CHATEAU ET PARC DE CHANTILLY
Reynolds, Prud’hon, etc. — Sortir par un second passage, traverser la galerie des Cerfs, descendre l’escalier, et tourner dans le vestibule à dr., pour visiter l’Appartement. — Antichambre : toiles d’Oudry, meuble minéralogique en marqueterie; faïences de Chine, de Chantilly, Rouen, etc. —Salle des Gardes : portraits par Van Dyck; émaux de Léonard Limosin, mosaïque d’Herculanum.
— Chambre : panneaux de j.-B. Huet; mobilier en tapisserie de Beauvais; commode en marqueterie de Riesener, un des plus beaux meubles connus. — Cabinet : statuette du Grand Condé, par Frémiet; bureau du duc de Choiseul. — Grand Cabinet : armoire et table de Boulle, table dile du « Ceps de Vigne ». — Salon des Singes; peintures décoratives de Christophe Huet. — Galerie où sont peintes les actions de M. le Prince : panneaux de Sauveur Lecomte; trophée du Grand Condé ; bustes en marbre ; bronzes ; biscuits et terres cuites. — On revient sur ses pas jusqu’à l’antichambre et l’on entre, àdr., dans le Cabinet des livres ; 13,000 vol. (dont 1,400 manuscrits, quelques-uns très rares); belles reliures ; le Grand Condé, terre cuite deCoysevox.
Grand escalier : rampe de Moreau frères, dessinée par Daumet ; torchères d’angle par
Chnpp-idapisseriedesGobelins ;
buste du prince de Condé par
Deseine. — Galerie de la Chapelle : dessins de Raphaël, Seb.
del Piombo, du Dominiquin, d’Alb. Dürer. — Chapelle, fondée au xive s., reconstruite aux xvie, xvne et xixe s. : autel par Jean Goujon et Jean Bullant ; boiseries (1548) et vitraux (1544) provenant du château d’Ecouen; cippe contenant les cœurs des princes de Condé et mausolée de Henri II, prince de Condé (1648-1662), par Jac ques Sarrazin.
Le parc
Derrière la statue de Montmorency, à g. du château d’Lnghien, traverser 1 epont du roi, orné de Cerfs, par Cain, aller jusqu’à l’entrée du bois et prendre, sur la dr., la route qui mène à la maison de Sylvie.
On passe à g. de la chapelle Saint-Paul (1552) et devant la Cabolière (époque Louis XIII, armes restaurées au-dessus de la porte).
Maison de Sylvie. — Ce nom
de Sylvie est celui sous lequel le poète libertin Théophile de Viau célébra jMarie*Félice des Ursins, duchesse de Montmorency, qui l’avait soustrait à un arrêt de mort. La maison fut reconstruite en 1G84 par le Grand Condé. A l’entrée de la maison, à g., Cérès, à dr., Bacchus, marbre du xvne s.). — On visite successivement la salle Bourbon : lit impérial chinois :
cabinets en laque et vases de Chine; — la salle Sylvie : tableaux d’Olivier Merson et de
CHANÏÏI/LV.
Penne; meubles de Grolié; — le Rendez-vous de Dreux .‘jolies boiseries d-u xvne s. ; — la salle Marie-Fèlice : tapisseries d e
Beauvais et des Gobelins ; esquisses de Baudry ; meubles de Grohé; — la salle Théophile :
tapisseries (les Chasses de Maximilien ; bureau et commode de Grohé).
Prendre la direction du Hameau en suivant les flèches et plaques indicatrices : le Hameau est un groupe de maisonnettes rustiques, construites en 1776 et qui furent le théâtre de fêtes champêtres. — Revenir sur ses pàs et longer le canal à dr.
pour at teindre le Parterre français ; en se plaçant au pied du Grand degré, on a sous les yeux une série de statues et de vases.
En face, une branche du canal de la Nonette, dite la Manche (3000 m. de long, 80 de larg.) s’avance au milieu du parterre.
Plus loin, à g., on aperçoit une pelouse, le Vertugadin. En lais-
sant à dr. les parterres, on prend la route du Jardin Anglais (temple de Vénus Callipyge, ile d’Amour : statues d’Aphrodite et d’Eros), et on arrive aux anciennes cascades de Beauvais et au Jeu de paume, construit en 1757 (à Tint, diverses curiosités ; tente d’Abd-el-Kader, voitures de gala, canon, statues et statuettes; tableaux de Carrache, Huet, P. Delaroche, etc.)4
Sortir du parc, tourner à dr.
pour passer sous la porte Saint- Denis et suivre la rue du Connétable ; dans cette rue se voit, à g., Yèglise du xvme s. (à l’int., monument élevé par le duc d’Aumale pour renfermer les cœurs des Condés) ; traverser la place d’Aumale (statue du duc d’Aumale, par Gérôme), puis le champ de courses, où l’on voit les Grandes écuries, dont le pavillon central est orné de sculptures et surmonté d’un dôme massif.
FONTAINEBLEAU
MOYENS D’ACCÈS
Chemin de fer de Lyon : 59 k. en 1 à 2 heures pour 12 fr. 43, 8 fr. 20,
5 fr. 20 ; ail. et ret. ; 18 fr. 70, 13 fr. 15, 8 fr. 33. — Tram électrique, de la gare de Fontainebleau au Palais, 30 c.
HOTELS ET RESTAURANTS
De premier ordre. — Grand-Hôtel Savoy, av. du Cheinin-d.-Fer (près de la gare);. — France et Angleterre, pl. Solférino (dans la ville), repas à la carte ; — de Londres, dépendance du précédent; - de V Mgle-Noir, 27, place Uenecourt ; — Mer cédés, 23, pl. Denecourl.
Moins chers. — Cadran Bleu, 9. rue «Grande; — Morel et Armagnac, 16, rue du Chileau; — Toulouse, 183, rue Grande ; — de la Gare, 79, av.
du Chemin-de-Fer ; — Renaissance, 85. av. du Chemin-de-Fer.
la ville
Fontainebleau est une ville de 14,679 hab., aussi célèbre pour son palais que pour la magnifique for't domaniale qui l’entoure. Elle n’offre par elle-même qu’un médiocre intérêt. Le voyageur sortant de la gare (a g.) prend Y avenue du Chemin-de-Fer, belle avenue de platanes longue de 1,500 m., qui laisse à dr. Véglise moderne des Carmélites et conduit à l’entrée de la ville. On gagne, par la rue du Chemin-de-Fer, et la place de l'Etape, la rue Grande, qui passe à dr. devant
Yéglise Saint-Louis (XVIIIe s.)> et à g. devant Yhôtel de ville.
Longeant à g. le jardin de Diane, on traverse la place Denecourt, où s’élève le monument de Rosa Bonheur ( 1901), œuvre du frère et du neveu de la grande artiste, MM. Isidore Bonheur et Peyrol. On arrive à la place Solférino et à la principale grille du palais fermant la cour des Adieux.
En face se voit la porte (seule œuvre authentique de Serlio)de Yhôtel du cardinal de Ferrure.