ARTS ET MÉTIERS
est due l'institution de l'eau bénite. — Joli portail de ce côté, donnant, sur nne ruelle qui aboutit à la rue Montmartre.
Après le transept, la chapelle dédiée à St Eustache, qui était général de l'empereur Titus -, les fresques sont par le Hénaff. Enfin quatre chapelles décorées par Basset (restaurations), Ri es en er, Marquis et Glaise.
On remarquera aussi le maître autel, en marbre blanc, la chaire moderne en bois sculpté, par Moisy et Pyanet; les boiseries du bancd'oeuvre et l'orgue, un des meilleurs de Paris.
St-Eustache est très-fréquenté, surtout les jours de fête, à cause de la bonne musique qu'on y entend.
H. DES HALLES CENTRALES A LA PLAGE DE LA RÉPUBLIQUE. Conservatoire des Arts et Métiers.
La rue de Turbigo (pi. R. 21 ; lit), grande et belle rue neuve qui part de l'extrémité de la rue Montmartre, dite la pointe St-Eustache, conduit directement à la place de la République, à 1400 m. des Halles. Elle traverse bientôt une autre grande rue neuve inachevée, la rue aux Ours, que Ton prolongera à g. jusqu'au nouvel hôtel des Postes (v. p. 168). — On aperçoit du même côté dans cette rue la tôub de Je an - sans - Pbur , à côté d'une école municipale. C'est une tour à créneaux avec baies en ogive. Elle faisait jadis partie de l'hôtel de Bourgogne , où les Confrères de la Passion eurent leur théâtre à partir de 1548, et où furent d'abord représentés le Cid de Corneille, Andromaque et Phèdre de Racine» A l'intérieur est un bel escalier à vis. Pour la visiter s'adresser, sur le derrière, au n° 23 de la rue Tiquetonne.
Plus loin , la rue de Turbigo croise le boulevard de Sébastopol, que nous remontons à g. Au bout d'une rue latérale, à dr., l'église St-Nicolas-des-Cbamps dont il sera parlé p. 174. Ensuite, aussi à dr. du boulevard, le joli square des Arts-et- Métiers, devant le Conservatoire du même nom. Il est décoré d'une colonne avec une Victoire en bronze, d'après Crauk, et sur le piédestal de laquelle se lisent les noms des victoires de la campagne de Crimée. De chaque côté sont de petits bassins avec des figures en bronze : l'Agriculture et l'Industrie, par Qumery; le Commerce et les Arts, par Ottin.
A côté du square s'élève le théâtre de la Oaîté (p. 33).
Le "Conservatoire des Arts et Métiers (pi. R. 24 ; ///), peutêtre le musée industriel le plus considérable de l'Europe, est visible de 10 h. à 4 h., gratuitement les dimanche, mardi et jeudi, moyennant 1 fr. les autres jours. Les machines de la galerie d'essai ne marchent que le dimanche et le jeudi. Il y a partout des étiquettes explicatives, qui nous dispensent d'entrer dans les détails.
Ce musée est établi dans l'ancien couvent des bénédictins de St- Martin-des- Champs , vaste corps de bâtiment en grande partie restauré et dégagé. L'inscription du portail, élevé de 1848 à 1850, rapporte que cet édifice a été fondé en 1060, que l'établissement du Conservatoire a été décrété par la Convention en 1794, et qu'il a été transféré ici en 1798. Les fondateurs des collections s'étant proposé de les faire servir à l'instruction pratique des ouvriers, il y