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XIX- SIIXLE

Inauguration de l'Opiira. lablt.iu Je Détaille Xuxe

une grande liauteur, un paysage accidenté et minuscule de Suisse, remplaçant avec avantage l'ancien gibet de Montfaucon ; c'est enfin le Bois

DE Boulogne, création géniale d'Alphand, avec ses deux lacs, où Ton canote, où l'on patine àToccasion, sa grande cascade, le moulin de Longchamp, le pré Catelan, le jardin d'Acclimatation, le Pavillon d'Armenonville, ses splendides voies et promenades, où toutes les essences d'arbres sont représentées avec une infinie variété. A Paris même, si magnifiquement décoré par les plans du baron Haussmann, une cinquantaine de squares élégants procurent dans tous les quartiers le sourire des fleurs, et le parfum sain des arbres et des plantes.

Après cette énumération rapide des embellissements de Paris, il convient de décrire un peu plus longuement deux monuments, qui décorent d'une façon parfaite les quartiers où ils se trouvent : I'Arc de Triomphe DE l'Étoile et TOpkra. En 1806, Napoléon choisit le Rond-Point de l'Étoile pour y élever un monument à la gloire des armées françaises. L'architecte Chalgrin en eut la direction, puis Goust, à sa mort, en 1810, et enfin, après un long intervalle, sous la Restauration, P'ontaine, Debret, de Gisors, Labarre, Ilugot, et enfin Blouet. L'arc a 49 mètres de haut, et 46 de large; Tarcade unique a 20 mètres en hauteur, et 14 en largeur; les façades latérales ont 19 mètres sur 8. Quatre groupes colossaux, d'un effet extraordinaire, occupent les pieds-droits : le Départ des volontaires, par le grand Rude, avec le (renie de la (îuerre éployé, d'une énergie surhumaine ; l'apothéose de Napoléon par Cortot ; la Résistance à l'Invasion, et la Paix couronnée par Pallas; œuvre d'Ktex, toutes trois de moindre envergure. Au premier étage, des bas-reliefs rectangulaires représentent la Bataille de Jemmapes, le Fontd'Arcole, la Prise d'Alexandrie, les Funérailles de Marceau, la Prise d'Aboukir. La frise montre le départ et le retour des armées françaises ; et enfin, trente boucliers occupent les triglyphes de Tattique. Sur toutes les faces du monument sont gravés les noms des victoires et des généraux français.

LeThéàtre de l'Académie nationale de ^Musique, ou, d'un mot, l'OPÉRA, construit à partir de 1860, est le chef-d'œuvre de l'architecte Charles Garnier, et il mérite, à tous égards, l'admiration des visiteurs. Il est incontestablement approprié à son objet, et, sans innover un style, se trouve être cependant d'un art original. Il a 79 mètres de haut, loi mètres de large, 172 mètres de long. «Le cube total de l'édifice, dit Vitu, représente treize fois celui de l'Opéra de Berlin. »

La façade s'élève sur un escalier de dix marches. Le rez-de-chaussée s'ouvre par sept arcades en plein cintre, séparées par des groupes: la magnifique Uanse, de Carpeaux, d'un art si expressif et vivant, le Drame lyrique (Perraud\ la Poésie lyrique (Jouffroy\ la iMusique (Guillaume',

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