SCÈNE XIV
GALÉAS, RODOLPHO, MICHAELLI, pu<i LE»
Officiers.
MICHAELLI.
L« corpf de Pàrii vient de disparaître, monseigneur !
RODOLPHO
StellR, la jeune fille, est en iieu sùr, et nous précédons les officiers d^gialais qui viennent vous saluer régent de la Lombardie.
CALéAS, absorbé.
Peut4tre I
Les Officiers paraissent en dehors et semblent attendre
Galéas.
RODOLPHO
Quel nouvel obstecle eal donc lurveuuT... Plus de testament à redouter , un trbne qui vous attend, et le corpi du due immobile et froid dans le sépulcre.
GALBAS, trmUanl.
Peut-être I... Mail, dites-moi, la clocbe des morts o'a pas encore sonné ce soir, n’est-ce past
RODOLPHO
Pas encore, monieigneor, et pourtant il eat tard!...
giiAas.
Voyez là-bas !... le palais ne s’éclaire-t-il pas T ne voyez-vous pas des hommei qui s'agitent et qui passent?
MICHAELLI, regardant au fond.
Non, monseigneur.
GALÉAS
Que fait-il?... Oh! celte incertitude est mortelle. ..
RODOLPHO, azafflfnonf Galiat.
Vous êtes pile et tremblant, moiiaeigtaeur,., Qu'avez-vou» ?
GALÉAS
J’ai peuri
RODOLPHO
Peur!...
GALÉAS, frittonnani.
Oui, du silence, de cet affreus silence... (La eiocho sonna.) La cloche !... la cloche qui de nou-
veau révéle à la ginnde ville en deuil la mort de Visconti... t enez, venez, suivez-moU
11 se dirige vers !e fond.
MICHAZLU, lut indiquant ta porte à droite.
Par ce chemin, monseigneur, nous atteindrons plus tôt les galeries I
Je veut entrer, moi, par l’escalier d’honneur...
MICHAELLI.
Je craignais que l’orage...
GALÉAS
L’orage ! Qui de vous est assez fou pour avoir peur de l’orage ?... Suivez le régent, messieurs I 11 sort glorieut par le fond, aecompagné de Rotlolpho et de Micnaeili, et suivi des Officiers.