SCÈNE XL
GALÉAS, teul,
Ohl dernière et aupréme volonté de VIscontlI volonté qui devais si loin retentir en faissnt le triomphe et la défaital... Dans les mains de Péris,
MAGASIN THEATRAL
tu devenaii à la foia mon déshonneur et ma sen- i tence !... Mais Pâtis est mort ! et je puis mainte- I nant, en te froissant dans la mienne, m'écrier glo- | rieui : Élargis-toi, trdne ducal, le régent Galéas ' Teut-étre assis à l'aise!... Sonnet, brillantes fanfares!... Dresset-vous , tables des festins ] somptueux et royaux, pendant lesquels, foulant aux pieds les fleurs, et la coupe i la main, le maître peut gaiement dicter sa volonté!... Et voua, trop longtemps étoulTés dans mon coeur par la | misère et l’impuissance, vous qu'on appelle vices ! et que j'appelle passions, relevez-vous!... Venez, | orgueil et vanité, joies de la terre... venez; cette misère qui vous cachait n'est plus... j'ai le testament, moi, j'ai la régence 1... (S'approchant de la lumière.) Voyons un peu ce qu'a écrit mon cousin I... (Il lit.) «Je nomme tuteur dcGiovanni,
> mon héritier bien-aimé, notre digne prélat ! » l'archevêque de Milan, J'exclus de la régence j
> Galéas le rebelle, que je condamne à mort s'il '
> est trouvé dans mes Etals. Je charge mon pcu- » pie et mon armée de l'exécution et du maintien » de ma volonté dernière, s Tu me condamnes i mort, Visconti, et ponrtant dans quelques heures lu seras pour toujours immobile et sourd dans la tombe, et j’êntendrai, moi, le bourdonnement vivant et agité de ma cité qui maintenant sommeille. {Brûlant le tettament d la lampe.) Et comme toi ta sentence ne sera bientèt plus que cendres I...