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NOTRE-DAME

[chapitre iv]

etc.) ; — la Sorbonne (tombeau du cardinal de Richelieu, par Girardon) ; — la Trinité (peintures modernes) ; — St-Vincentde-Paul (fresques par Ilippolyte Flandrin; vitraux par Maréchal).

A l’exception de Notre-Dame, qui se trouve en tête du chapitre, la description des églises suit l’ordre alphabétique.

Cathédrale Noire-Dame (dans la cité ; V. 108 section, p. 48). — Bâtie de 1163 à 1255, remaniée de 1249 à 1300, mutilée pendant les xvne et xvme s., celte église a été complètement restaurée depuis 1845 principalement par Viollet-le-Duc. Elle a dans son œuvre 130 m. de longueur, 48 m. de largeur et 33 in. 77 de hauteur ; la hauteur des tours est de 68 in. C’est un des plus beaux monuments de l’art gothique en France

La façade se divise en trois étages : le triple portail surmonté de la galerie des Rois de Juda; la grande rose (large de 9 m. 60), et une belle galerie à jour d’où s’élèvent deux tours massives. Les trois portes (à celle du S. peintures en fer forgé, chef-d’œuvre de serrurerie du moyen âge), partagées chacune en deux parties par un trumeau et surmontées de tympans sculptés (au tympan du centre, le Jugement dernier), s’ouvrent sous des voussures profondes, toutes peuplées de tigures.Letrumeaude la grande porte est décoré d’une belle

statue du Christ, par Geoffroy Dechaume ; celui de la porte de g., de la statue de la Vierge, celui de la porte de dr., de la statue de Saint Marcel.

Les niches de la première galerie renferment 27 statues de rois (modernes). — Au-dessus, la figure de la Vierge, par Geoffroy Dechaume, est flanquée de deux anges portant des flambeaux, par Toussaint et Chenillon. A dr. de ce groupe la statue d’Adam, à g. celle d’Ève, par Chenillon.

Dans les niches des contreforts qui séparent les portes de la façade, statues représentant :

Saint Etienne, vers la rue du cloitre-Notre-Dame ; Saint Denis, vers le quai ; et, dans le milieu, l'Eglise et la Synagogue.

Pour monter dans les tours (t. 1. j., excepté dim. et fêtes ; entrée, 50 c.), il tïut sonner à une porte pr atiquée dans le revers de là tour à g. de la façade.

— Dans la tour dedr., \e bourdon, qui pèse 13,000 kilog., et une grosse cloche prise à SébastopoT.

Les façades latérales et l’ab side se composent de trois étages, en retrait l’un sur l’autre.

Ou admire l’élégance et la hardiesse des arcs-boutants de l’abside, qui ont 15 m. de portée.

Le portail S a été commencé en 1257 (au trumeau. Saint Etienne). — Le portail N. date de la même époque (au trumeau, la V et l’Enf. J.). Au delà de ce portail s’ouvre la

PRINCIPAUX ÉDIFICES RELIGIEUX

charmante porte Rouge, du xme s. ; à côté de cette porte, le mur des chapelles du choeur est orné à sa base de sept curieux bas-reliefs du xvie s.

(Miracle de Théophile).

La flèche centrale, chef-d’œuvre de Viollet-le -Duc (.1859- 1860), se compose d’un étage fermé, de deux étages à jour poriant des fda tes- formes accessibles, et d’une pyramide.

Sa hauteur au-dessus du sol est de 95 m. Entièrement en bois de chêne recouvert de plomb, elle pèse en tout 750,000 kilog. (charpente, 50. \ 000 kilog.; plomb, 250,000 kilog.).

L’intérieur se compose : d’une nefprincipale, flanquée de chaque côté fie doubles collatéraux qui se prolongent autour du chœur, et de 37 chapelles faisant le tour de l’édifice. Audessus des collatéraux régnent de belles tribunes voûtées; plus haut s’ouvrent les fenêtres de la grande nef, remaniées au xviii- s. La chaire (1868) a été dessinée par Viollet-le-Dnc ; le bel orgue, œuvre de Cliquot, a été restauré par Cavaillé-Coll.

Le chœur, fermé d’une élégante petite grille, est orné de magnifiques boiseries d u xvn0 s.

où l’on remarque une série de bas-reliefs que séparent des trumeaux décorés d’arabesques et des instruments de la Passion, dessinés par Charpentier, et de 52 stalles hautes et 26 basses, sculptées par L. Marteau et Jean Nel. — Maître autel :

groupedeNic. Coustou, le Vœu

[chap. iv)

de Louis XIII (la V., le Christ et deux Anges); à drv statue de Louis XIII un des plus beaux morceaux de G uilL Coustou ;à

g. , statue de Louis XIV, par Coysevox. — 14 bas-reliefs en pierre (commenc. du xive s. ; Scènes de la vie du Christ), par Jean Ravyet Jean Bouteillier, ornent extérieurement la clôture du chœur. Pourtour du chœur :

nombreux tombeaux et monuments d’archevêques de Paris.

Le trésor (ouvert t. 1. j., excepté les dini. et fêtes, de 10 h. 30 à 16 h. d’oct. à avril, et 17 h. 30 de mai à sept , hors le temps des offices : s’adresser au sacristain ; pourboire facultatif) renferme : le retable- triptyque et l’ostensoir de la Sainte Chapelle(xnieouxives.) ; un grand crucifix et un Christ en ivoire du xme s., un Christ en ivoire, de Girardon, donné par Louis XIV à Mlle de La Vallière; un calice du xme s., un autre du xve; des crosses dont celle d'Eudes de Sully ; une grande Vierge en argent repoussé donnée par Louis XIV ; des vêtements sacerdotaux du xvme s„ etc.

La Madeleine (place et boulevard du même nom ; V. 2eseet..

p. 22). — Bâtie de 1764 à 1842, dans le style des temples romains (colonnes corinthiennes hautes de 15 m.) par les architectes Contant d’Ivry, Couture.

P. Vignon et Huvé. — Perron de 28 marches. — Sous la colonnade, niches carrées renfer-

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