ROBERT MACAIRE, M. JOBARD
ROBERT MACAIRE
Monsieur, â qui ai-je l'honneur de parler ?
La maison Robert Macaire et C' 273
M. JOBARD
Jobard^ Prosper, rentier I Je venais pour les actions^ mais s'il n*y en a plus?,..
ROBERT MACAIKE
Il n'y en a plus I
M. JOBARD
Je suis désolé ! d'autant plus que c'est une excellente affaire, comme monsieur Gogo médisait tout à l'heure !
ROBERT MACAIRE
Excellente! excellente! Ah! les bonnes affaires sont rares.
M. JOBARD
Oui^ monsieur! c^est bien désolant qu'il n'y en ait plus.
ROBERT MACAIRE
. Je vois que vous y tenez!.... Il y a bien un moyen...
M. JOBARD^ vivement.
Un moyen! lequel?...
ROBERT MACAIRE
Oh ! d'abord il est peut-être trop tard, mais enfin on peut essayer ! Connaisse^-vous M. Bertrand de l'Aube?
274 Pari* pantin
M, JOBARD
Noilj Monsieur!
ROBERT MACAIRE
C'est un de nos plus forts actionnaires ! — S'il consentait à vous en céder quelques-unes,
M. JOBARD
Au pair ?
ROBERT MACAIRE
Je ne le pense pas! Avec une légère prime !.*• Combien en voulez-vous?
M. JOBARD
Une cinquantaine.
Hum! c'est beaucoup I enfin^ essayez! Il est dans mon cabinet, je vais l'appeler.
M. JOBARD
Du tout I monsieur t je vais le trouver moi^ même! Le déranger? jamais! Monsieur^ mes salutations I (Il sort.)