‹ Paris PantinChapitre 17 sur 122 · ADIEUX · texte numérisé non relu

ADIEUX

A M. Stemler, Directeur de Monte-Ccrlo*

11 est, sur le bord de la mer.

De la mer Méditerranée,

3o Paris pantin

Une montagne fortunée Où l'oranger parfume l'air I

Monte Carlo ! — Je veux décrire Tes jardins verts, et ton ciel bleu, Et ton Casino plein de rire !

— Le Rire^ ce rival du Jeu !

Je veux peindte tes femmes blanches, Qui mènent leurs petits paniers^ Le long des ravins, sous les branches Des cyprès et des citronniers,

Et les équipages splendides Qui promènent^ d'un pied hardi.

Le long des falaises rapides^ Les descendants des Grimaldi.

Je veux dire la bonne chère Qu'on fait à l'Hôtel de Paris, Et célébrer le moustiquaire.

Ce voile blanc qui ceint nos lits!

De la terrasse blanche et chaude Du CasinO) — bien loin je vois Bercé sur la mer émeraude, Le navire le Charles III,

Et de ses flancs sortent sans cesse Les passagers, joyeux troupeau

A Monaco 'S i

Qui veut faire sauter la c<iisse^ La caisse de Monte Carlo!

Mais bien avant qu'elle ne saute Il faudra^ naïfs voyageurs^ Aller prier Sainte-Dévote, De favoriser les joueurs !

Des huit jours passés sur la roche Où Ton voit l'oranger fleurir, Dans mon cœur, comme dans ma poche, J'emporte un double souvenir!

O Public^ rempli d'indulgence, Merci de m'a voir écouté ; Je n'ai pas eu toujours en France Une pareille urbanité.

Adieu donc! L'an prochain, sans doute, Messieurs, vous me verrez ici, Car nous suivons la même route...

Adieu donc encor... et merci!

3ï Paris pantin

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