ACTE DEUXIÈME
remarqué... que les femmes ont une insupportable manie... elles se mettent toujours à parler au moment où 1 on n'a justement plus envie de leur répondre... Oui... vous l'avez remarqué?... je m'en doutais... Ah! vous en avez de jolies mœurs... Moi aussi, d'ailleurs... Ah !.. .
[Il s'étire les bras et s'assied).
Minerve, entrant
C'est lui I
Paris
Tiens î Minerve I la déesse de la Sagesse. Avec elle, il n'y a rien à redouter.
Minerve, câline
Bonjour, mon joli.
Paris, gêné
Bonjour, Madame.
Minerve
C'est donc toi qui dois décerner la pomme ?... Eh bien, j'en ai très envie, moi, de la pomme.
Naturellement.
Minerve
Allons droit au but. Veux-tu posséder la Sagesse. (Elle lui passe la main dans les cheveux).
Paris, poussant de petits cris
Ah ! Minerve, que tu m'énerves 1... Pour la seconde fois, mon impartialité s'émeut.
Minerve
Allons, tu m'as comprise ? Berger, tu n'as qu'un mot à dire.
Paris El ce mot?
Minep^ve
Ce mot, c'est un geste.
74 PARIS or LE BON JUGE
Paris
Je l'accomplirai. Mai«% r>st bien A la déesse de la Sagesse que...
Minerve Mais oui. . .
Rlle lui panne le hran autour du cou\.
Paris
C'est égal, je suis intimidé. Se câliner avec la déesse des sciences... 11 me semble ijue je vais passer uu examen. Pourvu que je ne sois pas refusé.
Minerve
N'aie pas peur. . . Viens, j'aurai la pomme ?
Paris
Je t'ai donné ma parole d'honneur. Je le sens. C'est toi la plus belle, [au public). Y a pas de dout<î, c'e^t la plus belle. Viens. [fis sortent. Musique de scène).