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BOIS DE VINCENNES. — LA CITÉ

din d’essais coloniaux, annexe du Muséum d’histoire naturelle. Entre la route de la Belle- Gabriel le et le fort de Vincennes, dans la partie N.-E. du bois, se trouvent le Stade Pershing , créé et offert par les Américains à la Ville de Paris, et le lac des Minimes (8 hect.), contenant trois lies.

Un pont conduit dans Vile du N. ou de la Porte-Jaune (caférestaurant), la plus petite des trois. Les deux autres lies communiquent entre elles par un pont, mais on ne

peut s’y rendre qu’en bateau»

Une route circulaire de 1,800 m., contournant le lac des Minimes, conduit à une pelouse d’où l’on découvre la pyramide (F. p. 45); \e champ de manœuvres, les buttes pour le tir del’infanterie et le polygone de l’artillerie. Au N. de la routecirculaire, est le point dit la Porte-Jaune, sur la route de Fincennes à Nogent-sur-Marne (cette route est parcourue par le tramway nogentais, que; l’on peut prendre jusqu’à la^ porte de Vincennes).

La Cité. — L'île Saint- Louis.

10e SECTION

Palais de Justice. — Sainte-Chapelle.

Hôtel-Dieu. — Notre-Dame.

L’île de la Cité est reliée aux quartiers de la rive dr. par quatre ponts, et à ceux de la rive g. par cinq ponts. Derrière la statue, deux escaliers descendent vers un square, d’où l’on peut voir les admirables mascarons qui ornent la corniche du pont.

Le Pont-Neuf (p. 51) conduit du quai du Louvre à l’extrémité O. de la Cité. Sur le terre-plein du Pont-Neuf, statue équestre de Henri IV, modelée'par Lemot, inaugurée en 1818, en remplacement d’une autre, érigée en 1635 et détruite en 1792.

A l’O., devant le Palais de

Justice (p. 94), s’étend la place- Dauphine, de forme irrégulière. bordée sur deux côtés de maisons qui datent pour la plupart du règne de Louis XIII.

Devant la façade E. du Palais de Justice et de la Sainte- Chapelle (p. 75), comprise dans son enceinte, passe le boulevard du Palais, que bordent aussi le Tribunal de commerce, construit par Bailly de 1860 à 1865 (dôme haut de 42 m. ; au Ie' étage, salle d’audience, ornée de quatre compositions par Robert-Pleury et Paul Delance), la Préfecture de Po lice et une caserne de sapeurspompiers (étal-major).

PROMENADES, MONUMENTS ET CURIOSITÉS. [CHAP. IIl]

A TE. du Tribunal de commerce, la large rue de Lulèce où s’élève la statue de Théophraste Renaudot (1893), par A. Bouclier, aboutit au marché aux Fleurs (mercr. et sam.), orné de deux fontaines et planté d’arbres. Le marché aux oiseaux se tient 1. 1. diin.dans l’après-midi, sur l’emplacement du marché aux fleurs.

Plus loin, la place du Parvis- Notre-Dame est bordée : au N.

par l’Hôtel-Dieu, fondé vers Tan 660, reconstruit de 1868 à 1878, à TE. par la cathédrale Notre-Dame (p. 73), dont elle permet de voir l’admirable façade. A l’angle S.-E., groupe colossal en fonte (1882), de Rochet, représentant Charlemagne monté sur un cheval -que maintiennent Roland et Olivier.

Le long de la Seine et derrière le chevet de Notre-Dame, sur l’emplacement de l’ancien Archevêché, démoli en 1831, joli square de l’Archevêché (, fon-

taine Notre-Dame, de style gothique; fragments de sculptures provenant de la cathédrale ; buste deGoldoni, auteur dramatique italien).

A l’extrémité S. de la Cité, la Morgue où sont exposés les morts dont l’identité n'a pu être établie.

La Cité communique par le pont Saint-Louis (p. 50) avec l’île Saint-Louis, le quartier le plus tranquille et le plus solitaire de Paris. Elle renferme :

l 'église Saint- Louis-en-V lie, des xvne et xvme s. (clocher avec flèche ajourée, de 1741); — sur le quai d’Anjou, l’hôtel de Lauzun ou Pimodan, conslruit au xvne s.; — à l’extrémité E.

de l’ile, rue Saint-Louis, 2, l’hôtel Lambert (on peut le visiter), construit par Le Vau au xvme s. Jet auj. propriété de la famille Czartoryski. — Sur le terre-plein de la pointe orientale de l’ile, monument de Barye (1893), sculpteur animalier, par Marqueste et Bernier.

La Seine.

I I e SECTION

Quais, ponts, ports.

La descente dè la Seine en bateau vapeur est une promenade très intéressante; mais pour bien juger de l’aspect des quais, il faut les parcourir, soit en tram, soit en partie à pied.

Les quais, presque tous plan-

tés d’arbres, les ports et la plupart des ponts offrent un aspect intéressant et, sauf dans l’ile Saint-Louis, très animé. Les points de vue les plus remarquables sont ceux qu’offrent, surtout au coucher du soleil.

[11e SECT.j PONT D’AUSTERLITZ. — PONT SULLY.

le chevet de Notre-Dame, les tours de la Conciergerie et le palais du Louvre.

En entrant dans Paris, à l’E., on rencontre d’abord le pont National (1852), entre la porte de Bercy (rive dr.) et la porte de la Gare (rive g.). Il sert au chemin de fer de ceinture et aux voitures et piétons.

En aval, sur la rive dr., le porte t le quai de Bercy. A dr., vaste En trepôt des vins, alcools, vinaigres et huiles.

Sur la rive g., quaide la Gare, bordé à dr. par le port de La Gare, ou port au bois, à g. par les ateliers et la gare aux marchandises de la Cie d’Orléans.

Les quais de Bercy et de la Gare, reliés par le pont de Tolbiac (1884), se prolongent jusqu’au pont de Bercy (1864).

Sur la rive dr., port et quai de la Râpée, toujours fort animés. Le long du quai, à dr., magasins militaires des fourrages, bureaux des négociants en vins, ateliers de tonnellerie, de taillanderie, restaurants, etc.

Sur la rive g., port et quai d'Austerlitz aboutissant à la place Valhubert, en longeant des usines, des chantiers et la gare du chemin de fer d’Orléans en face de laquelle est le pont du Métropolitain, long de 140 m.

Le pont d Austerlitz, au N et

dans l’axe de la place Valhubert, fut construit de 1802 à 1807. Rebâti en pierre (1855), il a été élargi de 1884 à 1885 (noms des principaux officiers

morts à Austerlitz inscrits dans les ornements du pont).

Sur la rive dr.,dans l’axe du pont, avenue Ledru-Rollin. En aval, place Mazas. Au delà, port et quai Henri-IV ; le quai se prolonge en faisant un angle (au sommet duquel une passerelle en ciment armé a remplacé l’ancienne estacade) jusqu’au pont Sully. En amont de ee pont, la Seine se partage en deux bras pour former l’ile Saint-Louis (p. 48).

Sur^la rive g., port aux vins bordant le quai Saint-Bernard, qui longe la grille du Jardin des Plantes (p. 55) et la Halle aux vins, pour aboutir au boulevard Saint Germain et au pont Sully.

Le pont Sully (1876J relie le boulevard llenri-IV au boulevard Saint-Germain ; il traverse la partie E. de file Saint- Louis.

En descendant le petit bras ou bras N., rive dr., en aval du pont Sully, port Saint-Paul, qui borde le quai des Célestins.

Sur la rive g., île Saint-Louis (p. 48) bordée de ce côté par le quai d'Anjou.

Les quais des deux rives aboutissent au pont Marie, bâti de 1614 à 1628. En aval, rive dr., quai de l’Hôtel-de-Viile qui se prolonge jusqu’à la place de l’Hôtel-de- Ville (p. 39).

Sur la rive g., quai de Bourbon (aux nos 13 et 15, ancien hôtel Le Charron ), du pont Marie à la pointe O. de i’ilè Saint-Louis.

Le pont Louis-Philippe (1862) relie les quais de Bourbon et de l’Hôtel- de-Ville.

Le bras S. de la Seine, en aval du pont Sully, présente sur sa rive dr. le quai de Béthune, auquel fait suite le quai d'Orléans (n° 12, maison natale du poète Félix Arvers ; au n 18, ancien hôtel du duc de Richelieu, neveu du cardinal) ; sur sa rive g le port et le quai de la Tournelle, aboutissant l’un et l’autre au pont de l’ Archevêché. Sur le quai de la Tournelle la Pharmacie centrale des hôpitaux occupe l’ancien hôtel de Nés ni ont du xviu s.

Le pont de la Tournelle (1654, refait sous Louis- Philippe, élargi en 1919), va du quai du même nom à Pile Saint-Louis (sur la rive dr. et sur la dernière pile du pont, échelle hydrographique dont le zéro marque l’étiage de la Seine).

En amont du pont de l’Arelievêché le bras S. de la Seine se divise en deux parties, dont la plus large sépare l’ile Saint- Louis de l’ile de la Cité, tandis que l’autre baigne la Cité {p. 47) au S. A l’0. du bassin que forme le fleuve et à l’extrémité de la Cité, se trouve la Morgue (p. 48). Le bras N.

passe sous le pont Saint-Louis (1862), qui fait communiquer l’ile Saint-Louis et la Cité.

Le bras de la Seine qui contourne au N. l’ile Saint-Louis et celui qui la sépare, à l’O., de l’ile de la Cité forment un larg bassin par leur jonction

[chapitre iii]

en aval des ponts -Saint-Louis et Louis-Philippe. Sur la rive dr., le quai de lTIôtel-dé^Ville se prolonge jusqu’à la place du même nom ; sur la rive g. le quai aux Fleurs s’éiend jusqu’au pont Notre-Dame. La place de l/Hôtel-de-Ville (p. 39) et le quai aux Fleurs sont reliés parle pontd’Arcole (1^55).

En aval, rive dr., quai de Gesvres, où s’élève le théâtre Sarah-Berrihardt (p. 38), et aboutissant à la place du Châtelet (p. 38). Il est relié à la rive N. de la Cité par le pont Notre-Dame (1853, refait en 1914).

Sur la rive N. de la Cilé, le quai de la Cité longe le marché aux Fleurs (p. 48) et le Tribunal de Commerce (p. 47), entre le pont Notre Daine et le pont au Change (1859).

Sur la rive dr. s’étend, jusqu’au Pont-Neuf, le quai de ia Nié isserie (marchands d’oiseaux). '

Le quai de l’Horloge (rive g.) commence au pied de la tour de l’Horloge du Palais de Justice (p. 94), longe ce Palais et s’étend sur la rive N. de la Cilé jusqu’au Pont-Neuf.

Le pont de l'Archevêché traverse, à l’extrémité E. de la Cité, le petit bras de la Seine qui baigne cette île au S.

Le quai de l’Archevêché maintenant occupé par le square de l’Archevêché (p. 48) et la sacristie de la Cathédrale, débouche sur la. place du Parvis (p.46), près delà statue

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