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PALAIS DU SÉNAT £T LE PETIT LUXEMBOURG

Le Sénat ou Palais du Luxembourg (rue de Vaugirard, en face de la rue de Tournon, V. 14e sect., p. 63), ancienne résidence royale, qui doit surtout sa célébrité à son beau jardin et à son musée de peinture moderne, fut construit pour Marie de Médicis, par Salomon de Brosse, de 1615 à 1620. Il fut augmenté ou modifié en 1804 par Chalgrin, puis de 1831 à 1844 par De Gisors.

Le Luxembourg, qui a la forme d’un quadrilatère avec pavillons centraux et pavillons d’angle, a conservé à peu près intactes ses deux façades principales. Celle du N. (par laquelle on entre), donnant rue de Vaujgirard vis-à-vis la rue de Tournon, a 89 m 30 de long.; celle du S., 89 m. 84.

Dans la cour d’honneur, de chaque cdté du perron central, sont les statues de Montesquieu et Pasquier , par Foyatier et Nanteuil.

On entre par la porte située au fond de la cour à g. — Dans

le vestibule à dr., statue de l'Ange gardien , par Husson.

1er étage. — Galerie des Bustes : bustes d’anciens pairs, de sénateurs et d’hommes politiques.

Salle des Séances, ornée de magnifiques boiseries. De chaque côté du grand hémicycle* où siègent les sénateurs, St Louis (statue), par Dumont, et Charlemagne (statue), par Etex.

Dans l’hémicycle, derrière la tribune du Présiden t, statues de Turgot, de D'Aguesseau, L'Hospital, Colbert, Mole, Malesherbes et Portalis. A g. et à dr. de cet hémicycle, peintures par Blondel. Aux pendentifs, médaillons de Charles V, de Louis XII, de Louis XIV et de Napoléon. — Salle des Contérences(ancienne salle duTrône), richement décorée : à la voûte.

Apothéose de Napoléon Ier, par Alaux; la Paix et la Guerre, par Brune; aux extrémités.

Apothéose des rois de France, par Lehmann; tapisseries des Gobelins d’après les cartons d’Alb. Maignan. — Cabinet doré (Marie de Médicis y donnait audience) : plafond, peintures allégoriques, par Decaisne, médaillon du roi de Rome; à dr., Charlemagne, le Duc de Guise et le président de Ilarlay, Louis XIV; à g., St Louis (par Flandrin), Charles IX et le chancelier de l'Hospital, Louis XIII et Richelieu. — Buvette (ancienne chambre à coucher de Marie de Médicis) : au plafond, le Lever de V Aurore, par Jadin.

Escalier d’honneur, bâti par Chalgrin,et orné de 12 tapisseries desGobelins et deBeauvais.

— Salle de» Tapisseries : vues de Rome peintes en grisaillesur des panneaux de drap. — Salle des commissions : au plafond, la Force, la Justice et la Loi, par Picot; Charles V, des savants et les fondateurs de la Bibliolhèquenationale. — Adr., Bibliothèque (on ne la visite pas) dont la coupole centrale est décorée d’une peinture (malheureusement très noircie) de Delacroix (les Limbes de l'Enfer du Dante). — On revient sur ses pas. — Salon de Jeanne Hachette : statue de Jeanne Hachette, par Bonnassieux.

Rez-de-chaussée. — Ancienne salle du Livre d'Or, entièrement revêtue d’arabesques et de dorures formant une charmante ornementation. Elle se compose d’une petite galerie (neuf panneaux à glaces avec médaillons peints, attribués à Van Thulden et Van Huden; au plafond. Apothéose de Marie de Médicis, attribuée à Jean Mosnier), et d’une salle carrée (boiseries ornées d’arabesques attribuées à Jean d’Udine; au plafond, par Jean Mosnier :

Marie de Médicis rétablissant en France la paix et Vunité du gouvernement', médaillons (portraits et Amours). — Chapelle (1844), décorée de peintures par E. Gigoux (paroi en face des fenêtres) et Vauchelet (à la voûte); derrière l’autel, les vingt - quatre Vieillards de

V Apocalypse, par A. de Pujol.

— Sous l’orgue, groupe d'anges, par Jaley.

Pour le jardin du Luxembourg, V. p. 63; pour le musée, V. p. 136.

Le Petit-Luxembourg (rue de Vaugirard). — Bâti par Richelieu, ou plus vraisemblablement par Âlarie de Médicis, à côté du palais, il sert d’habitation au président du Sénat.

Le cloître et la chapelle de l’an- ~ cien couvent defc Filles du Calvaire, que Marie de Médicis avait installées à côté de sa demeure, font partie du Petit- Luxembourg.

Le cloître sert de jardin d’hiver.

L’ancienne chapelle (1622- 1631) précédée d’une petite cour sur la rue de Vaugirard, est une œuvre charmante du style Renaissance, restaurée par A. de Gisors.

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