‹ Paris pendant les deux siéges (volume 3)Chapitre 7 sur 150 · INTRODUCTION. IX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. IX

Totil capitule. Paris s'effare et commence à parler de trahison.

25 septembre.

M. Senart, ambassadeur de M. Jules Favre, félicite le roi de Piémont sur l'entrée des Italiens à Rome. Il déclare que le cabinet italieu a apprécié « correctement * les sentiments du gouvernement provisoire français, d'après lequel aujourd'hui la convention qui protégeait Rome est nulle et caduque.

Les Prussiens occupent Bougival, Ruel et Nauterre. Le gouvernement de la république française publie qu'il n'a pu obtenir d'armistice. 11 évoque les souvenirs de 92, accepte la lutte k outrance, et ajourne indéfiniment les élections.

27 septembre.

A Rome, Je général italien forme un gouvernement provisoire coui|>osé de dix-huit traîtres inconnus, qualifiés citoyens romains. 11 leur annonce qu'ils ont à remplir une tdche sublime» que le 20 septembre inaugure l'unité italienne enfin complétée, et que Dieu bénit manifestement ntalie.

M. Jules Favre publie son rapport sur l'entrevue de Ferrières. C'est le fameux rapport des larmes. Les journaux conservateurs le louent pour sou-

X 1NTKODICTION.

tenir l'esprit public, les journaux révolutionnaires s'en servent pour exciter la défiance et le (rouble.

28 septembre.

Le général italien prescrit de rendre au Fape les honneurs royaux et fait lui-môme des actes de souveraineté.

Strasbourg, brûlé, capitule. Dix-sept mille prisonniers. La plus grande partie de l'armée assiégeante, maintenant disponible, va se diriger vers le centre de la France,

2 octobre.

Rome captive vote sou annexion au royaume d'Italie. Les Italiens prennent possession du palais du Quirinal.

La garnison de Paris fait de petites* reconnaissances » au-delà de Bondy, de Raincy et d'Issy. L'ennemi est en force et en progrès partout.

5 octobre.

Le scrutin pour l'annexion dans les États pontificaux donne une presque unanimité de oui.

Le quartier général du roi de Prusse est établi à Versailles. M. Crémieux est ministre de la guerre à Tours. Sous Paris, nos bulletins signalent une € reconnaissance vers Clama rt! *

LaTHODUCTKtti. XI

9 octobre.

Décret de Florence, qui déclare Rome et tout l'État romain partie intégrante du territoire ita-

M. Gambetta, envolé de Paris, arrive à Tours aux cris de : Vive la République l et reçoit Garibaldi.

10 octobre.

M. de la Marmora arrive à Rome avec un conseil de lieutenance, et gouverne à la place du Pape enfermé dans le Vatican.

M. Gambetta, h Tours, prend la direction de la guerre, raconte que Pans se défend merveilleusement et annonce une levée en masse.

li octobre.

Le roi de Piémont accepte solennellement le plébiscite qui lui donne Rome, et proclame « comme roi et comme catholique » l'unité italienne et la liberté de l'Église.

Orléans est pris d'assaut, et ta guerre, disent les libéraux philanthropes, « tourne à un caractère de sauvagerie incompatible avec les mœurs de notre époque. *

A Marseille, M. Esquiros suspend un journal, expulse les jésuites et reçok le patriote italien

X 1NTH0DICTI0N.

tenir l'esprit public, les journaux révolutionnaires s'en servent pour exciter la défiance et le (rouble.

28 septembre.

Le général italien prescrit de rendre au Pape les honneurs royaux et fait lui-même des actes de souveraineté.

Strasbourg, brûlé, capitule. Dix-sept mille prisonniers. La plus grande partie de l'armée assiégeante, maintenant disponible, va se diriger vers le centre de la France.

2 octobre.

Rome captive vote son annexion au royaume d'Italie. Les Italiens prennent possession du palais du Quirinal.

La garnison de Paris fait de petites € reconnaissances » au-delà de Bond y, de Raincy et d'issy. L'ennemi est en force et en progrès partout.

5 octobre.

Le scrutin pour l'annexion dans les États pontificaux donne une presque unanimité de oui.

Le quartier général du roi de Prusse est établi h Versailles. M. Crémieux est ministre de la guerre k Tours. Sous Paris, nos bulletins signalent une « reconnaissance vers Clama rt! *

LMUODb'CXlûtS. XI

9 octobre.

Décret de Florence, qui déclare Rome et tout l'État romain partie intégrante du territoire italien.

M. Gambetta, envolé de Paris, arrive à Tours aux cris de : Vive la République ! et reçoit Garibaldi.

10 octobre.

M. de la Marmora arrive à Rome avec un conseil de lieutenance, et gouverne à la place du Pape enfermé dans le Vatican.

M. Gambetta. h Tours, prend la direction de la guerre, raconte que Paris se défend merveilleusement et annonce une levée en masse.

11 octobre.

Le roi de Piémont accepte solennellement h1 plébiscite qui lui don no Rome, et proclame « comme roi et comme catholique » l'unité italienne et la liberté de l'Église.

Orléans est pris d'assaut, et la guerre, disent les libéraux philanthropes, « tourne à un caractf»re de sauvagerie incompatible avec les mœurs de notre époque.»

A Marseille, M. Esquiros suspend un journal» expulse les jésuites et reçoit le patriote italien

x„ INTRODUCTION.

ftin/io. qui apporte à la France le secours de sa personne.

14 octobre.

M. Thiers arrive à Florence. Un décret établit à Rome l'égalité des citoyens.

Les Prussiens ont envahi tout le Loiret, caoonnent Soissons, avancent sur Rouen et s'établissent dans les Vosges. Le lendemain, Soissons capitule.

49 octobre.

Le ministre des finances italien part pour Rome.

Les Prussiens marchent vers Tours et prennent Châteaudun brûlé. M. Laurier (homme de Gambetta) part pour Londres, où il va contracter un emprunt.

22 octobre.

Le ministre italien Visconti-Venosta daigne répondre à la lettre de l'ambassadeur Scnart, du 25 septembre. Il lui dit que le cabinet italien, accomplissant l'aspiration nationale, « a servi en même temps la cause de la civilisation et du progrès. »

Vernon est bombardé. Les Badois nous battent dans les Vosges. Saint-Quentin est canonné, pris et imposé de 2 millions. Les Prussiens marchent sur

INTHODLXïïON. XIII

Amiens et avertissent que, si un coup de fusil est tiré sur un soldat allemand, six habitants seront fusillés.

Le surlendemain, le général Changarnier se rend au quartier général allemand pour traiter de la reddition de Metz. — Un M. Didier est nommé gouverneur général civil de l'Algérie; les juifs de l'Algérie sont décrétés citoyens français, cause prochaine du redoutable soulèvement qui dure encore.

27 octobre.

I<a couronne d'Espagne tombe sur la tète du duc dAoste, tils de Victor-Emmanuel.

Capitulation de Metz. Cent soixante-treize mille prisonniers. Le 30, occupation de Dijon. Les PrusMens perdent 250 hommes. Le 3i, sédition à Paris, tentative d'établissement de la Commune.

2 novembre.

Le Pape, dans une note envoyée au nonce, se plaint de l'usurpation duQuirinal par les Italiens. M. Thiers négocie à Versailles, sans résultat.

8 novembre.

Le cardinal Antonelli proteste inutilement contre l'œuvre de l'unité de l'Italie, qui a pour but de détruire le catholicisme.

XfV INTRODUCTION.

M. J. Favre fait une circulaire à dessein de prouver que la Prusse continue la guerre dans un but étroitement personnel, sans se préoccuper dn véritable intérêt de ses sujets, surtout de celui des Allemands. Cette protestation demeure inutile. Le même jour, capitulation de Verdun. 4,000 prisonniers, 1 36 canons, 23,000 fusils.

9 novembre.

Un manifeste italien demande le transfert immédiat du gouvernement à Rome.

Capitulation de Neuf-Brisach, après huit jours de bombardement. 5,000 prisonniers et 100 canons. Les Parisiens construisent une rodoute inutile à Villejuif et une autre à Vitry, également inutile. Les Prussiens s'approchent de Montbéliard.

9 décembre.

La Chambre italienne discute et vote l'article itr de la loi qui ordonne le transfert du gouvernement à Rome.

Gambetta, inquiet à Tours, évacue sur Bordeaux avec tout son gouvernement.

14 décembre. %

La discussion continue au Parlement italien sur

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