ACTE DEUXIEME
Paris Ce que durent les roses.
VÉNUS
L'espace d'un potin.
Paris
Oh ! racontez-moi ça
Je veux bien.
GOUPLKTS
Par un soir du printemps dernier
Ma fantaisie était sans thème.
Chez moi ce robuste guerrier
Tomba comme Mars en carôme.
J'étais une simple civile
Il était un beau militaire ;
A ses désirs je fus docile
La raison je ne puis la taire.
Refrain
11 avait un panache Un panache haut comm'ça •
Jamais on n'vit panache
Plus beau que c'panach'Ia.
D'un tel panache
On s'amourache
Panachi, panacha
Panachi chonelte
Panachi chonette
Panachi panacha
Panachi chona
Ah ! quel panach' que c'panach'Ia !
Le lend'main matin quand parut
La blonde aurore aux doigts de rose ,
Je r'gardais Mars et m'aperçus
Qu'ça n'était plus la même chose.
Il ronflait comme un vieux tambour
Soufflait comme un commissionnaire .
Et c'en fut fait de notre amour.
La raison je ne puis la taire :
Refrain
Il avait un panache
Un panache haut comra'ça
Jamais on n'vit panache
Plus p'iit que c'panach'là
D un tel panache
On se aétache Panachi, panacha Panachi chonette Panachi, panacha
Panachi chona
Ah! quel panache
Que c'panach'là i
Vénus
Et voilà !
Paris
J'étais tout indiqué pour entendre cette chanson là, car des souvenirs tout récents, mais déjà lointains me permettent d'en comprendre toutes les nuances.
VÉNUS
La satiété ?
Paris Oui.
VÉNUS
N'en dites pas de mal de la satiété. Sans elle les hommes feraient une telle noce que l'espèce disparaîtrait en un clin d'œil.
Paris Alors : Honneur à la satiété prolectrice des animaux !
VÉNUS, riani Vous avez l'air malin, vous ?
Paris Assez.