‹ Paris pendant la réaction thermidorienne et sous le Directoire; recueil de documents pour l'histoire de l'esprit public à Paris (volume 3)Chapitre 85 sur 254 · L. MiLLY, Cousin · texte numérisé non relu

L. MiLLY, Cousin

(Arch. nat., BB » 89, et F ' 3842.)

MDXXIII

Journaux.

Journal du Soir des frères Chaignieau du 18 brumaire : « Paris, le 18 brumaire. .. .Le ministre de rintérieur, considérant que l'on peut facilement faire de la construction des maisons, boutiques et autres bâtiments, élevés dans les Champs-Elysées, un embellissement pour cette promenade, en assujetissant les fabriques à un plan de décoration propre à varier les aspects de ce lieu, et à mettre en valeur tous les agréments qu'il tient déjà de sa position, vient d'adresser aux artistes un programme à ce sujet : le concours restera ouvert jusqu'au 30 nivôse prochain »

^IDXXIV

Journaux.

Journal du Soir des frères Chaignieau du 21 brumaire : « Paris, le 21 biquinaire. L'administration centrale du département de la Seine a, par deux arrêtés du 19 brumaire, accepté la démission du citoyen Cousin, membre du Bureau central de Paris, et nommé en remplacement le citoyen Henri Lasalle, professeur de statistique au Collège de France, et suspendu de ses fonctions le citoyen Milly, aussi membre du Bureau central, et nommé à sa place le citoyen Sallior, inspecteur du Prytanée français. Ces deux arrêtés ont reçu le même jour la confirmation du Directoire exécutif »

, 1. On lit en effet dans le registre du Directoire, séance du 19 brumaire : «...On lit deux arrêtés de l'administration centrale du département de la Seine de

MDXXV 20 BRUMAIRE AN VII (10 NOVEMBRE i798).

Rapport du bureau central du 21 brumaire.

, ..Journaux. — Le journal le Fanal, déjà signalé plusieurs fois pour S8 complaire à réveiller des dénominations d'esprit de parti, notamment celle de Jacobin, dont le sens a eu plus d'une acception funeste dans le temps de la réaction, se livre aujourd'hui au même abus. Suivant lui, on ne crie aux conspirations royales que pour faire oublier les complots jacobins, et le royalisme est assez comprimé par la force des autorités constituées pour ne plus inspirer d'inquiétude, tandis que la démagogie s'agite, que l'anarchie est partout, et que la terreur nous menace de toutes parts'. Il s'étonne enfin que, dans les circonstances dont il définit ainsi la nature, quelques hommes aient la maladresse ou la perfidie de crier à la royauté. — On pourrait s'étonner, dit le Publiciste, en parlant des troubles de la Belgique, que le cabinet de Vienne, s'il était résolu à la guerre, n'eût cru favorable pour la commencer le moment où s'allumait cet incendie. Il appartient à l'autorité de juger si ce peu de mots du Publiciste est une opinion ou bien un avis donné indirectement au cabinet de Vienne. — Suivant des nouvelles données de la Spezzia, et publiées par le Courrier de Paris, la ville de Malte serait bloquée, une partie de l'île communiquerait avec l'ennemi au moyen du port situé au Midi. Ces nouvelles, qui ne sont point garanties, sont rapportées également par le Surveillarit. ' — On croit devoir remarquer que le Journal d'indication, en rapportant la séance du Conseil des Anciens du 19 brumaire, entre presque exclusivement dans le détail de ceux

cejoiird'hui : Ynn portant suspension du citoj^en Milly, membre du Bureau central de Paris, et son remplacement par le citoyen Henri Lasalle; l'autre, contenant l'acceptation de la démission du citoyen Cousin, autre membre dudit Bureau, et nomination en sa place du citoyen Sallior. Le Directoire confirme lesdites suspension, acceptation et nominations.» (Arch.nat., AF* ni,13). On trouvera les deux arrêtés du département de la Seine aux Arch. nat., AFm, 554. Dans les considérants de celui des deux arrêtés qui est relatif à Milly, on lit qu'il « manque du zèle nécessaire pour diriger l'action de la police dans cette importante commune; que le laisser plus longtemps en fonction, ce serait favoriser les tentatives sans cesse renaissantes des ennemis de la liberté ».

\. "Voir l'article Politique en tête du n" du Fa7ial du 20 brumaire an "VII. Bibl. nat., Le 2/971, in-4.

203 DIRECTOIRE EXECUTIF [l^r au 10 .nov. ITOSJ

qui ont parlé contre la résolution relative aux individus qui se sont soustraits à leur déportation prononcée par la loi du 19 fructidor. — Il n'est aucune autre remarque importante à faire sur les feuilles

périodiques de ce jour

Lessore.

(Arch. nat., BB » 89.)

Journaux.

Moniteiii' du 21 brumaire : « Paris, le 20 bnwtuire. ...Le fait suivant, extrait d'une pii'ce officielle, peut servir à faire connaître les principaux moteurs et instigateurs de la rébellion qui a éclaté dans les départements réunis: « Il n'est pas de moyens que \es prêtres incendiaires n'emploient pour « tromper la crédulité du peuple. Il est constant qu'ils se disent les envoyés <( de Dieu pour venger la mort du roi et établir la religion, catholique. Ils « sont assez perfides pour se faire des incisions au cou avec de l'eau- forte, u ajoutant qu'ils avaient été guillotinés, et qu'ils étaient ressuscites pour tra- « vailler contre les Français. »

MDXXVI

Compte décadaire

DES opérations DU BUREAU CENTRAL DU CANTON DE PaRIS DU 11 AU 20 BRUMAIRE AN VIL

. . . Commerce et navigation Suspension de vente de charbon le

dimanche. — Prévenu que les marchands de bois continuaient à faire suspendre leurs ventes dans les ports les après-midi des ci-devant dimanches, le Bureau central a chargé les quatre inspecteurs des ports de veiller à ce que les marchands ne suspendent leurs ventes que les jours de décadis et fêtes nationales, et de les prévenir, en leur rappelant les lois et règlements sur celte matière, qu'en cas de contravention, le bateau dont la vente aurait été suspendue serait, par ordre du Bureau central, retiré du port pour être remis ù la suite du dernier arrivé, et ce, indépendamment des poursuites qui seraient

exercées contre eux devant les tribunaux

Salubrité et voie publique Amphithéâtres de dissection. —

D'après les plaintes portées contre le citoyen Javelot, officier de santé, sur la mauvaise tenue de son amphithéâtre de dissection, qui présentait un spectacle hideux, il lui a été recommandé de ne plus y donner lieu, et de prendre les précautions suivies dans les autres

établissements de ce genre, s'il voulait éviter la clôture de son amphithéâtre

Cnlle. — Les dissensions qui ont existé entre les ministres du culte catholique du temple Laurent se sont renouvelées sérieusement, et elles ont paru assez importantes pour devenir l'objet d'une lettre particulière au ministre de la police générale

Correspondance relative aux mœurs et opinion publique. Levée des scellés sur des presses. — Le Bureau central a fait mettre à exécution l'arrêté du Directoire du 6 brumaire *, transmis par le ministre de la police, portant que l'arrêté du deuxième jour complémentaire cessera d'avoir son efï'et seulement en ce qui concerne les scellés apposés sur les presses du Révélateur, et que les scellés seront levés. — En vertu d'un jugement du tribunal criminel du département de la Seine, qui acquitte le citoyen Fléchelles et autres de l'accusation portée contre eux relativement à un écrit provocateur, et ordonne que les scellés apposés sur les presses dudit citoyen Fléchelles seront levés, le Bureau central a chargé le commissaire de police du Pont-Neuf de lever lesdits scellés.

Bals. — Il a fait fermer le bal du citoyen Polin, marchand de vins, ,rue André-des-Arls, qui rassemblait tous les jours chez lui des Savoyards qui s'amusaient au son d'une musette et troublaient le repos du quartier par leurs cris perçants.

Réclamation des administrateurs du culte catholique au temple Laurent. — Il a donné au ministre, qui les lui avait demandés, des ren-» seignements sur les réclamations des administrateurs du culte catholique au temple Laurent ; il y a joint son avis et attend la décision du

ministre

Lasalle, Lessore.

(Arch. nat., BB * 89.)

MDXXVII

Rapport du bureau central du 22 brumaire.

.. .Journaux. — Les seules réflexions que l'on juge essentiel de faire aujourd'hui sur les journaux n'ont rapport qu'au Fanal et au

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