LES CÉLESTINS. ■ — - LA CHAPELLE DU DUC D'ORLEANS
Je ne décrirai pas l'église dite des Célestins, aussi remarquable par son architecture que par la dévotion dont elle est l'objet. C'est là que se trouve la superbe chapelle du duc d'Orléans, enrichie à profusion d'or et d'argent, et embellie de figures peintes avec tant de talent qu'on les croirait sorties du pinceau d'Apelles, le peintre jugé seul digne par Alexandre de reproduire ses traits'5'.
•■desquels l'un porte en sa main ung grand baston -■d'argent doré, au bout d'en haut duquel y a ung •sceptre, at l'autre desditz angelz, qui est en la ■ partie de devant de l'autre costé, tient un petit •tuyau d'argent doré à sa main senestre. Icelluy chef •• assiz sur un grant entablement , soubzbassement ou ••entre-pied, porté par quatre lionceaulx à doubles -pilliers parles encogneures, et dix pilliers d'areste -^parvoye, etc." (Voir, p. hj, une représentation de ce chef, d'après Du Cange et M. Viollet-le-Duc.)
(l) Voir, p. i5q, note 1, ce que Guillebert de Metz dit de ce singulier débris. L'inventaire de 1 en constate l'existence dans les termes sui-
vants : rrCinq lampes, lesquelles pendent au meilleu f de la nef, et contre le pied du griffon. 1
(,) Astesan termine son ^numération sans parler du chef de S1 Louis, qui datait du commencement du xi v" siècle, et que mentionne l'inventaire de i5y3.
(1) Guillebert de Metz avait déjà admiré ces magnifiques bas-reliefs. (Voir p. 1 53 et note 2.)
(4) Guillebert de Metz mentionne (voir p. 1 53 et note 1 de la page 1 5Zi) la statue de saint Christophe. Les autres historiens de Paris, Knobelsdorf. notamment, en ont longuement parlé.
(5) Voir, p. 1 90 et note 2 , ce qui est dit du couvent des Célestins.