‹ Paris pendant la réaction thermidorienne et sous le Directoire. Recueil de documents pour l'histoire de l'esprit public à Paris (volume 2)Chapitre 29 sur 138 · Par Barthel. Bibl. nal., Lb · texte numérisé non relu

Par Barthel. Bibl. nal., Lb

ItHIDORIENNË [25 seitembbe l^Qi]

e du maximum, n'ont jamais pu les diverses communes des enviprovisionaetnenlB A destination, stances aux approchée de l'hiver, tt contre les Jacobins continuent nque pas de malveillants qui ali-

Paris : c'est celle des faux poids, es à cet effet et conduites chez

popts au charbon ; mêmes attroiilenl passés en habitude que les î, de fruits et d'eau-de-vie se la nuit. Ces attroupements sont s désordres, mais encore sont la

ie sections de Paris, de la chane la migeure partie des citoyens uvent s'en procurer en ont si peu nation d'un jour. L'on ne peut se et son prix exorbitant

BoDsoK, CuRiSTOpae.

que a fait mettre en arrestation at réfugiés dans quelques Sociétés Torçaient d'y cacher leurs forfaits ml patriotisme, mais qui, dans le el à l'assassinat, que des moyens î toute agrégation politique. Sans ces personnes ; on ne les mettra n ne les révolutionnera pas à ta as ont intérêt de tout cacher, les ons républicains, ont intérêt de

.. ^ ...mbeau de la vérité pénètre dans

■ les plus noirs abîmes de la scélératesse, que la puissance de la loi

s^appesantisse enfin sur les véritables brigands, les véritables contrerévolutionnaires ; mais que son glaive ne puisse frapper qu'eux. On s'attend que cet examen va jeter un grand jour sur les manœuvres de certaines personnes, et faire enfin comprendre au peuple quelle dénomination il doit donner à tout ce fracas de patriotisme dont ils font retentir les voûtes de certaines salles.

Parmi les individus dont nous venons d'annoncer l'arrestation se trouve Loys, fameux jacobin, dont on a souvent entendu parler. Il était secrétaire de la Société. Cet homme est d'Arles, et on présume qu'il a des relations importantes avec cette partie du Midi. Les scellés ont été apposés sur ses papiers.

Spectacles dq 4 vendémiaire.

Thkatre des Arts. — Orphée et Ew*ydice, op. en trois actes ; Télémaque dans CUe de Calypso, ballet pantomime.

OpÉRA-CoMiorE. — Andras et Almana ou le Philosophe français à Bassora, com. en trois actes avec ariettes ; Callias ou Xalure et Patrie^ com. héroïque en un acte.

Feydeau. — Les Montagnards ou V École de bienfaisance, com. en un acte ; Apothéose du jeune Bara, pièce pair, en un acte ; V Amour filial ou la Jambe de bois, opéra en un acte.

Théâtre de la Rkpubuuue. — Les Femmes savantes, com. en cinq actes ; le Conteur ou les Deux postes, coin, on trois actes.

Théâtre de l'Écalitk. — I^ Vieux célibalaive, com. en cinq ados en vers ; Babillard, com. en un acte.

Lyrique. — Les Petits commissionnaireSy opéra ; le Bon j)ére, opéra ; le Mariage civique, vaud. on un acte.

Gaitk. — Xe Diable boiteux avec ballot des matelots; le Médecin malgré lui; Biaise le hargneux, com. avec divertissement.

Ambigu-Comique. — Les Contretemps ; les Débuts; le Devin du village.

Vaudeville. — Georges et Gros-Jean; le Xaufrage au port; les Yendangenrs.

Cite- Variétés. — LHeureux Quiproquo, com. ; le Tambourin de province, opéra ; les Royalistes de la Vendée, pantomime.

5 VENDÉMIAIRE AN III (26 SEPTEMBRE 1794). Spectacles du 5 vendémiaire.

Théâtre des Arts. — Relâche.

Opéra-Comique. — La Bonne mère, com. en un acte ; Arasbelle et VascoSy drame lyrique en trois actes.

RÉACTION THERMIDORIENNE [27 septembre 1794]

Feydbau. ^ Romeo et Juliette, op. en trois actes ; Rose et Aurèle, opéra en on acte.

Théâtre de la République. — Tbnoléon, trag. en trois actes en vers avec chœnrs ; Crispin rival de son maître, un acte.

Théâtre de l'Égalité. — Philoctète, trag. ; le Bienfait de la loi, com. en un acte, première représ.

Lyrique. — Relâche.

Gaité. — Les Fausses infidélités; Arlequin et Colombine invisibles; le Départ des patriotes ; la Soirée villageoise, ballet.

ÀMBiGu-CoMiguE. — Les Mariages assortis; l'Étape; les Prisonniers pa^ triâtes.

Vaudeville. — Z^« Vieux époux; Gilles Georges et Arlequin Pitt; le Poste évacué.

Cité- Variétés. — Za* Mari coupable; la Mère rivale, comédies; les Charlatans, opéra.

Rapport du 7 vendémiaire.

Tons les rapports des inspecteurs chargés de la surveillance des cafés, des lieux où le public se rassemble le plus souvent, annoncent que Fesprît public est toujours fortement prononcé en faveur de la liberté et de Fégalité et du gouvernement révolutionnaire. On se plaint toujours des entraves qu'apportent les malveillants aux appro- Tîsionnements des aliments de première nécessité, et l'approche de Thiver donne des inquiétudes au peuple ; aussi s'en occupe-t-il, et paraît désirer que la Convention prenne des mesures à cet effet. Assez généralement on accuse de défaut d'intelligence les commissaires chargés des approvisionnements de la République ; il en est même qui, dans leurs plaintes, les accusent de mauvaise foi.

Ayant été avertis qu'à la Salpétrière, au département des Bons pauvres, on avait entendu crier: Vive le Roiî aussitôt deux administrateurs de police régénérée s*y sont transportés et ont trouvé le commissaire de police occupé de la rédaction du procès-verbal à ce sujet.

Loyer, détenu au Port Libre depuis quelques jours, a dit aux autres détenus, et notamment au citoyen Poissonnier, qu'il fallait que Tallien ou lui soit guillotiné avant un mois.

L'administration de police régénérée a fait une ronde cette nuit dans les différents ports au charbon ; il y avait plus de 1200 per-

sonnes, vers les une heure ou deux du matin, qui étaient déjà rassemblées ; elles ont été invitées à se retirer ; plusieurs récalcitrants ont été conduits au corps de garde de la réserve et à la mairie, et aussitôt renvoyés, excepté un, qui a désobéi à la loi et qui a voulu porter un coup de canne à un de nos collègues.

Les signaux se font toiyours dans quelques maisons d*arrét, malgré la plus grande surveillance qu'on y porte pour les empêcher. Ils sont

cependant moins fréquents On disait hautement hier dans un

groupe près le Palais de justice que, si Ton connaissait des délits contre la masse de la Société des Jacobins, ou contre des membres, il fallait dénoncer et non clabauder par de méprisables libelles que les ennemis du peuple faisaient circuler pour parvenir à un autre but, placer un roi sur le trône; quelques-uns se résumaient à dire : Plus

de Jacobins^ plus de Convention

A. Martineau, Ollivier.

(Arch. nat., F » «^ III, Seine, 14.)

Journaux.

Vedette ou Gazette du jour du 7 vendémiaire :

Paris. — La lutte entre Jacobins et leurs adversaires continue, c'est une guerre ouverte qui ne peut se terminer que par rabattement absolu de Tun ou de l'autre des partis. Sous Robespierre, elle aurait conduit sur Téchafaud ceux qui auraient succombé ; nos mœurs, plus adoucies peut-être, ménageront sans doute aux vaincus un sort moins dur. Loys, secrétaire de la Société des Jacobins, et plusieurs autres membres de cette Société ont été mis en état d'arrestation.

Courrier républicain du 8 vendémiaire :

7 vendémiaire. — Le pamphlet intitulé les Noyades ou CaiTier au Tribunal révolutionnaire * fait la plus grande sensation.

Le pamphlet d'aujourd'hui porte pour titre : Encore des Jacobins; peuple, qu'en veux-tu faire * ?

Spectacles du 6 vendémiaire.

Théâtre des Arts. — MiUiadeà Marathon, deux actes; la Rosière ré' publicaine, un acte.

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