ST-GERMAIN-L'AUXERROIS
sins du Louvre (p. 38). Nous voyons ensuite à dr. le Vieux Louvre (p. 88) et à g., un peu caché* par les dernières arcades, le temple de r Oratoire (p. 45), église construite par les prêtres de l'Oratoire de 1621 à 1630; l'entrée est dans la rue St- Honore'.
A cet endroit , où cessent les arcades, la rue de Rivoli est traversée par la rue du Louvre, qui doit être prolongée jusqu'à la rue Montmartre, et dont un nouveau tronçon a été ouvert en 1881 à l'O. de l'hôtel des Postes , en reconstruction (v. p. 168). A dr. est la façade du Vieux-Louvre, la célèbre colonnade de Perrault (p. 92); à g., la mairie du !«»' arrondissement (Louvre), qu'on serait tenté de prendre pour église, avec sa façade à rosace, dans un style bâtard imité de celai de l'église voisine,
*St-Germain-l'AuxerroiB (pi. R. 20; Hï), située un peu plus loin. Cette église, dont la fondation remonte au temps de Charlemagne , est dans sa forme actuelle du xve et du xvie s. ; mais il y a des parties des xne, xine et xive s.
Un porche à 5 arcades, surmonté d'une terrasse avec une balustrade, en précède la façade proprement dite, flanquée de deux tourelles, percée d'une grande fenêtre en ogive à rosace du style flamboyant , et que termine , au-dessus d'une seconde balustrade, un pignon avec un Ange du jugement dernier, par Marochetti. Ce portail est l'œuvre de Jean Oaussel et date de la première moitié du xve s. Les statues de saints qui ornent les piliers sont pour la plupart de date plus récente. L'intérieur du porche est couvert de fresques sur fond d'or, par Mottez, aujourd'hui malheureusement fort détériorées : au milieu, le Christ en croix, entouré de saints ; à g. , le Sermon sur la montagne ; à dr. , le Jardin des Oliviers ; au-dessus des portails latéraux, Jésus au temple et la Descente du S t- Esprit
L'intérieur est divisé en 5 nef» et entouré de chapelles; le peu d'élévation des bas côtés lui donne un air écrasé. Les piliers de la grande nef ont été convertis en colonnes cannelées au xvne s. C'est aussi de ce siècle que datent les belles boiseries du banc-d'œuvre. Les murs sont couverts de fresques modernes , dont la plus remarquable est une Descente de croix par Guichard , dans le transept méridional (1845). — La grande chapelle Notre-Dame, à dr. en entrant, occupant tout le bas -côté jusqu'à ce transept, est fermée par une belle boiserie et possède un arbre de Jessé en pierre, du xiv° s., un autel gothique d'après Viollet-lt-Duc, des peintures et des vitraux d'après Amaury-Duval. — On voit encore dans le transept méridional un "bénitier de marbre, surmonté d'une croix entourée de trois enfants ; il a été sculpté par Jouffroy d'après un dessin de Mme de Lamartine. — La lre chapelle du pourtour, après la sacristie, renferme deux monuments de marbre, celui du chancelier Etienne d'Aligre (m. 1635), et celui de son fils (m. 1674). — La chapelle qui suit celle de l'abside contient 2 statues provenant d'un mausolée de la famille Rostaing. Deux chapelles plus loin, un monument érigé à St Denis, inhumé à cet endroit après son martyre (p. 190), comme le rapporte une inscription. — Dans la chapelle Notre-Dame de la Compassion, à g. de la nef et à côté du transept nord, un retable en bois du style gothique flamboyant, représentant l'histoire de la Vierge et celle de J.-C.
C'est du petit campanile de cette église, à dr. près du transept, que fut donné le signal du massacre de la St-Barthélemy, du 24 au 25 août 1572 ; la cloche ne cessa de tinter pendant toute la nuit. — En 1831 , à l'anniversaire de l'assassinat du duc de Berry (p. 189), fut célébré ici un