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I. Les cours. — Cinq grandes cours sont comprises dans les

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bâtiments formant l’ensemble du Palais. La Cour du Cheval- Blanc ou Cour des Adieux (long.

152 m., larg. 112 m.) rappelle le souvenir d’un cheval moulé en plâtre par Vignole, pour Catherine de Médicis, d’après celui de la statue de Marc- Aurèle; placé au milieu de la cour, il fut détruit en 1626.

Le pavillon du milieu est orné d’un escalier en fer à cheval célèbre, construit en 1634 par Lemercier. En tournant le dos à '^la grille, on a, à dr. Y Aile Neuve , bâtie par Louis XV ; à g. Y Aile François Ier (rez-dechaussée avec de grandes lucarnes). Au fond de la cour, à g., le Jeu de Paume , du temps d’Henri IV; puis, de g. à dr., le Pavillon de THorloge et le Pavillon des Ar?nes (construit qji 1559, rebâti en 1702), adossés à la chapelle de la Sainte-Trinité ; au milieu le Pavillon des Peintures (terminé sous Charles IX); dans l’angle dr. le pavillon des Poêles devenu plus tard le pavillon des Reines , habité par Catherine de Médicis et Anne d’Autriche. On se rend de cptte cour à la Cour de la Fontaine par un portique à dr. de l’escalier en fer à cheval. La fontaine actuelle date de 1810, elle est décoréed’une statue d'Ulysse due à Petitot. La -Cour est limitée.par des bâtiments sur 3 côtés et au S. par l 'étang, dont les carpes sont, dit-on, centenaires. Au fond de la cour se trouve la Galerie de François ICc au-dessus d’une

terrasse sur arcades. Par une voûte ouverte entre les deux rampes de l’escalier faussement attribué à Serlio, on se rend à la Porte Dorée ou Pavillon de Maintenon , qui donne accès à la Chaussée de Maintenon, élevée entre le partefte et l’étang.

La Porte Dorée a été élevée par François Ier et décorée, sur les dessins du Primatice, de peintures mythologiques. L’arcade du rez-de-chaussée est divisée en deux parties ; le portique extérieur, avec deux compositions du Primatice ( Hercule revêtu d'habits de femme par Omphale et Hercule retiré des bras d’Omphale), restaurées en 1855 par Picot ; le portique intérieur visible avec l’autorisation du conservateur. — La Cour ovale est également visible avec autorisation spéciale; on y voit le Pavillon de Saint- Louis flanqué d’une tourelle antérieure à François 1er, la grande Galerie Henri II, le Pavillon du Dauphin et la Porte Dauphine. — r Les visiteurs sans^Lutorisation spéciale se contenteront de regarder la cour ovale, lorsqu’ils seront à l’intérieur du palais, par le palier de l’Escalier du Roi ou par la galerie Henri II. — La Porte Dauphine ou Baptistère fut élevée sous Henri IV et reçut son second nom en souvenir du baptême de Louis XIII; elle a été restaurée en 1862. Entre les colonnes, masques antiques, en marbre blanc, de la Tragédie et de la Comédie.

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Sur le monument, initiales d’Henri IV et de Marie de Médicis. — En avant de la porte Dauphine, deux Hermès colossaux marquent l’entrée de la Cour des Offices (long. 87 m., larg. 78 m.). bâtie par Henri IV; entrée monumentale sur la place d’Armes. Pour revenir de la cour des Offices à la cour du Cheval-Blanc, on peut, si on a le temps, traverser le parterre et taire le tour de l’étang (env. 30 min.), d’où l’on a une belle vue sur le château.

II. Le Musée. — On entre au rez-de-chaussée sous l’escalier du ter à cheval. — Chapelle de la Sainte-Trinité (15. 9), décorée sous Henri IV, peintures de la voûte par Fréminet ; audessus de la porte, tribune du Roi, en menuiserie ; riche autel, œuvre de Bordogni, du temps de Louis XIII; auges en bronze attribués à Germain- Pilon. — On monte au 1er étage par l’escalier de François Ier et on entre à g. dans les appartements de Napoléon Ier.

Appartements de Napoléon Ier.

— L’ameublement des salles suivantes date en partie de l’Empire. — Antichambre des Huissiers : dessus de porte de Boucher; tapisseries de Beauvais; chapeau et boucle de cheveuxde Napoléon. — Cabinet des Secrétaires de l'Empereur :

branche du saule qui abritait la tombe de Napoléon à Sainte- Hélène; fragment de son cercueil. — Salle de bains : peintures sur glaces {Jeux d' En fants.

par Barthélemy). — Cabinet de l'abdication ou Salon rouge :

petit guéridon en acajou sur lequel Napoléon a rédigé son abdication (entaille faite par l’Empereur avec un canif). — Cabinet de travail : tapis de la Savonnerie; lit de camp de Napoléon. — Chambre à coucher : lit de Napoléon, en bois doré ; berceau du roi de Rome.

Salle du Conseil ; Construite sous Charles IX, décorée sous Louis XIV et Louis XV : peintures de Boucher et Van Loo; grande table ; tapis des Gobelins. — Salle Brûle-tout : ainsi nommée parce qu’on brûlait dans sa cheminée les papiers inutiles.

Salle du Trône : attribuée à Charles IX, ornée en 1642, agrandie sous Louis XIV. Trône du Ier Empire; beau plafond du temps de Henri IV; portrait de Louis XIII d’après Ph.

de Chainpaigne (original brûlé en 1793); lustre en cristal de roche.

Appartements de Marie-Antoinette. — Boudoir : plafond de Barthélemy ; cuivres ciselés par liouthière; vases en ivoire donnés à Napoléon par l’empereur d’Autriche. — Chambre à coucher de la Reine : elle a été habitée successivement par MariedeMédicis, Marie-Thérèse, Marie-Antoinette, Marie-Louise, Marie-Amélie et l’impératrice Eugénie; beau plafond; lit de Marie-Antoinette. — Salon de musique : plafond de Barthé-

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lemy; dessus de porte, en grisaille, par Sauvage; guéridon en porcelaine de Sèvres (1806).

— Salon des dames U' honneur : pendule de Sèvres.

Galerie de Diane (Bibliothèque),construite parHenri IV (80 m. de long), remise à neuf sous la Restauration; voûte à caissons ornés de peintures par A. de Pujol et Blondel ; fac-similé de l’abdication de Napoléon Ier. — Salon de réception. — Antichambre : tapisserie des Gobelins (les Saisons) de l’époque de Louis XIV. — Salle des Tapisseries, remise à neufsous Louis-Philippe : belles tapisseries de Flandre {Amours et Psyché).

Salon de François l«r. — Cheminée du temps de François Iep; charmant médaillon peint à fresque attribué au Primatice; vieilles tapisseries de Flandre ( Chasses de V empereur Maximilien)] sur des consoles, bustes en Sèvres de Louis XVIII, Charles X et Louis-Philippe.

Salon Louis XIII. — Servit de chambre à coucher à Marie de Médicis, qui y mit au monde le futur Louis XIII. Portrait de Louis XIII enfant par Ambroise Dubois ; glace de Venise, une des premières qui aient été fabriquées ; coflret à bijoux d’Anne d’Autriche. — Salon Saint-Louis : quinze tableaux dont cinq modernes, représentant des traits de la vie d’Henri IV; statue équestre de Henri IV par Jacquet. — Salon

des aides de camp : tableaux de Dubois.

Salle des Gardes. — Terminée en 1564 par Charles IX, restaurée en 1834 ; plafond exécuté sous François Ier ; beau parquet en marqueterie; cheminée monumentale par Jacquet père et fils ; petits médaillons en camaïeu renfermant des portraits de François Ier, Henri II, Antoine de Bourbon, Henri IV et Louis XIII.

Escalier du Roi : compositions de Niccolo dell’ Abate.

d’après les dessins du Primatice se rapportant aux événements de la vie d’Alexandre (en réalité de François Ier).

Appartements- de Madame de Maintenon. — Antichambre. — Salon : meubles de Boulle. — Cabinet de travail : tableaux en tapisserie de Beauvais. — Chambre a coucher. — Boudoir. — Cabinet de toilette :

pendule de Boulle; tableau de Vien : la Marchande d’Amours.

Galerie Henri 11 ou Salle des Fêtes. La plus belle pièce de tout le château (30 m. de long, sur 10 m. de larg.) construite par François Ier, décorée par Henri II ; on y voit partout les chiffres entrelacés de Henri II et de Diane de Poitiers. — Série de compositions mythologiques exécutées à partir de 1552 par Niccolo dell’ Abate sur les dessins du Primatice, restaurées en 1834 par Alaux.

Galerie François Ier, commencée en 1528, ornée de peintures en 1535, terminée en

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J544, restaurée par Louis-Phil«ppe (long. 64 m., larg. 6m.); plafond à caissons; figures en bas-relief et en ronde bosse du Rosso; fresques d’apres les dessins duPrimatice. — Vestibule d’honneur du Fer à cheval : six belles portes massives en chêne sculpté.

Appartements du Pape. — 1° Appartements Louis XIII ou des Reines-mères. — Antichambre : tapisserie d’Oudry ; deux commodes ae Boulle; tableaux de [Van Loo; guéridon en marqueterie de marbres italiens offert au prince impérial par Pie IX. — Salon des officiers : ameublement Louis XV.

— Grand Salon de réception :

ameublement Empire; tapisserie des Gobelins (xvne s.), table enrôle et bronze offerte à Napoléon Ier. — Ancienne chambre ci coucher des reines-mères :

tapisserie des Gobelins d’après Coypel ; plafond par Cottelle de Meaux; portraits d’Anne d’Autriche et de Marie-Thérèse par Desève; beaux meubles en tapisserie de Beauvais. Le pape Pie VII disait la messe dans cette salle pendant sa captivité.

— Cabinet de travail dupape :

portrait de Pie VII, d’après David; meubles en tapisserie de Beauvais. — 2° Appartements Louis XV. — Cabinet de toilette :

portraits d’Henri IV et de Louis XIII en tapisserie des Gobelins. — Chambre à coucher duPape : c’était, sous Louis- Philippe, la chambre à coucher du duc et de la duchesse d’Or-

léans. — Salon d'angle : tapisserie des Gobelins, vases de Sèvres. — Salle d'attente : dessus de porte attribués à Mignard ; ameublement de chambre à coucher de style Empire, très simple, qui a servi à Pie VII lors de sa captivité. — Antichambre: tableaux de Breughel, Boucher et Van Loo.

Galerie des Fastes : rinceaux Louis XV; bahuts (en ébène) Louis XIII.

Galerie des Fresques et des Assiettes : plafond orné de fresques par Ambroise Dubois; assiettes en porcelaine peinte représentant les résidences royales; coffret à bijoux de la duchesse d’Orléans. — Le guide abandonne ici les visiteurs.

On peut visiter (pourboire au gardien) les trois salles du Musée chinois, ouvert aux mêmes heures que le palais, et, avec une autorisation du conservateur, la Haute-Chapelle, l'Escalier de la Reine, X Appartement des Chasses, les Appartements de l’Aile Louis XV, la Galerie des Cerfs (où la reine Christine de Suède fit assassiner Monaldeschi) et les petits appartements de Napoléon Ier et de l’impératrice Joséphine, ré.

cemmei t restaurés et meublés par les soins du conservateur M. G. d’Esparbès.

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