LA BASILIQUE ET LES TOMBEAUX
Jours et heures d'entrée- — T. 1. j. de 12 h. 5 à 16 h. 5 ou 17 h. 5, de demi-heure en demi-heure.
Un guide (pourboire) conduit trop rapidement les visiteurs.
Histoire. — L’abbaye de Saint-Denis a été fondée par Dagobert, qui fit de l’église la nécropole en titre des monarques français. Rebâtie par les soins de l’abbé Suger, ministre de Louis VI, puis de Louis V II, labasilique futremaniéedel25l à 1281 sur les plans de Pierre
de Montereau On considère la partie anciemie (travée des tours, chevet et crypte) comme une des premières manifestations de l’art gothique. Les chapelles de g. de la nef datent de CharlesV. Saint Louisayant tait refaire les monuments funéraires de ses prédécesseurs, le luxe des mausolées alla croissant, surtout à partir de la Renaissance. L’abbaye fut réduite par Louis XIV au rangdesiinple prieuré. La Révolution supprima le monastère et mutila les tombeaux après avoir dis persé les cendres qu’ils contenaient. Napoléon Ier érigea l’église en « basilique canoniale » et convertit les bâtiments monastiques en maison d' éducation. Aujourd’hui la basilique est devenue simple église paroissiale. Maladroitement restaurée au début du XIXe s., elle conserve, malgré les intelligentes réparations de Viollet-le-Duc, une décoration suspecte (notamment à la façade occidentale) ou ridicule (par exemple aux vitraux des hautes fenêtres du triforium). La basilique a sérieusement souffert de l’explosion d’un dépôt de grenades à la Courneuve, en mars 1918.
SAINT-DENIS
Les Tombeaux.— C’est à la 6e travée de la nef que commence la série des tombeaux, rétablis à peu prés tels qu’ils étaient avant la Révolution. Pour visiter les tombeaux et la crypte, attendre dans cette travée, bascôté dr., le guide qui accompagne aux heures indiquées plus haut. La visite se fait dans d’assez mauvaises conditions, car on peut à peine approcher des monuments les plus intéressants. Les nos correspondent à ceux du plan de la p. 201 :
Bas-côté g. — Tombeaux de :
1. Charles de Va/o/s, jointe d’Alençon (f 1346), et Marie d’Espagne 1379), 2. Leon de Lusignan, dernier roi latin d’Arménie (-f- 1393b 3. Blanche de Castille (ou Catherine de Courlenay ?), 4. Louis , comte d’Evreux (-j- 1319), Marguerite d’Artois (-f* 1311), 5. Clémence de Hongrie (*f- 1328), 6. Charles de France (-f* 1325), 7. Jeanne de France (-f- 1371), Blanche it’Evreux (-f- 1398), 8. Marie de Bourbon (f 1402), 9. Charles d’Anjou, roi de Sicile (*{*1185).
10. Louis et Philippe, fils du comte d’Alençon (restauration moderne), 11. Blanche de France (-j* 1320), 12. Louis, fils aîné de saint Louis* (f 1260), 13. Philippe, frère de saint Louis (-{* vers 1235).
Croisillon g. — 14. Tombeau de Louis XII (-f* 1515) et d’Anne de Bretagne (f 1514), un de* plus beaux monuments de la Renaissance, exécuté par Jean Juste ( Giovanni di Giuslo Betli).
Le roi et la reine sont figurés 1° nus et à l’état de cadavres sur le sarcophage, 2 vivants et agenouillés sur la plate-forme du tombeau; 15. Colonne : monument du cœur de François II, œuvre de Picart et Jacquiau; tombeaux de ; (16) Guillaume du Chastel (•{* 1441) ; 17. Henri II (f 1559) et de Catherine de Médicis (*f* 1588), exécuté de 1560 à 1575 d’après les dessins du Priinatice, sculptures de Germain Pilon ; aux angles, statues de bronze (les Vertus cardinales) ; 18. Blanche d e France , fille de Charles IV (*f- 1392).
œuvre de Jean de Liège ;