PROMENADES
Germain, les grandes voies de ce quartier ont un aspect solitaire. On y rencontre beaucoup d’anciens hôtels particuliers, la plupart du xviid s., et quelques jardins.
En remontant la rue des Saints-Pères on laisse à dr. la rue de Lille avec : n° 2, ['Ecole des Langues orientales ; n° 41, la maison des'Dames des postes, télégraphes et téléphones, hôtel familial destiné aux employées vivant seules à Paris; la Caisse des Dépôts et Consignations, la gare d’Orsay (chemin de fer d’Orléans) et sou hôtel-terminus, le palais de la Légion d’honneur (p. 52) et au n° 78, l 'ambassade d'Allemagne — On laisse à dr. la rue de ^Université, à g. la rue Jacob (à l’angle, hôpital de la Charité ), à dr.
['Ecole Ce; Ponts et Chaussées (hôtel de Fleury, construit par An-toine en 1768 et agrandi de 1868 à 1879), à g. (n° 49) l’ancienne chapelle du couvent des frères de la Charité.
On atteint le boulevard Saint- Germain (p. 62). Laissant à g., au n° 184, l’ hôtel de la Société de Géographie et suivant le boulevard à dr,, on voit : à dr., à l’extrémité d’une courte rue, l 'église Saint-Thomas d'Aquin (1682-1 770). Plus loin, au carrefour formé par le boulevard Rasparl, long de 2.500 m., et la rue du Bac, se dresse la statue de Chappe, par Ramé.
La rue du Bac (long.1,150 m.) s’étend du pont Royal à la rue de Sèvres ; au n<> 128, le Sémi-
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nuire des Missions étrangères (1663). A son extrémité S. sont les vastes magasins du Bon Marché,
Continuant à suivre le boulevard Saint-Germain, on voit à dr., aux nos 246-248, le Ministère des Travaux publics, formé de deux hôtels bâtis au commencement du xvme s. :
l’un, au fond de la cour d’honneur, fut élevé par le maréchal de Roquelaure; celui de g. appartenait en 1740 à la duchesse de Lesdiguières. Le premier, commencé par Lassurance, architecte du Palais- Bourbon, fut terminé en 1726 par Leroux. — A g. se détache la rue Saint -Dominique, avec non loin de là, à dr., le ministère de la Guerre (F. ci-dessous) et, à g. le sqiîare Sainte- Clotilde (monument du compositeur César Frank, par Lenoir,
Y Education maternelle, par Delaplanche) qui précède l’église Sainte-Clotilde, moderne dans le style gothique, commencée en 1846 par Gau, achevée en 1856 par Ballu (peintures murales et vilraux). — On croise la rue de Belleehasse. — A g., au n° 231, Ministère de la Guerre (1877), avec une tour à horloge. — A dr. la large rue de Solférino qui longe à dr. le palais de la Légion d’honneur (p. 52), aboutit au pont de Soltérino (p.52). — On croise la rue de l’Université (à g., tout près, au S. de la Chambre des^ députés, place du Palais-Bourbon avec la statue de la Loi. Le
[15e SECT.]
boulevard Saint -Germain se termine en face du pont de la Concorde, à la Chambre des députés (p. 87). C’est de ce côté qu’entrent les députés et le public
En suivant le quai d’Orsay à g. on voit Y hôtel de la Présidence de la Chambre , ancien hôtel Lassay, construit vers 1724 dans le style Renaissance et le Minis tèredes Affaires étrangèr,-s (1845), puis l’on atteint l'Esplanade des Invalides.
L’Esplanade des Invalides, longue de 487 m., large de 250, s’étend de la Seine à l’Iiôlel des Invalides; elle est limitée à l’E. par la rue de Con s tontine, où se trouve la gare du chemin de fer de l’Etat. A l’O. de l’Esplanade, au n 148 de la rue de l’ Université , le Panthéon de la Guerre (de 9 h.
à 18 h.; entré.e, 2 fr. 30) offre un intéressant panorama (6.000 portraits), par Carrier-Relieuse et Gorguet. — A côté est Magic- Ci tij (p. xx ii .
Au S. de l’Esplanade s’étend l’Hôtel des Invalides (p. 169) renfermant le Musée de l'Armée (p. 170), l’église Saint- Louis (p. 175) et le tombeau de Napoléon 1er ( p. 175) ;
Devant l’hôlel des Invalides passe la rue de Grenelle, qui commence au carrefour de la Croix-Rouge pour aboutir au Champ de Mars. Dans cette rue, en venant de la Croix- Rouge, se trouvent : — à g. la f antaine élevée en 1739 sur les
dessins de Bouchardon, qui en a exécuté les sculptures (les Quatre Saisons ; groupe représentant la Ville de Paris , la Seine et la Marne) ; — au n 79, Yambassade de Russie ; — au n" 84,17/ j/el de la Société d' Horticulture ; — plus loin, à dr., le temple de Penlemont , ancienne chapelle d’un couvent de Bernardines, construite en 1755 par P. Contant d’Ivry; — au n° 110 (angle de la rue de Bellechasse), le Ministère de ly Instruction publique et des Beaux-Arts, puis la mairie du VI fr arrondissement, ancien hôtel de Brissac (xvfiic s.) ; — à g., au n° 101, le Ministère du Commerce ; n s 99-105, la Direction des Postes et Télégraphes; - enfin, à l’angle du bd des Invalides, l’ancien Archevêché, autrefois hôtel Duchâtelet, bâti sous Louis XV (auj.
Ministère du Travail), en face du Service géographique de l’Armée ou Dépôt de la guerre.
A l’E. des Invalides commence le boulevard des Invalides
(long 1,215 m ), qui laisse à g. la rue de Varenne. Dans cette rue, en venant de la rue du Bac : — au n 54, hôtel de Monaco ou de Caillera, appelé aussi hôtel de Matignon, bâti vers 1721 par Courtonne, remanié par Brongniart au xixe s. et oécupé avant la guerre parl’ambassade d’Autriche- Hong rie) — • n° 78, Ministère de Y Agriculture et n° 80, Ministère du Comm»rce; — n» 73, à l’angle du
LES INVALIDES
PROMENADES, MONUMENTS ET CURIOSITÉS. (CHAP. IIl]
boulevard des Invalides, ancien hôtel Biron renfermant le Musée Rodin ( V. p. 162),
Du boulevard des Invalides, à l’extrémité des bâtiments de l’Jiôtel, se détache à dr. l’avenue de Tourville A dr. sur cette avenues’élève le Dôme des Invalides (U. p. 175), qui recouvrele tombeau de Napoléon Ie - A g. s’étend la place Vauban , d’où se détachent en éventail les avenues de Ségur, de Breleuil (sur la place de Breleuil , monument de Pasteur, par Falguière et Ch. Girault, archit. ; sur une pelouse de l’avenue, la Terre , statue par Boucher) et de Villars.
L’avenue de Villars rejoint le boulevard des Invalides (sur la partie de ce boulevard, qu’on n’a pas suivi pour prendre l’avenue de Tourville* s’élève à dr. le lycée Victor-Dur uy), devant l’ église Saint-François- Xavier, bâtie de 1861 à 1875 par Ilusson et Huchard et à l’extrémité O. de la rue de Babylone qui vient du square Boucicaut (V. ci-dessous). Le boulevard des Invalides, sur lequel est à dr. l 'institut des Jeunes Aveugles, fondé en 1793 par Valentin Haüy (dans la cour, statue de Haüy), se termine à la rue de Sèvres.
La rue de Sèvres commence au carrefour de la Croix-Rouge (U. ci-dessus). On y trouve : — à dr., le square Boucicaut {monument de Mmes la baronne de Hirsch et Boucicaut, par Mo-
reau-Vauthier et André Bérard, archit.; les Pressentiments, par Véber, le Sommeil, par Math.
Moreau), et les magasins du Bon Marché', — n° 42, V hôpital Laennec ; en face du 97, fontaine égyptienne; à g., église des Lazaristes (châsse contenant, dans une figure de cire, les reliques de St Vincent de Paul); — à g.
['hôpital des Enfants-Malades et l 'hôpital Necker. — Au delà, à dr., se détache l 'avenue de Saxe, qui croise l’avenue de Breteuil à la place de Breleuil (V. plus haut) et qui aboutit à l’Ecole Militaire (V. ci-dessous).
Enfin, à l’extrémité de la rue de Sèvres, se détachent : — à dr., l’avenue de Breteuil et le boulevard Garibaldi; — eu face, la rue Lecourbe ; — à g., le boulevard Pasteur (à dr., la lycée Buffon), d’où se détache à dr., la rue Dutot. Au jf° 25 de cette rue, l’Institut Pasteur est consacré à l’étude des sciences appliquées à l’hygiène, à la biologie, etc., et au traitement préventif de la rage.
Devant la façade, groupe en bronze : le Berger Jupille luttant avec un loup enragé, par TrufTot (le berger Jupille a été un des premiers inoculés selon la méthode Pasteur).
Dans le pavillon central, crypte (visible les 1er et 3e sam.
de chaque mois de 13 h. à 16 h.), construite par Ch. Girault dans le style byzantin (mosaïques exécutées par Guilbert Martin d’après les cartons de Ch. Girault et Luc-Olivier Mer
[15° SEGT.J ÉCOLE MILITAIRE.
son), renfermant le tombeau de
Pasteur (f 1895) et le caveau où repose Mme Pasteur.
En face de l’Institut Pasteur,
Y Institut de Chimie biologique est dû à la libéralité de la baronne de Hirsch. La rue Dutot se continue par la rue Brandon, où se trouve le marché aux chevaux (lundi, merci*, et vendr.), aux chiens et aux bicyclettes (dim.).
L’tcole Militaire (auj. caserne), à l’extrémité S.-E. du Champ de Mars, est un élégant édifice construit sous Louis XV par Gabriel el agrandi de 1856 à 1865. — Derrière, la place de Fontenoy ( monument comme - < moralif aux soldats morts pour la patrie) est traversée par < V avenue de Lowendal (dans le ] square Lowendal, monument < de Garibaldi, par Cochi). <
Entre l’Ecole Militaire et la j Seine, le Champ de Mars, dont 1 la longueur était de 1,000 m. i