CIMETIÈRE DU
env. au dessus de la tête du visiteur.
A dr. et à g. s’ouvrent de lemps à autre d’étroiteset sombres galeries, barrée^ par des chaines. Une ligne noire, tracée au milieu du plafond, indique la route à suivre. Tantôt le couloir s’élargit et se transforme en carrière, et tantôt il se rétrécit. Après lu à 12 min. de marche, on atteint une petite salle dont la voûte est soutenue par deux piliers, et l’on entre dans l’immense ossuaire, contenant, près de3 millions de morts, qui s’étend sous les quartiers du Petit-Montrouge et de Montsouris. De nombreuses et larges galeries s’entre-croisent dans tous les sens. Elles sont, à dr.
et à g., bordées par une double muraille formée d’ossements humains, dont la hauteur varie de 2 à 3 in. Des lignes de têtes de morts courent en cordon sur le milieu du mur et forment corniche au sommet.
De nombreuses inscriptions rappellent les noms des cimetières d’où ces ossements ont été exhumés et la date des combats, livrés dans les rues de Paris, dont les victimes peuplent, par milliers, ces galeries funèbres. Ça et là sont gravées sur les murs des sentences tirées de la Bible ou des œuvres de poètes. Après avoir erré pendant 25 min. dans la nécropole, où l'on remarque une fontaine, dite de La Samaritaine, située à 15 m. au-dessous du 0 de l’échelle des ponts de la Seine,