‹ Paris PantinChapitre 112 sur 122 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

ROBERT MACAIRE ET BERTRAND BERTRAND, il veut se sauver.

Oh ! les gendarmes !

La maison Robert Macaire et C" 295

ROBERT MACAIRE

Veux-tu bien rester! Le gendarme est Pami de l'homme, car s'il n'y avait pas d'hommes il n'y aurait pas de gendarmes. — Seulement ce qui distingue le gendarme de l'homme, c'est que le gendarme a des bottes toute sa vie^ et que toi tu n'en a pas aux pieds...

BERTRAND

Oh ! mes escarpins de bal sont encore solides.

ROBERT MACAIRE

Tu m'as l'air intimidé, Bertrand, .,

BERTRAND

Ces messieurs^ en effets ne laissent pas que de me contrarier quelque peu.

Poltron ! va moi t'habiller en sauvage, pendant ce temps je vais faire un appel chaleureux à ces braves militaires ! Deux gendarmes ! c'est trop peul J'en veux mille autour de moi.

BERTRAND

Mais comment les attirerez-vous ?

ROBERT MACAIRE

Crie : au voleur !

BERTRAND

Vous voulez que je crie : au voleur! Mais c'est une imprudence.

ROBERT MAGAIRE

Est-ce que j'en commets jamais? Crie : au voleur!

BERTRAND

Au voleur!

ROBERT MAGAIRE

Encore!

BERTRAND

Au voleur! Au voleur! Au voleur!

ROBERT MAGAIRE

Tu vois! Personne ne vient! Tu croyais qu'ils viendraient ! Ils ne viennent pas ! Apprends une chose, Bertrand^ c'est qu'un gendarme ne vient que lorsqu'on ne l'appelle pas! — Va te vêtir, le reste me regarde.

(Bertrand sort.)

BERTRAND

Oui, patron !

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