QUAIS, PONTS, PORTS. [CHAPITRE III
struit de 1685 à 1689 par le père F. Romain et Mansard (sur la dernière pile, sur les deux rives, échelle hydrographique dont le zéro marque réliage et où sont indiquées les principales crues du fleuve; vue magnifique).
En aval du Pont- Royal, sur la rive g., le quai d’Orsay {port) s’étend, sur 3,500 m., jus-
qu’au pont de Passy, en longeant : la Caisse des Depots et Consignations ; la monumentale gare d’Orsay {chemin de fer d’Orléans) construite en 1900 par Laloux (façade de 173 m.) et le palais de la Légion d’honneur, bâti en 1786, incendié parla Commune (187 i), rebâti à l’aide d’une souscription de membres de la Légion d’honneur (petit musée de déco rations).
Le pont de Sol férino '(1859) relie le quai d’Orsay au quai des Tuileries.
En face de la Chambre des députés (p. 81), qui s’élève sur le quai d’Orsay, le pont de la Concorde, construit de 1787 à 1790, par Perronet, relie ce quai à la place de la Concorde (p. 13).
A partir du pont de la Concorde, les quais sont beaucoup moins fréquentés. Sur la rive dr., le quai de la Conférence ■longe le Cours-la-Reine (monument d’Armand Silvestre, par Ant. Mercié), puis le Cours Albert-h et aboutit à la place de l’Alma. La partie du quai qui longe le Cours Albert-Icr a
été créé un jardin à la française. Sur la rive g., le quai d’Orsay passe devant l’hôtel de la Présidence de la Chambre (p.69), le Ministère des Affaires Etrangères (p. 69) et l’Esplanade des Invalides (p. 69).
Le pont Alexandre III, dont la première pierre a été posée par le tsar Nicolas II, en octobre 1896 (achevé en 1900), relie les Champs-Elysées à l’Esplanade des Invalides. Construit par MM. Résal et Alby, remarquablement décoré par Cassien- Bernard et Cousin, il est précédé de deux pylônes {Pégases dorés et Renommées par Frémiet) et repose sur une seule arche longue de 107 m. et large de 40.
Le pont des Invalides (1855) relie le quai d’Orsay au quai de la Conférence.
Sur la rive g., le quai d’Orsay (au mois de mai, s’y tient la fête des Invalides) que suit en contre-bas du côté de la Seine la ligne du chemin de fer des Invalides à Versailles, passe devant Magic City.
Le pont de l’Alma (1856) relie le quai d’Orsay à la place de l’Alma ; sur les piles, quatre statues: zouave et grenadier par Dieboldt; artilleur et chasseur à pied par Arnaud. A partir de ce pont le cours de la Seine tourne au S.-O. Sur la rive dr., l’avenue de Tokio (ancien quai de Billy) est bordée par la Manutention militaire .
La passerelle de Bilty (pour piétons seulement), construite
[12e SECT.]
lors de l’Exposition universelle de 19Q3, relie l’avenue de Tokio au quai d’Orsay. Sur la rive g.
le quai d’Orsay laisse à g. la Station de Météorologie, le Dépôt des marbres et le Garde-Meuble, plus loin, le Champ de Mars (p. 71) en passant devant la tour Eiffel (p, 71) et longeant à dr. le port des Cygnes.
Le pont d'Iéna (1813) relie le Champ de Mars au parc du Trocadéro; il est précédé de quatre groupes d’hommes domptant des chevaux.
Sur la rive dr., quai de Passy.
— Sur la rive g., le quai d’Orsay vient se terminer au pont de Passy (1906), qui porte le viaduc du Métropolitain (groupe de Forgerons et de Nantes ou mariniers, par Gustave Michel).
Ce pont relie le quai de Passy au quai de Grenelle, que suit le chemin de fer des Invalides et que horde le port de Grenelle.
Du pont de Passy au pont de Grenelle s’étend au milieu du fleuve Vile des Cygnes (à son extrémité O., réduction de la
Liberté éclairant le Monde, par
Bartholdi).
Le pont biais du chemin de fer de l’Etat (1900) qui traverse l’ile, donne passage à la ligne de la gare Saint- Lazare à la gare des Invalides.
Le pont de Grenelle recon struit en 1875, en fer, relie les quais de Passy et d’Auteuil à la place du Pont-de-Grenelle, sur la rive g. Le quai d’Auteuil, (pompe à feu) se prolonge, en laissant à dr. la maison de retraite dite Institution de Saint e-Périne, jusqu’au pont d’Auteuil, de [même que, sur la rive g., le quai de Javel.
Le pont Mirabeau (1895), décoré de sculptures par Injalbert, relie les quais d’Auteuil et de Javel.
Le pont-viaduc d'Auteuil, ou du Point-du-Jour, limite du cours de la Seine dans Paris (long. 175 m), a élé construit par l’ingénieur de Bassompierre et achevé en 1866. Il sert au chemin de fer de Ceinture, aux voitures et aux piétons.