SCÈNE II
GALÉAS, RODOLPHO, entrant par la porte de droite.
GALBAS , entrant.
Ainsi, Rodolpho, tu m’assures que je suis vengé, et ce capitan Lélio, cet espion de Bergame qui est venu se livrer lui-même en rentrant insolemment dans ce palais pour nous égayer par sa folie sans méfiance...
RODOLPUO.
N'est plus à craindre, monseigneur, j’ai fait ce que vous aviez ordonné : tandis que ses allures grotesques et scs discours étranges excitaient 1 en. tbousiasme et le rire, je lui versais joyeusement un vin empoisonné, et maintenant il doit se dé* battre dans les tourments de l'agonie, s’il n'est déjà mort.
GALBAS.
Bien, Rodolpho; il fallait, vois-tu, nous défaire de ce conspirateur sans provoquer même un juge* ment.
RODOLPBO.
C’est accompli, ne songez plus qu’à votre avènement. Vous le voyez, monseigneur, j’al fait rattacher les écussons, relever les armures. El les nobles dignitaires et sénateurs qui d'après vos ordres doivent s’assembler ici, après la célébration de ce mariage, trouveront la salie ducale toute empreinte encore de son ancienne splendeur... J'ai aussi prévenu vos lansquenets ordinaires que vous vouliez sortir.
GALÉAS
Et tu me dUais que l’arcbevéque...