‹ Paris; ou, Le bon juge; opérette en 2 actesChapitre 47 sur 54 · ACTE DEUXIEME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIEME

Paris Ce que durent les roses.

VÉNUS

L'espace d'un potin.

Paris

Oh ! racontez-moi ça

Je veux bien.

GOUPLKTS

Par un soir du printemps dernier

Ma fantaisie était sans thème.

Chez moi ce robuste guerrier

Tomba comme Mars en carôme.

J'étais une simple civile

Il était un beau militaire ;

A ses désirs je fus docile

La raison je ne puis la taire.

Refrain

11 avait un panache Un panache haut comm'ça •

Jamais on n'vit panache

Plus beau que c'panach'Ia.

D'un tel panache

On s'amourache

Panachi, panacha

Panachi chonelte

Panachi chonette

Panachi panacha

Panachi chona

Ah ! quel panach' que c'panach'Ia !

Le lend'main matin quand parut

La blonde aurore aux doigts de rose ,

Je r'gardais Mars et m'aperçus

Qu'ça n'était plus la même chose.

Il ronflait comme un vieux tambour

Soufflait comme un commissionnaire .

Et c'en fut fait de notre amour.

La raison je ne puis la taire :

Refrain

Il avait un panache

Un panache haut comra'ça

Jamais on n'vit panache

Plus p'iit que c'panach'là

D un tel panache

On se aétache Panachi, panacha Panachi chonette Panachi, panacha

Panachi chona

Ah! quel panache

Que c'panach'là i

Vénus

Et voilà !

Paris

J'étais tout indiqué pour entendre cette chanson là, car des souvenirs tout récents, mais déjà lointains me permettent d'en comprendre toutes les nuances.

VÉNUS

La satiété ?

Paris Oui.

VÉNUS

N'en dites pas de mal de la satiété. Sans elle les hommes feraient une telle noce que l'espèce disparaîtrait en un clin d'œil.

Paris Alors : Honneur à la satiété prolectrice des animaux !

VÉNUS, riani Vous avez l'air malin, vous ?

Paris Assez.

Page 1