‹ Paris inconnu. Avec une étude sur la vie de l'auteurChapitre 64 sur 77 · A MADAME JOSEPHINE DE EER · texte numérisé non relu

A MADAME JOSEPHINE DE EER

La Muse est de retour, la campagne s'allume ; Partez, ma fantaisie, errez paimi les prés. Voici le soleil d'or et les cieux sidérés ; La nature s'éveiil.e, et le bois se parfume.

Le printemps, jeune oiseau, vêt sa première plume; Avril vient, en chantant dans les prés diaprés. Ouvrir sous un baiser les bourgeons empourprés. Et la terre en moiteur s'enveloppe de brume.

Le printemps engloutit la neige et les chagrins,

Et dispense à chacun des jours purs et sereins.

Vous, dont les rigueurs font que sur ma tète il neige,

N'êtes-vous pas d'avis, belle, qui dès longtemps

De me faire mourir avez le privilège,

Qu'il serait sage et bon d'imiter le printemps?

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