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PRINCIPAUX

Sur la place Dauphine, le Valais de Justice a une belle façade (48574868), œuvre de Duc, ©ruée de statues allégoriques, L’escalier central est «flanqué de deux lions. Trois portes en bronze donnent accès dans le vestibule de Ear-lay •(T. ci-dessous).

En remontant le quai dans Aa direction du pont Saint-Michel, on passe devant les nouveaux bâtiments de la Cour d’appel, et ceux (achevés en 4914) du Tribunal correc tien aiel de la Seine (â la façade, 4 statues allégoriques). On parvient au boulevard du Palais, •où une porte voùlée donne .accès à la cour intérieure, dite de la Sainte-Chapelle. Dans cette cour on a d’un côté la Sainte-Chapelle (F.p. 69), de l’autre le bàtimentde la police «oorretion n ne lie .

En entrant par la cour de Mai, on laisse à g. trois passages voûtés, qui conduisent dans la cour de la Sainte-Chapelle (F.

ci-dessus)., et l’on monte le grand escalier qui donne accès dans un vestibule ou galerie Marchande.

A l’extrémité dr. de la galerie Marchande se détache à g.

ta galerie des Prisonniers (F.

ci-dessous) et s’ouvre, en face, 4a salle des Pa s-Perdus;

La salle des Pas-Perdus était, au moyen âge, la principale «aile du palais. C’était là que «'accomplissaient les grandes «solennités de la monarchie.

Reconstruite par Salomon de

ÉDIFICES CIVILS [CHAPITRE V

Brosse en 1622, incendiée en 1871, refaite dans des conditions identiques et achevée en 1878, elle renferme : à dr., un monument élevé, en 1821, à la mémoire de Malesherbes, sur les dessins de Lebas (statue du défenseur de Louis XVi, ayant à ses côtés la France et la Fidélité, par Bosio; has-re.liqf de Cortot) ; à g.., un monument élevé, en 1878, à la mémoire de Berry er (statue par Chapu, figures de la Fidélité et de l’Espérance) ;'a l’extrémité g., statue de Portalis* par Clia trousse.

Dans la salle des Pas-Perdus s’ouvrent plusieurs Chambres du tribunal civil., entre autres la lre Chambre, ancienne Grand’ Chambre ou Chambre dorée, belle salle dans le style Louis X,U : le tribunal révolutionnaire y jugea la reine Marie-Antoinette.

On sort de la salle des Pas- Perdus pour tournera dr. dans la galerie des Prisonniers.

La galerie des Prisonniers est une longue galerie aux voûtes aplaties et en partie neuve. Dans cette galerie s’ouvrent : — à g., la galerie Duc, reliant la galerie des Prisonniers à la galerie de la Sainte- Chapelle ( F. ci-dessous : — à dr., la galerie Saint-Louis, reconstruite par Duc en 1866 {statue coloriée de saint Louis par Guillaume, entre deux peintures murales représentant des Scènes de la vie de saint Louis , par Luc-Olivier Merson). A l’extrémilé de la

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galerie Saint-Loufs s’ouvre à g. la galerie des Bustes (bustes de jurisconsultes et de magistrats) conduisant à la Chambre civile de la Cour de cassation (lorsqu’il n’y a pas audience s’adresser à un huissier pour visiter). Cette salle, fort vaste, est richement décorée (au plafond, œuvre de Coquart, la Glorification de la Loi, une des plus belles œuvres de Paul Baudry).

A l’extrémité de la galerie des Prisonniers, se trouve le vestibule de Harlay (œuvre de Duc), dont la façade extérieure a été décrite ci-dessus. A l’extrémité dr. (N.), on remarque les statues de St Louis et de Philippe Auguste (entre ces deux statues, une porte donne accès à la chambre civile de la\ Cour de cassation, P. ci-dessus);. c’est par là que l'on entre lorsqu’il y a audience publique; à g., le buste de l’architecte Duc, par Chapu; à l’extrémité g. (S.), lesstatues de Napoléon Ier et de Charlemagne. Au milieu un escalier monumental, surmonté d’un remarquable édicule ou niche (statue de la Justice, par Perraud), flanqué de deux cariatides, conduit, par deux rampes opposées, à g. à la salle des assises, à dr. à la salle des appels de police correctionnelle. Sur le palier, se dresse la Loi, par Dujet.

La salle des Assises est d’une décoration sévère. Audessus de deux portes, la Force

et la Justice, peintes en grisaille.

De l’extrémité S. du vestibule de Harlay se détache la galerie de la Sainte-Chapelle, parallèle à la galerie des Prisonniers (P. ci-dessus). Sur cette galerie, à dr., un passage conduit à la bibliothèque de l'ordre des avocats. — Plus loin à dr., s’ouvre la lre Chambre de la Cour d'appel, d'une belle ornementation (au plafond, la Vérité éclairant la Justice, peinture de Bonnat).

Continuant à suivre la galerie de la Sainte-Chapelle, on croise la galerie Duc, communiquant à g. avec la galerie des Prisonniers (P. ci-dessus) et conduisant à dr. auxChambres de police correctionnelle, et l’on revient à la galerie Marchande ou vestibule d’entrée (P. ci-dessus).

La Conciergerie (quai de l’Horloge, 1; pour les jours et heures de visite, P. p. xxv) occupe l’étage inférieur de l’aile dr. du Palais de Justice.

— Une petite porte à dr. dans la cour donne accès à la salle des Cardes, à deux nefs, belle construction oyivale du xmes.

restaurée en 1877. Une large galerie, dite rue de Paris, longe à g. la belle salle de Saint- Louis et aboutit à la galerie des prisonniers. Dans la partie g. de cette galerie se trouve une petite pièce où l’on enfermait les prisonniers avant leur départ pour l’échafaud.

Dans la partie dr., à l’extré-

PRINCIPAUX ÉDIFICES CIVILS. [CHAPITRE V

mité, une porte (c’est la même mais elle a été déplacée) donne accès au cachot de Marie- Antoinette, transformé en chapelle expiatoire en 1816 et complètement défiguré. A côté, le cachot de Robespierre communique avec la salle des Girondins, ancienne chapelle où les Girondins passèrent leur dernière nuit ; on y a réuni des souvenirs de l’époque.

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