‹ Paris pendant la réaction thermidorienne et sous le Directoire. Recueil de documents pour l'histoire de l'esprit public à Paris (volume 2)Chapitre 33 sur 138 · Bibl. nat., Lb 41/1300, in · texte numérisé non relu

Bibl. nat., Lb 41/1300, in

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réclamations semblables, que la Convention fera juger ou prononcera elle-même sur cette grande affaire. Le public lit cette adresse avec curiosité *.

On prépare ici avec la plus grande activité les moyens de faire avancer nos troupes sur le territoire ennemi, afin qu*elles puissent y prendre leurs quartiers d'hiver. Le Comité de salut public est merveilleusement secondé par les représentants du peuple et les généraux républicains.

Spectacles du 10 vendémiaire.

Thkaïre des Arts. — M<^mc spectacle que le 8.

Oi»KRA-CoMiQUE. — Lu Belle Arsène, coin, en quatre actes en vers ; Caillas ou Xalure el Pairie,

Feydeav. — Paul el Virginie ; la Famille indigenle, (Au lieu de ce spectacle, les Peliles Affiches indiquent : la Papesse Jeanne ; le Caveau.)

Théâtre de la République. — L'Honnêle criminel, en cinq actes; le Conteur ou les Deux postes, trois actes.

Théâtre de l'Écalité. — Le Tartufe; le Bienfait ou le Double divorce.

Lyrique. — Héléna, opéra en deux actes; les Deux frères, opéra en trois actes.

(iAiïÉ. — Exercices de la corde; les Fausses infidélités; U Aristocrate démasqué par la Corne de la Vérité ; le Triomphe de IWmour conjugal.

Ambigu-Comique. — Jj^s Contretemps; le 42 Thermidor ; le Devin du village.

Vaudeville. — Gilles Georges et Arlequin Pitt; le A'oble roturier; les Vendanges.

Cité-Variétés. — Le Mari coupable; les Dragons et les Bénédictines ; les Dragons en cantonnement, comédies.

Rapport du 12 vendémiaire.

L'esprit public est toujours le même ; rattention des citoyens est entièrement, tournée vers les subsistances ; les nouvelles des déparlements à cet égard augmentent les craintes et semblent assurer que les maux sont partout les mêmes. Boyer, inspecteur, annonce qu à. Elbeuf on avait mis en réquisition jusqu'à la récolte des glaneurs pendant la moisson.

i. Cf. le Messager du soir du 11 vendémiaire an III.

LN-NE [i ociOBBE 1794]

à la Convenlion, où dif-

>resque toutes nu même

des Ifaîtres, les mesures

etc.

nouvelles craintes et àe- 1

ms.

dans un groupe, porte qui font passer nos subnotamment à ceux de la ne serait pas étonné d'y lice déjà à. faire soulever I de première nécessité, ;e est levé, qu'elle fait la ires, et qu'elle discrédite

oir dans son portefeuille ia de Paris : on lui fait liers la livre, du sucre à . On l'a invité b. déposer On présume, d'après la : ne pouvait venir que de

onnes au poste Bernard la journée. Les barrières induit plusieurs femmes

attre un petit pamphlet la Maison commune'. On dre heureux; cependant

crier : Je ne suis plus ncke- Montagne, caporal ndes, aoec Brise-Raison, ioolutionnaire.

OCTOBHK 1794[ KÉACTION TIIERH1D0R[EN.>'E lU

ibririaleur universel du 12 vcndi'miairc :

Pamphlets et BROcnuttEs, — Le Club infernal; le» Noyadet; la iillei d'Audou'm ou tes Crimes des Jacobins; tels Bont les pamlets que crient, depuis avant-hier, nos stentors de carrefour. Dans premier de ces pamphlets, Robespierre est supposé tenir un club ( enTers, avec ceux qu'il a entraînés dans sa chute ; lorsque Foitier-Tinville y arrive, on le reçoit à peu près comme le père Gris jrdon, dans un poème très connu. On lui demande sur-le-cliamp : nouvelles de Barère, de Collot, de Billaud et de quelques autres, discute, on crie sur le présent, le passé, le futur. Les tribunes ;nt ou applaudissent suivant les circonstances. — Les Noyades it dirigées contre Carrier.

Spectacles du 11 vendëxiaire.

Hlï.tTRE DES AbTS. — DclâchC.

ipi^.nA-CoMiurK. — L Enfance de J.-J. Rousseau, com. ; LodoUka, corn. —

s Petites Affiches indi(|ucnt, au lieu de ce spcctarlc : CËcole de Vadoles-

rc; Arasbelleel Vascos.]

KvoEAi'. — Bose cl Aurêle, opifra en un nctc ; Tulipano, optera on

s actes.

iiKATRE DE L.1 RËi-i'ULrui.E. — La Pupille, un aclis Catherine ou la Belle

'iiii're. com. en irois acle».

iiKsrrui DE L'ÉiiALiTh^. — Lc Mercure galant.

ïBiyiK. — Flora, opcra en trois acics ; le Mariage civique, vaud.

lAiTÉ, — L'Hnbil ne fait pas l'homme: le Fuu par amour; le Pariim-

ileut : lu Xore inlerrompue par les brigands de la Vendée.

iinnji-CoMrmE. — ia iiamelle; le 1i Thermidor; l'Uéroine américaine.

AiDKVLLLK. — L' Héroïne de ifilhier ; Cohiubine mannequin ; les Vieux

lanls.

iTK-V.MiiKTK*. — Les Cent pi'}cfls d'or; les Mœurs ou le Uicorce; CEn-

•mcnl supi»mè, coiiicdics ; Juronde. o|n'ra.

12 VENDEMIAIRE AN ill (3 OCTOBRE 1791).

Rapport du 13 vE»DÉ.viArRE.

."esprit public est toujours au même degré d"énergie : c'est à cette rgie que les aristocrates se lieiinent {sic) et livrent le combat par pamphlets sans nombre et des sarcasmes outrés.

f THERMIDORIENNE (3 octobre 1

jue le seul moyen de détruire cette ' kttacher une note d'infamie à ceux me aussi de déclarer indignes de pt m, de priver du titre de citoyen p marchands accapareurs et usurier nrichir que des dépouilles du pauvr* rents inspecteurs, il parait qae l'o i sur l'état de notre marine ; on { toDversation t'apostrophe vigoureusi 'arenne, Collot, etc. '. Le public, à sullat avec un grand intérêt, raison de 8 livres 10 sous la livre, t ette marchandise (sortait hier à ce | ipicier, rue Montmartre. La déclara saire de police, qui sans doute y à

trs des subsistances et de la perte e de distribution de la chandelle, la cherté des denrées et de beaucou] ;st la diriicullé de s'en procurer. Le n des gens avides, qui exportent hon s colporteurs qui gagnent sur la ve 'chandises, avant que d'être détail! iues à trois et quatre fois au moins, ération', c'est la vente par encan ne le prix aux marchandises. On ] nbre des marchands, les huissiers ] ■e avec les escrocs et les voleurs, refusent h prendre des livres chez quartiers oii ils travaillent. Ils di) vaut mieux mourir de faim que dt

ipelle l'ancien régime

ble en montres de toutes espèces à prit exorbitants dans les atén et chez les marchands de vin, au n (hé des Innocents. Les porteurs d'eau et les gagne-deniers ne s'oc pent plus que de ce commerce. . .

Le Camus, A. Mmitineau.

;Arch. nat-, F ''III, Seine, It.j

t. Uani la séance de la Convention du 12 v^ndi^iiiiaire an 111, Legcndre a drclarË qu'il regardait ces députés ■ comme dca conspirateurs s. Cl. Jfoni'i ftimpression, t. XXII, p. 1J8.

[4 OCTOBRE 1794] RÉACTION THERMIDORIENNE i46

Spectacles du 12 vendémiaire.

Tiih^ATRE DES Arts. — MUtioilp (i Mamikon; Tdlémaqxie dans Vile de Calypso, ballet.

OpKRA-CoMigrE. — Renaud dWst ; Lodoïska.

Feydeau. — L'Officier de fortune; F Apothéose du jeune Bara.

Théâtre de la RÉPLBLigrE. — L Ecole des femmes; le Sourd ou CAubenje pleine, coin, en trois actes.

TiiKATRE DE l'Egalitk. — Xoninc, coin, en trois actes ; le Bienfait annnynte, coni. en trois actes.

Lyhiuie. — RolAche.

Gaitk. — [l était temps ou VHeurense découverte, pièce patriotique en deux actes, première repros.; Biaise le hanjneux; le Diable boiteux ;\c ballet des Matelots,

A.MBi<:r-(^OMiyrE. — Mazet; l'Etape; les Prisonniers patriotes.

Va iDi: ville. — L'Alarmiste ; Arlequin Cruello; V Auberge isolée.

Citk-Variktks. — Le Cousin de tout lemxmde; V Heureux quiproquo, comcdies; le Projet de fortune : Arlequin imprimeur, opéras.

Rapport du 14 vendémiaire;

Les bons citoyens, les vrais républicains voient avec peine, mais sans inquiétude, les passions de tout genre qui se développent dans le sein de la Convention pour des intérêts particuliers. On remarque avec juste raison qu'on a vu circuler dos pamphlets, les murs tapissés d'affiches, la calomnie courir les groupes et la Convention agitée en tout sens, lors {sic) s'est agi de troubles. C'est par suite de ces conversations qu'hier, au. Jardin national, on a beaucoup parlé contre l'Orateur rédacteur du peuple *, et qu'on se plaint de voir des représentants ne s'occuper de Tinlérèt général que par des motifs de passion ou d'intérêts particuliers ; mais, quels que soient les événements, le peuple les attend avec une attitude fière et républicaine.

Bertaud, officier de paix, rapporte que l'esprit public, dans les sections des Gravilliers, du Temple et des Amis de la patrie, manifeste sa crainte sur une prochaine conspiration qui ne tardera pas d'éclater.

Descamps, inspecteur, a remarqué que plusieurs citoyens disaient

1. Il faut lire sans doute i Contre le rédacteur de VOrateur du peuple (Fréron).

[ueue de Bo : queue étai

•e les voitL la conduite r la munici ilonvention t ent de vexe jCs marcha) rent après hurbon, pla presque éto

rculalion de lit le seul m

!HOHE, Meti

s; le Club di iqucnt : Pau épil amourei rc rcpréscnls ! loi ou le Di ; Hiiléna ou

s Fausses (II,

les Contrelej

^valesceiil; l

Rapport du 15 vendémiaire.

L'on peut assurer, d'après les rapports particuliers des inspecteurs et les observations des officiers de paix, que, depuis le mouvement du mois de thermidor, Tesprit public n*a pas beaucoup varié. On est toujours occupé par la crainte de manquer de subsistances. Ceux qui sont obligés d'aller aux queues tremblent à l'approche de Thiver sous le rapport des subsistances. Enfin mêmes abus d'un côté et mêmes plaintes de la part du peuple et contre les administrations, les commissaires et les agents. Il parait qu'on désire la liberté indéfinie du commerce, la suppression de toutes réquisitions.

La Vendée fait naître de grandes craintes. On se plaint de la lenteur à punir les coupables, surtout lorsqu'on entend le récit de tant d'horreurs commises dans les déparlements.

Les discussions dans les groupes, pour et contre les Jacobins, continuent toujours. Les difrérentes questions que la Convenlion a agitées hier à leur égard ont beaucoup occupé les esprits ^ ; il parait que le résultat est le ralliement à la Convention nationale.

L'on observe que la loi qui ordonne à tous propriétaires ou principaux locataires d'exposer à la porte de leur maison le tableau énuméralif des citoyens qui la composent n'est pas exécutée, notamment dans les rues de traverse.

L'on remarque, par les différentes saisies que l'on fait continuellement, qu'il existe en circulation beaucoup de faux assignats de cinq livres, cinquante livres et autres...

Sur la section de Gravilliers, on a distribué chez tous les épiciers de rhuile à brûler fournie par la Commission du commerce ; cette huile est si mauvaise que fort peu de personnes en vont chercher ; c'est absolument de la lie, ce qui cause un murmure général et fait dire qu*on se moque du public. . .

Les petits bouchers, autrement dit marcandiers, s'établissent comme autrefois sur le carreau de la Halle et disent que, si Ton veut les laisser libres, les denrées reviendraient au prix où elles étaient ci-devant. Les femmes de campagne, notamment les marchandes de

1. Voir, dans la Société des Jacobins^ t. VI, p. o37 et suivantes, le compte rendu de la séance de la Convention du 13 vendémiaire an IH, relative aux Jacobins.

N' THERMIDORIENNE [5 octobre 17t

la présence de ces bouchers et dise de commerce va leur couper le co era de la viande n'aura pas besoin >

GiLLET, OlUVIER.

rendcmiairc :

> Club électoral continue à grossir I séance qu'il a tenue hier, on a doni 'are Fexplonon! avec cette épigraphe ivolutionnaire plutôt qu'un principe I , actuellement détenu dans la maisc je directement le gouvernement révoli stature. C'est le premier écrivain qui i ; pamphlet est la production d'une le t consulte ni le temps ni les heux *. i |de beaucoup de choses ; cependant ;e à être moins rare.

e ci-devant à l'archevêché, dans la sal ses séances dans la salle de l'assembU éum,

rès nombreuse. On y a annoncé que \t u Muséum, de la Cité, du Panthéon, d Dmbards, des Arcis, de laMaison-Con linze-Vingts, de Montreuil, et la sectït l'adresse présentée, décadi dernier, éi

! DD 14 VENDÉHUIRE.

uration de la République Française, sans

■scenl de qualité, com. en deux actes ; Ca

\t. VAbréviateur universel du 18 vendémiaire is le Ato 71 i7eur, réimpression, t. XXII, p. 127,

lias ou Nature et Patrie, com. héroïque en un acte ; la Fêle américaine, ballet patriotique.

FEYDEAr. — Le Club des Sans-Soucis; Rose et Aurèle; le Petit commissionnaire.

Théâtre de la République. — La Loi cr accord avec la Xalurp, com. en vers, première reprcs. ; le Méchant, com. en cinq actes.

Théâtre de l'Égalité. — Le Conciliateur, com. en cinq actes, envers; Félix ou VEnfant trouvé, opéra en trois actes.

Lyrique. — Michel Cervantes, opéra en trois actes ; le Mariage civique, vaudeville.

Gaité. — Il était temps ou VHeureuse découverte, pièce patriotique en deux actes; les Deux font la paire; Arlequin et Colomhine invisibles; V Habit ne fait pas V homme.

Ambigu. — Les Déguisements ; le 12 Thermidor; les Prisonniers patriotes.

Vaudeville. — Le Dédit mal gardé; l'Héroïne de Mithicr ; la Revanche forcée.

Cité- Variétés. — L'Orphelin, comédie; Ricco, comédie.

Rapport du 16 vendémiaire*.

Le peuple est toujours dans la ferme attitude qui convient à des républicains; il se plaint toujours de la pénurie et de la difficulté de se procurer des denrées de première nécessité ; il sait patienter, mais cependant se lasse en voyant les réquisitions sans nombre. On vend tout dans les marchés au-dessus du maximum. Ce même peuple dit que cette loi est inexécutable et que la liberté indéfinie du commerce est le seul remède à ses maux. La majeure partie croit voir de la mauvaise foi ou de Tignorance dans les membres des commissions et administrations et de TindifiFérence dans la Convention sur cette situation pénible.

Les troubles et la situation gênante de l'intérieur diminuent de beaucoup le plaisir extrême qu'on a d'apprendre les victoires à Texterieur. La joie, quoi qu'il en soit, est générale, surtout parmi les véritables sans-culottes.

Au Jardin-Egalité, vers les six heures du soir, plusieurs particuliers voulaient faire jouer une vielleuse. Le factionnaire, conformément à sa consigne, s'y opposa. Un particulier qui paraissait disposé

1. Dans roriginal, ce rapport n'est pas daté, mais il se trouve placé entre lo rapport du 15 et celui du 17.

RÉACTIO.N THERMIDORIENNE [6 octobre 1794]

à faire naître du trouble, dit à cette femme : « Joue, joue, tu es sur le terrain de la République, et ne sommes-nous pas libres? » Tout le monde a regardé cet individu comme mauvais citoyen, méprisant la consigne ; on le chassa, et le calme s'est rétabli.

Les réverbères aux environs de FArsenal étaient éteints cette nuit dés trois heures du matin; Ton observe à ce sujet que la plupart des réverbères qui éclairent Paris ne sont allumés qu'une partie de la nuit ou point du tout. L'on attribue le défaut de lumière pour cette nuit [et] les précédentes au grand vent qui règne depuis quelques jonrs.

Toujours beaucoup de femmes publiques, et même plus que jamais. La trop grande douceur dans le châtiment que Ton exerce envers elles, lorsqu'elles sont au tribunal, en ne les condamnant qu'à deux trois ou quatre mois de détention, ne fait que les encourager au vice. Sur le boulevard Montmartre, des citoyens disaient qu'il était urgent, dans une République naissante, de couper le vice même dans sa racine ; leurs observations étaient. qu'on ne peut détruire ce ramas de filles prostituées qu'en- les exilant ou qu'en les employant à des travaux utiles à la République.

L'on se plaint que beaucoup de citoyens employés dans les bureaux sont dans l'âge de la réquisition, et d'autres, ignorants à Textrème, occupent des places qu'ils ne peuvent remplir; on ajoute encore qu'à l'administration des armes portatives de la République, rue de l'Université, près celle du Bac, une femme y tient la place d'un commis expéditionnaire au lieu d'être à la tête de sa maison, au lieu de coudre et de filer- La plus grande tranquillité règne dans les maisons d'arrêt; les signaux peu fréquents ne produisent rien ; peu à peu ils disparaîtront

Les rassemblements ne discontinuent pas dans les ports au charbon et deviennent de plus en plus dangereux. Hier, à celui de l'Ecole, la force armée qui y était pour ramener le calme a été tellement repoussée que deux piques ont été cassées par la résistance qu'a apportée la grande afHuence

GïLLET, Christophe.

(Arch. nat., F» ^^III, Seine, 14.)

Journaux.

Journal des Hommes libres de tous les pays du 15 Yend(?miaire : Avis. — La dernière heure de la royauté a sonné le 21 septembre

1792 (style esclave), et c'est encore une horloge entachée du nom du roi qui mesure le temps à la Convention nationale.

On invite à faire effacer sans délai, de cette pendule, ce mot odieux qui révolte Fœil des républicains.

Spectacles du 15 vendémiaire.

Théâtre des Arts. — Relâche.

Opéra-Comique. — Les Dangers de V Absence ou le Souper de famille, corn, en deux actes ; Arasbelle et Vascos, drame lyrique en trois actes.

Feydeau. — Roméo et Julielle, opéra en trois actes ; la Partie carrée, opéra en un acte.

Théâtre de la Républiqie. — La Mère confidente ; le Sourd.

Théâtre de l'Égalité. — Le Méchant, corn, en cinq actes ; le Mercure galant ou la Comédie sans titre, en quatre actes, en vers.

Lyrique. — Au plus brave la plus belle, op. en un acte, première représentation ; les Petits commissionnaires, op. on deux actes.

Gaité. — Il était temps ou VHeureuse découverte, pièce patriotique en deux actes; le Nécromancien; U* Cocher supposé; la Noce interrompue ou les Brigands de la Vendée, pièce patriotique.

Ambigu-Comique. — Le Gâteau du tyran ; les Sœurs du pot; le Masque de fer.

Vaudeville. — Le Nègre aubergiste; hs Vieux élégants; Piron avec ses amis.

Cité- Variétés. — Ltfs Mœurs ou le Divorce; le Man coupable, corn.; AUiin et Rosette, opéra.

Rapport du 17 vendémiaire.

Les rapports des inspecteurs sur la situation de Paris sont toujours

les mêmes. L'esprit y est bon et toujours à la hauteur des principes

révolutionnaires. La majorité du peuple désire que le commerce soit

entièrement libre, à l'exportation et Taccaparement près; il pense

^ qu'alors l'abondance reviendrait, que les denrées hausseraient de

;- prix, mais qu'ensuite elles diminueraient à cause de la concurrence.

t Les citoyens aiment mieux acheter au-dessus du maximum que d'at-

'^ tendre pendant des heures entières la modique portion qui leur est

accordée à chaque distribution

I On se plaint [de la mauvaise qualité du pain, qui incommode et

THERMIDORIENN-E [7 octûbbe 1794]

lit que, d'après les plaintes qui ont été nission des subsistances aurait avisé uple une manne pure et salutaire, en Ès les réclamations réitérées, le pain t trois ou quatre jours.

GÉnoME, Ollivier.

— Paris jouit toujours du plus grand ;e calme puisse être troublé ; le sysjustice et l'humanité reprennent leur est généralement convaincu que l'exa-

les sentiments, mais qu'elle est nuilois : les exagérations desservent la croire au peuple qu'elle n'est qu'une leplion impossible à réaliser; ce sont

leur rigorisme élouffe le civisme et fait naître Tégoïsme et l'hypocrisie.

ie la France el de l'Eu7-ope du 17 vondé-

; très nombreux; les plus r : Panthéon ' ; Guerre à mort à tous (es ide vengeance. Ce dernier est entièrebois,

tre en liberté les victimes encore vî- >mbre de prisonniers dans les prisons :e montait & huit ou neuT mille, n'est mille six cent soixante-dix-huit *.

Ï0 16 VENDËHIAIBE.

Eurydice, op. en trois actes ; Télémaque

en trois actes.

im, en un acte, en vers ; le Déserteur, com.

[8 OCTOBRE 1794] RÉAGTlOxX THERMIDOUIENNE 454

Feydeai'. — La Partie carrée; Roméo cl Juliette.

Tnh^ATRE DE LA RÉprBLiQL'E. — Im Loi iVaccoril avec la Nature, corn, en un acte, on vers ; le Père de famille^ dramo en cinq actes.

TiiÉATRE DE lE(; ALITÉ. — Makomct, trag. en cinq actes ; la Journée de r Amour, divertissement ancicréontiquc.

LvRigrE. — Hélène ou les Bandits des Pyrénées, ^ op. en deux actes; le Mannequin, en un acte.

(iAiTK. — Crispin médecin, com. ; le Xouoeau calendrier, pièce patriotique ; Arlequin protégé par JVostradatnus, pantomime à machines.

AMBir.i'-GoMiouE. — la Bascule ; le /i Thermidor ; la Forêt noire.

Vaide VILLE. — jy Hé roi ne de Milhier ; Gille Georges et Arlequin Pill ; le Retour de Bruxelles,

Cité- Variétés. — Ij*s Dragons et les Bénédictines ^ com. ; les Dragons en cantonnement, com.; Alain et Rosette, opéra.

Spectacles du 17 vendémiaire.

Théâtre des Arts. — Relâche.

Oi»ÉRA-GoMiuuE. — Camille ou le Souterrain, com. en trois actes, en prose ; Philippe et Georgette, un acte en prose.

Fevdeait. — Claudine ou le Petit commissionnaire, op. en un acte ; Paul et Virginie, op. en trois actes.

Théâtre de la RÉiaBLiguE. — Timoléon, trag. en trois actes, en vers; Py^malion, mélodrame.

Théâtre de l'É(;alité. — le Vieux célibataire , com. en cinq actes, en vers; le Bienfait de la loi ou le Double divorce, com. en un acte.

LvRK^rE. — Laure et Zulmé, opéra en trois actes ; Au plus brave la plus belle, op, en un acte.

Gaité. — Il était temps ou U Heureuse découverte; Vénus pèlerine ; le Quiproquo de Vhôtellerie ; le Pari impindent.

Ambic.u-Gomiql'e. — Im Gamelle; le /i Thermidor; les Prisonniers ^Patriotes,

Vaudeville. — Sicaise peintre; le Naufrage au port; le Noble roturier.

Cité-Variétés. — />.? Dangers des liaisons, com.; les Mœurs ou le Z>«— vorce, comédie; le Vous et le toi, opéra; les Nègres, ballet.

HERMIDOIUENNE

« Kl (!) OCTOBRE 1791).

lance commence à régner dans les uve du beurre, des œufs et autres ipercevait nullement il y a quelques

au maximum, et la police ou le goa- K laisser passer et laisser faire.

Club électoral, continue à s'élever re le gouvernement révolutionnaire.

la dernière séance ont prétendu que ant que ce gouvernement durerait, ifdre de choses stable et permanent.

enterait à la Convention une pétition

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