SCÈNE XIV
POÜPARD, LÉON, HENRIETTE.
|Pendant cette scène, on entend les enfants rire et chanter dans une antre
pièce.)
POÜPARD, apercevant Léon anz pieds d’Henriette et lui baisant la
main. Ciel! que vois-je?
LÉON. Ah! monsieur, apprenez...
HENRIETTE. Monsieur!... •
POÜPARD. Taisez-vous, mademoiselle, vous devriez rougir de honte.
LÉON. Elle m’aime toujours!
POÜPARD. Parbleu! je l’ai bien vu! le frère et la sœur!... c’est-à-dire noiij mais enfin... sous mon propre toit! au moment de se mettre à table! quel scandale !
LÉON. Le bonheur nous fait oublier...
pouPARD. Vous allez vite en besogne, monsieur.
LÉON. Nous étions séparés depuis si longtemps! POUPARD. Comment! vous vous connaissez?
LÉON. Mais oui, monsieur, c’est elle !
POUPARD. Qui ça? elle!
LÉON. Mon Henriette.
POUPARD. Ah! la jeune fille de rien, qui n’a rien! Moi qui la destinais à mon ami Gachinet, homme mûr, mais encore vert.
LÉON. Ce n’est pas possible !
POUPARD. Je te dis que si.
HENRIETTE. Vous aurez pitié de nous, n’est-ce pas? LÉON. Vous plaiderez notre cause auprès de mon père.
POUPARD. N’y comptez pas.
HENRIETTE, presqae A Ms genoux. YOUS qui éles Si bou ! LÉON, de mime. Si géuéreuxl
POUPARD, presque attendri et «e baisssnt un peu pour leur répondre.
Mais, mes bons amis, soyez certain que si c’était possible, Je...