titmt remarque que pour le théâtre de la République
Nouvelles politiques nationales et étrangères de la l*"* sans-culoltid^ an II :
La seconde représentation de la nouvelle tragédie de Timoléon^ du citoyen Chénier*, a eu un succès encore plus brillant que la première au Théâtre de la République. L'horreur de la tyrannie et Tamour du gouvernement républicain y ont paru vivement exprimés et sentis. Les spectateurs n'ont pas perdu une seule occasion d'applaudir aux beaux vers qui font allusion aux événements de noire révolution. L'espèce de faiblesse et d'incertitude qui règne dans la conduite de Timophane leur retraçait le portrait du tyran que la République a puni, et les rôles fermes et énergiques de Timoléon, d'Antagoras et # de Demariste ont produit un effet vraiment patriotique sur Tâme de
tous les assistants. Il est juste d'ajouter ici que l'administration de ce ; théâtre n'a rien oublié pour donner au spectacle toute la pompe dont
: ce sujet républicain était susceptible. Décorations, costumes, habits,
i. armures, vaisseaux, tout est d^une vérité parfaite, et des chœurs su-
perbes ajoutent au charme de l'illusion théâtrale ; on croit être à Gorinthe, où la tyrannie était abhorrée comme elle Test ici ••
Journaux.
Courrier républicain du 29 fructidor :
J)u 28 fructidor. — 11 n'y a rien de nouveau ici qu'une multitude d'écrits, qui s'échappent en aussi grand nombre de toutes les imprimeries de Paris que les feuilles, pendant l'automne, tombent du sommet des arbres violemment agités ; et c'est la queue de Robespierre qui produit tous ces oracles. Défends ta queue * ; Rendez-moi ma queue, puisque vous avez ma tête ^ ; Coupons-lui la queue ^, etc.