée aux objets d'art et aux curibsités du moyen âge ; il y a des étiquettes. Viennent ensuite des sculptures antiques, en petit nombre et de valeur secondaire, sauf une statue de Diane ; puis une salle consacrée aux médailles et deux autres contenant des antiquités exotiques et des antiquités grecques.
Enfin la galerie du S. renferme des soclptukes modernes , dont un certain nombre méritent de fixer l'attention. Au milieu: sans num., Chàbrié. Rêverie d'enfant •, 10, Caudron, artiste de la Somme (m. 1848), Archimède, bronze; 17, Crauk, Satyre, bronze; 20, Delabriére, Panthère de l'Inde et Héron, bronze ; 27, Dumont, Génie assis ; 44, Loison, Daphnis et Waïs; 13, Chrétien, Un suivant de Bacchus, bronze; 46, Loison, l'Ame. A dr. en retournant vers l'entrée: 8, Caudron, les Arènes d'Arles, basrelief en bronze; 49, Renoir, Eve; 41, Lévêque, Amazone. De l'autre côté: 40, Lescorné , Cly tie ; 14, Clésinger, Léda. — Dans le bas de l'escalier du