LE LUXEMBOURG
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Sèvres, par Risler et Goutan), qui borde au S. l’église Saint- Germain-des-Prés (p. 77). Au A., rue de l’Abbaye, se trouvent un autre petit square (arcades gothiques et fragments de sculpture) et plus loin (au n° 3) Je Palais Abbatial, en briques et pierre, construit vers 1586 par le cardinal de Bourbon et transformé à l’époque de Louis XIII.
On atteint la place Saint-Germain-des Prés (statue de Diderot, par Gautherin),d’oùse détachen t : au S. -O , la rue de Rennes, qui conduit à la gare Montparnasse, et, au S., la rue Bonaparte, par laquelle on gagne la place Saint-Suîpice (marché aux fleurs le lundi et le jeudi), ornée d’une. fontaine monumentale (1847; par Visconti (statues de Bossuet, de Fénelon, de Massillon et de Fiée hier) »
A l’O. de la place, mairie du VF arrondissement', au S., l’ancien séminaire de Saint-Sulpice ; à l’E., église Saint-Sulpice (p.82j, derrière laquelle passe la rue Garancière (au n° 8, ancien hôtel de Rieux-Sourdéac ).
Au S., la rue Férou aboutit, devant le Musée du Luxembourg (p. 136), à la rue de Vaugirard, la plus longue de Paris (4,450 m.
de la place de la Sorbonne à la porte de Versailles; au n 50, ancien hôtel de La Fayette). En suivant la rue de Vaugirard à g.
on laisse à dr le Petit-Luxembourg (p 100), le palais du
Luxembourg ou du Sénat (p. 99), puis, à g., le théâtre de l’Odéon reconstruit en 1818. Sur la place de VOdèon, au N. du théâtre, s’élève le monument d'Emile Augier, par Barrias.
Au S. de l’Odéon s’ouvre une entrée du jardin du Luxembourg.
Le jardin du Luxembourg (25
hect. (’). œuvre de Salomon de Brosse, diminué de plus d’un tiers en 1867, est encore un des plus beaux de Paris.
Si l’on entre par la porte qui est en face du théâtre de l’Odéon, rue de Vaugirard, on remarque:
à dr., dans les parterres réservés, le long du palais, u n Joueur de (lùtex, une statue déhomme, des statues de femmes drapées ; à g. de l’entrée, dans un joli jardin anglais avec pièced’eau :
un Bacchus, par Crauk; la Famille a’Adam, par Garraud; le monument de Banville, par J. Roulleau et Courtois- Suffit ; le monument de Henri Mürge»\ par Bouillon, puis, à l’extrémité d’une avenue de platanes, avec bassin, la jolie fontaine de Médicis, construite par Salomon de Brosse (dans la niche centrale, statue de Polyphénie prêt à écraser Acis et Galalée, par Otlin ; à dr. et à g.. Pan et Diane, du même; sur la face postérieure, fontaine de Léda (bas-relief, par Valois).
De là, on monte sur la terrasse de l’E., où s’élèvent les statues des femmes illustres :
(1) Les statues sans noms d’auteur proviennent du pare de Sceaux.
PROMENADES, MONUMENTS ET CURIOSITÉS. [CHAP. IIl]
Ste Bathilde, par Thérasse; Berthe ou Bertrade, par Oudiné ; une reine de France (sans indication de nom, par Carie Elshoeeht; Ste Geneviève, Marie Stuart, Jeanne d’Albrel (ces trois statues non signées); Clémence Isaure, par A. Préault; Mademoiselle de Montpehsiev, par Demesmay; Louise de Savoie, par Clésinger; Marguerite d'Anjou, par Taluet; le Travail , bronze, par Gaultier in.
Dans les quinconces de ce côté, kiosque de musique (en été, musique militaire). Statues:
Faune dansant sur une outre, bronze, par Lequesne; Petit garçon portant une petite fille, bronze, par Valois ; Dispetto, par J. Valette ; monument de Leconte de Lisle, par Denys Pueqh et Scellier de Gisors, architecte ; la Bouche de la Vérité, par Blanchard : la statue de George Sand, par Sicard ; Velléda, par Maindron; Rhapsode, bronze par A. Bourgeois ; Marchand, de masques, bronze, par Astru-c.
Dans les parterres situés en tre les deux terrasses, au S. du bassin : Diane à la biche, copie d’après l’antique ; le monument de Scheurer-Kestner (figures de la Justice et de la Vérité), par Dalou ; à l’E. du bassin : Femme drapée tenant une couronne ; Vulcain, par Bridan; Calliope, par Pellicia ; Marius sur les oSiines de Carthage, par Victor Vilain ; David, statue au sommet d’une colonne ; au N. du bassin : copie du Gladiateur
Borghèse, parG.uiard; Coup de grisou, par Greber; à l’O. du bassin : Minerve, Femme drapée , Amphitrite, Femme drapée tenant une couronne , Vénus sortant du bain, sur une colonne, ete.
A dr. et à g. des escaliers donnant accès aux terrasses, gracieux groupes d’enfants soutenant une coupe.
Sur la terrasse de l’O., suite des femmes illustres : Ste Clotilde, par Klagmann ; Marguerite de Provence, par Husson ; Anne de Bretagne, par J, Debay; Anne d'Autriche, par Ram us ; Blanche de Castille , par Dumont; Anne de Beaujeu, par Gatteaqx ; Valenline de Milan , par Huguenin ; Marguerite de Valois, par Lescorné ; Marie de Médicis , par Clésinger ; Laure de Noues, par Ottin.
Les quinconces de ce côté (théâtre de Guignol, calé, refuges contre la pluie) sont traversés par une grande allée centrale. A dr., côté de la rue de Vaugirard, sous de beaux platanes, le long du jardin réservé du petit Luxembourg s’élève le monument d’Eugène Delacroix (sculpteur Dalou, archit. Menuel). Plus loin, au S. du Musée du Luxembourg (p. 136), installé dans l’ancienne orangerie^ on voit : Au but, par Boucher; l'Adieu, par Levasseur; et, à l’O. du Musée, Source et Ruisselet, par Chatrousse; l' Effort., par Pierre Roche et une belle copie de la Vénus de Médicis, posée sur des frag-
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ments provenant des ruines des Tuileries, — En suivant les parterres situés le long de la rue Bonaparte jusqu’aux pelouses de l’ancienne pépinière, on rencontre : Vestale , Triomphe de Silène, par Dalou; monument de P. Verlaine, par Rodo de Niederhausérn ; monument de Gabriel Vicaire (poète), par A. Injalbert (1902) ; Bethsabée.
par Morea.u Vauthier ; monument de Chopin, par Bouclier; Hercule, par Ottin ; à g., Escu lape. L’ancienne pépinière renferme (en se dirigeant de la rue Bonaparte vers l’avenue de l’Observatoire) ; la Charité, par Petitot ; la Joie de la Famille, marbre, par Daillon ; monument de Sainte-Beuve (sculpteur Denys Puech, arch.
Moure) ; Euslache Lesueur, par Husson; monument de Watteau (sculpteur Gauquié, arch.
Guillaume); lu Zaga, bronze, par Ringel d’illzach Duseigneur ; statue de Frédéric Le Play, économiste, bronze, par Ailar ; Harde de cerfs, bronze, par Le Duc; Lion et Autruche, bronze, par Cain ; monument de Ferdinand Fabre, groupe marbre, par Marqueste ; basrelief par Jean-Paul Laurens et cinq statues mutilées, d’après 1 antique; près de la rue Auguste-Comte, un groupe de Lutteurs, bronze, par Ottin.
A l’E. du jardin, l’Ecole des Mines (bd Sain t-Michei,60 et 62), fondée en 1783, est installée dans l’ancien hôtel Vendôme, reconstruit et agrandi de 1860 pa aïs
SERVATOIEE. g5
à 1863. — Derrière l'Ecole, 16 belles serres (pour visiter s’adresser bd Saint-Michel, 64) contiennent plus de 25,090 plantes.
La rue Auguste-Comte, où se trouvent V École coloniale et le lycée Montaigne, sépare le jardin du Luxembourg de l’avenue de l’Observatoire.
L’avenue de ('Observatoire, sur laquelle s’élèveut à dr!
V Ecole de [ harmacie et la Clinique d' accouchement, est ornée de groupes en marbre représentant le Matin (par Jouffroy), le Midi (par Perraud), le Soir (par Crauk), la Nuit (par Gumery). Elle est terminée au S. par la fontaine de l’Observatoire, œuvre de Davioud (1875), ornee de 8 chevaux marins en bronze (par Fremiet) entourant les Quaire parties du monde (par Carpeaux) supportant une sphère.
Au delà de la fontaine de l’Observatoire s’étend le carrefour de l’Observatoire. Au centre, monument de l’explorateur Francis Garnier (1839-1875), par Denys Puech. A g. sont le Bal Bullier (p. xxm) et la station de Port-Royal (ligne de Sceaux), à dr., à l’angle de la clinique d’accouchement, le monument du professeur Tarnier, par Denys Puech ; la statue du Maréchal Mey, par Rude, près de l’endroit où le maréchal a été fusillé : plus loin, à l’intersection de l’avenue et de la rue Denfert-Rochereau, monument de Théophile Roussel, homme
PROMENADES, MONUMENTS ET CURIOSITÉS. (CHAP. IIl]
politique, médecin et philanthrope, par Champeil. Dans le jardin de l’Observatoire, sur la méridienne et tournée vers le N.
statue de Le Verrier, par Chapu.
L’Observatoire (1667-1672) est coupé en deux parties égales par le méridien de Paris (à Tint., musée astronomique).
Au S. du carrefour se joignent les boulevards du Montparnasse et de Port- Royal. Le boulevard du Montparnasse croise le boulevard Raspail, laisse à dr. V église N.-P.-des- Champs, construite par Ginain (1867-1876); à g. la gare du chemin de fer de l’Etat (rive g., dite gare Montparnasse (1848-1852), et se prolonge jusqu’à la rue de Sèvres. Les boulevards Baspaîl et Edgard-Quinet longent à l’E. et au N. le cimetière Montparnasse (p. 195).
Le boulevard de Port-Royal réunit le boulevard du Montparnasse au boulevard Saint- Marcel, on y voit à dr. la statue du Dr Ricord, par Barrias ; à g. le monument du Dr Péan, par Gauquié et Guillaume. Au S. du boulevard de Port-Royal sont situés les hôpitaux : de la Maternité , des Enfants assistés, Cochin, fondé en 1779, une annexe de l’hôpital Cochin, ancien hôpital Ricord.
La rue D enfer t-Rochereau réunit l’avenue de l’Observatoire à la place Oenfert-Rochereau (Lion de Belfort, réduction du lion sculpté à Belfort par Bartholdi ; à dr , statue de Raspail, par les frères Morice, et
monument de Ludovic Trarleux.
par J. Boucher et V.Lepage ; à g., monument de Charlet, par
Charpentier), formée par la rencontre de l’avenue d’Or léans avec les boulevards Raspail, Arago et Saint-Jacques.
A l’E., sur le boulevard Arago, statue d’Arago, par Oliva, Faculté de théologie protestante et prison de la Santé.
Au S.-O. de la place, à l’en-* trée de l’avenue d’Orléans, un ancien bâtiment de l’octroi, affecté au service des Ponts et Chaussées, donne accès aux Catacombes (p. 185).
L 'avenue d'Orléans passe à g. devant d’hospice La Rochefoucauld (maison de retraite) et plus loin, à dr., devant T église Saint-Pierre de Mon trouge, construite (1864-1872) par Yaudremer. Sur la place de Montrouge se voit le monument de Michel Servet.
Au S. de la place Denfert, station Denfert, du chemin de fer de Sceaux et de Limours.
A l’O., X avenue du Parc-de - Montsouris, longue de 1,000 m, conduit au parc de Montsouris.
L'avenue Reille , devant le parc, longe à g. le réservoir de la Vanne, le plus grand de Paris (super f. 8 hect. ; contenance : 200.000 m. c. d’eau).
Le parc de Montsouris (16 hect.) est situé au S. de Paris sur la rive g. de la Bièvre (aujourd’hui invisible). Traversé de l’E. à l’O par le chemin de fer de ceinture, il est divisé par le chemin de fer de Sceaux
[chapitre iii] faubourg saint-germain
en deux parties inégales reliées par un tunnel et un pont en fer. Dans la partie E„ la plus accidentée, une cascade alimente un lac. Prés de la cascade on remarque les Naufragés, groupe par A. El ex. Au S. du lac, la Lavandière (bronze), par D. Choppin ; en arriére se trouvent un pavillonabri en bois (musique en été), et le café-restaurant du Pavillon du Lac. Des allées montant vers la partie O. conduisent à une reproduction du palais du bey de Tunis le Bardo, qui a figuré à l’Exposition de 1867 et auj. Observatoire météorologique de Montsouris (école d’astronomie nautique et école pratique de géo-
désie). Un pavillon a été construit pour les sociétés d’apiculture et d’entomologie. Près de là, deux bronzes : B !ton de vieillesse, par Escoula : « 1789 », par Paris. Entre le Bardo et le boulevard Jourdan, borne quadrangulaire, haute d’env. 4 m, et percée d’une ouverture à sa partie supérieure ; c’est l’ancienne mire de l’Observatoire de Paris. En descendant au A.-E., on rencontre : Un drame dans le désert , bronze, par Georges Gardet et une pyramide, élevée en mémoire de la mission F la tiers massacrée par les Touaregs en 1881. Dans la direction opposée (A. -O.,) on trouve, à g. de l’allée, le Botteleur, bronze, par Louis Pierre.