‹ Paris pendant la domination anglaise (1420-1436): documents extraits desChapitre 62 sur 98 · PARIS PENDANT LA [1426, JUÎI · texte numérisé non relu

PARIS PENDANT LA [1426, JUÎI

ladiae confrairie, et en ladicte église faict faire le service divin ad ce appartenant, et de ce eussent eu congié et licence de Tun des prédécesseurs prevosts de Paris ; toutes voies pour le fait et occasion des guerres^ divisions, mortalitez et mutations qui, puis vingt ans en ça, ont esté en ceste nostre viUe de Paris, ladicte confrairie est comme du tout adnihi;lée et mise au néant, car plusieurs qui la soustenoient sont trespassez et les autres Tont délaissée, telement que ledit service divin n^ puet et ne pourroit estre fait d'ores en avant, comme il appartient, ne les autres choses à ce neccessaires estre soustenues sans Taide d^aucunes bonnes gens, entre lesquelz lesdis supplians qui sont ou ont entention d^estre de ladicte confrairie, aient bonne voulenté et devocion de faire aumosnes à maintenir et soustenir ladicte confrairie avec l'ayde des autres bonnes et dévotes personnes, qui de leur voulenté vouldront à ce contribuer et aumosner de leurs biens, en nous humblement requérant que, comme ce soit œuvre méritoire pour le salut des âmes de soustenir et augmenter le service divin, et afin que la dicte confrairie puist esti*e maintenue et soustenue pour le temps avenir, nous leur vueillons sur ce pourveoir de nostre grâce. Pour quoy, nous, ces choses considérées

Si donnons en mandement par ces mesmes présentes à nostre prevost de Paris et à ses successeurs prevosts de Paris

Donné à Paris, le xx* jour de juillet. Pan de grâce mil mfi XXVI et de nostre règne le quart.

Ainsi signé : Par le roy, à la relacion du Conseil,

Ferrebouc.

1426. Juillet. Paris.

Rémission accordée par Henri VI à frère Philibert Cochereau, de Tordre des Augustins, prieur de Nemours, qui, plaidant en Parlement, en 141 8, contre frère Pierre Guéri n, détenteur de son bénéfice, quitta Paris pour échapper aux embûches des parents et amis de ses adversaires, et se retira en Berry à Aubigny-sur-Nère, puis de là, en 1423, à Nevers.

(JJ. 173, n» 444.)

Henry, par la grâce de Dieu roy de France et d'Angleterre, savoir faisons à tous presens et advenir, nous avoir receu humble supplication de frère Philibert Gxrhereau, prestre religieux de Tordre Saint- Augustin, natif et prieur de Nemox en Gastinois*,

I . Nemours (Seine-et-Marne, arr. de Fontainebleau, chef-lieu de cant.).

1426, juil.] DOMINATION ANGLAISE. 221

contenant comme dès Pan cccc et xviii, assez tost après l'entrée &icte en nostre bonne ville de Paris par les gens de feu nostre très chier et très amé cousin le duc de Bourgogne, cui Dieu pardoint, le dia suppliant qui lors estoit à Paris, poursuiant certain procès qu'il avoit en la court de Parlement, à rencontre de frère Pierre Guerin, sa partie adverse, pour occasion dudit bénéfice que icellui irere Pierre détient et occupe de fait et sans tiltre valable, se feust parti de ladicte ville de Paris pour doubte d^estre griefinent dommagié de son corps par les frères, parens et amis dudit frère Pierre et par leurs allez et complices, dont les aucuns avoient suivi et suyvoient la guerre, lesquelz pour ce faire le quirent, cercherent et poursuirent en divers lieux, tan^à Paris comme dehors, et se feust ledit suppliant, comme homme esgaré et espoventé, retraict à Aubigny-sur-Nuerre^ , tenu et occupé par noz ennemis, avec le prieur dudict lieu qui est de son ordre, avecques lequel il s'est tenu doulcement servant Dieu dévotement et sans soy mesler de fait de guerre par aucun temps, et jusques à ce que trois ans a ou environ, il s'est retraict en la ville de Nevers par devers un sien parent qui y est demourant, ouquel lieu de Nevers il s'est tenu continuelment, doulcement, bonnestement et simplement en servant Dieu dévotement, sans soy mesler aucunement de fait de guerre, et il soit ainsy que ledit suppliant qui a vesqu à très grant dangier et povreté, ait voulenté de venir et demourer en nostre obéissance, et de y vivre comme nostre vray et loyal subget avec ses parens et amis, neantmoins il n'ose ce faire ne venir par deçà sans sur ce avoir nostre grâce, requérant humblement icelle. Pour ce est il que nous, ces choses considérées

Si donnons en mandement par ces mesmes présentes au prevost de Paris et aux bailliz de Sens, de Meaulx et de Meleun, et à tous noz autres justiciers et officiers

Donné à Paris, au mois de juillet, Pan de grâce mil iiii<^ xxvi et de nostre règne le quart.

Ainsi signé : Es requestes par vous tenues, esquelles Pevesque de Beau vais ^, les sires de Courcelles^ et de Prouvais et pluseurs autres estoient. P. Boulengier.

1 . Âubigny- Ville, sur la Nère (Cher, an*, de Sancerre, chef-lieu de cant.).

Page 1