II
GSS PAIliS inENDlNT Là COMHtNE.
fiance, âloors c- eât un coup d^Étàt contre l'A^emblée. Le tour est joué, la République est faite, et le premier consul Tltfew en a pour un ou deux mois.
D sera certainement béni par ceux qui auront le %eimpSy en deux mois, de déménager de Paris et de ^quitter la France;
L'Assemblée , dans «a séance d'aujourd'hui , n'a demandé aucune explication sur le programme "Not^ Tjxnglois^ si remarquable par l'affichage. A notre avis , l'incident mérite plus d*attention de la part d^une assemblée qui aime à se dire libre, souveraine et constituante. Elle a sujet de flécîarer pi-omptement qu'elle prétend régler eUe-même la situation de Pa- Tis, fixer eUe-m'ême la mesure de la clémence et celle de la justice, eft enfin ne pas se démettre de son pouvoir constituant dans les mains de la « réxmion d'associations» représentées par M. Not-Langlois.
Ce n'est pas M. Not-Langlois, représentant de diverses associations, que le peuple français a chargé de le constituer conformément aux diverses circulaires de M. Thiers.
Pour nous, en particulier, nous osons inviter les représentants catholiques à s^ïormer s'il nous sera encore permis de professer et enseigner notre religion, ou si l'athéisme sera la religion de l'État. H n'y a pas eu place pour ce détail dans le programme àe "M. Not-Langlois ; il ni^en est pas question non plus dans les discours et circulaires diverses de M. le préisident du pouvoir exécutif. Mais l'omission n'empêdhe pas que les. prisons ne soient pleines de prêtres et que le culte ne soit proscrit.
PARIS PSm)ANT LA GOBOflIIIX. 323
11 faudrait au moins savoir si le a pouvoir municipal Y> ira partout jusqu'à fermer les écoles et .les églises. <}uelqtte député monarehiqjie'Ou^cathoiique devrait s'inquiéter de cek.
29 avril.
M. THl£ieS NE PEOT GRAIVDIR.
Puisque les a diverses réunions d anonymes représentées par M. Not ou i^no^-Langlois veulent aénaj^giquement » la république^ et que M. Thiers n'y répugne point, la chose devient sérieuse» Examiaons-rla de près, au point de vue pratique.
Il s'agit d^une république à président temporaire. M. Thiers ne comprendrait point la république sïins président, et le peuple Langlois ne l'agréerait point à président pei;pétueL Nous devons donc chercher ce que la France contient de matière présidentielle àillbeure qu'il eat. Tout le reste serait théorie pure et.aupeidlue.
H y a .trois personnages hors ligne : Bourbon, Boni^artey'Orléan!&.
JBourbon ne dai^gnerait, Bonaparte ne voudrait, Orléans. ne saurait.
.Sourbon et Bonaparte, éligibles par-dessus toutes hm lois ique voudrAient faire d'impuissants compét^
teurs, ont chacuù leurs raisons hautes et invincibles pour ne point postuler la présidence. Us peuvent prendre mieux que cela. Pour l'un ce serait bas, pour l'autre, drô^e. L'un ne peut abdiquer la majesté de son droit, l'autre le profit et l'espèce de dignité de son audace. Tous deux perdraient trop à se reconnaître temporaires, viagers, révocables. Ils y perdraient incontinent le meilleur de leur force.
Orléans consentirait à entrer par cette porte. 11 y frappe. Mais qui le soupçonne de vouloir laisser ouverte la porte de sortie? Orléans ne postule pas le fauteuil, il postule le trône. Et s'il se contente du fauteuil, il ne le mérite pas. Il n'a que son nom comme le premier venu, et pas même. Sur son nom reste une tache solennelle qu'il n'a pas effacée, et cette tache est ce qui demeure d'un honneur solennel... qu'il a gratté.
Yoilà donc les princes hors concours. Rien ne les empêchera d'être éligibles, tout leur interdit d'être candidats.
Passons aux particuliers.
Après 1848, la France ne manquait pas, en ce genre, d'une certaine abondance, outre l'abondance des illusions. Bonaparte était un particulier alors neuf. On avait des hommes d'épée: Bugeaud, véritable conquérant de l'Algérie, véritable paysan, plein d'expérience, de fermeté et d'honnêteté, victorieux de toutes les injures, couronné de respect; Cavaignac, vainqueur de juin ; La Moricière, soldat d'épopée. On avait aussi des hommes de tribune, dits hommes politiques^ en ce temps-là présentables*
Lamartine unmédiatement, M. Thiers plus tard, M. Guizot encore, même M. Ledru-RoUin, dans l'avenir, et ce qui mûrirait et se formerait avec le temps. Les affaires n'étaient point difficiles comme aujourd'hui^ ou du moins les difficultés n'étaient point connueis, pesantes, écrasantes et immédiatement mortelles. On possédait un trésor, une armée, ime administration, une sorte de claire politique victorieuse et assise. Point de Prussiens attendani leurs milliards et prenant leur nourriture en attendant. Enfin, les socialistes ne formaient qu'un ramas de pleutres sans lettres, sans pécune, sans crédit, sans organisation, sans chassepots et sans victoire. C'é* tait chose de rien que trouver un président. On pou* vait changer de présidiBut comme on avait jusque-là changé de ministère^ et tout marchait sur les vieilles roulettes.
Présentement il n'y a plus de roulettes, et il faut d'abord que le président les reconstruise ; même il faut qu'il les invente, car le sol a changé ; et ce n'est rien encore : il faut ou reconstituer le sol ancien, ou créer un sol entièrement nouveau. Rude besogne, qui exige un maître homme pourvu d'une maîtresse main.
Or, de tous les anciens^ qui eussent pu suffire autrefois et pour les faciles choses d'autrefois, que nous reste-t-il pour les terribles et innombrables besoins d'aujourd'hui? Et entre tant de nouveaux, surgis de ce tremblement de terre qui commence à M. Emile OUivier et qui ne finit pas à M. Cluseret, où est l'homme ?
Pàmri les anciens, il y a M..ThierB. monarchiste^ et parmi les nouveaux, IkL ThLers républicain.
Pas un autre ! pas un seul !
Le 4 septembre, on a encore trouvé M.Jules Favre; ou du moins M. Jules Favre, se trouvant lui-même,, a trouvé Crémieux, Glais-Bizoin, Gambetta^M. Picaiid, plus l'agréable Rochefort, qu'il ne cherchait pas. La Commune a ensuite ramassé Pyat et Deleseluze, ses plus beaux ornements. Depuis^ rien ! La bourgeoisie a expiré en donnant ces fleurs.
C'est donc M. Thiers qui sera président, avec ses deux inséparables, M. Jules Favre et M. Picard, pou» assesseurs. C'est à M. Thiers qu'il faut donner la France à refaire.
Et il aura pour instrument unique les restes d'une voix qui tombe et d'une ardeur révolutionnaire qui, hélas! ne s'éteint pas.
Voilà le présent; là-dessus, rêvons l'avenir.
Les amants de la République, M. Thiers tout le premier, peuvent tenir pour certain qu'il y a une dictature au premier coin du bois. Quand M. Thiers nouveau de sa petite voix criera : Vive la République l il entendra la petite voix de M. Thiers ancien qui répondra : L'Empire est fait !
Bientôt Tear-France, soumise à son sort, ne cherchera plus un maître qui dépasse si peu que ce soit l'humble niveau de la stature humaine ; et même l'ignoble envie, première et dernière passion de la démocratie, exigera que ce niveaune soit point dépassé. Si faudra-t-il néanmoins que le candidat Tatteigne, que l'on voie en lui la stricte étoffe d'un sergent de
ville et d'un boulanger. Tout le moade à pxéaent n'y- •est pas ; et M. Thiers (c'est ua chagrin de ladire)ii'7 -arriveca jamais.
3 mai.
L BMPIRE DE LA C01TRTI9ANE.
La jument de Roland, bien née, bien découplée,^ sobre, forte à franchir fleuves et monts, n'avait qu'un défaut : elle était morte. Notre assemblée nationale est vivante, mais elle a rencontré un Roland civil qui ne monte pas à cheval et qui se prétend, hélas ! parfait cocher.
Elle voulait faire rapidement une course hardie au pays des traditijons et des merveilles. Il s'agissait d'aller là*bas et là-haut tuer un monstre, délivrer une Andromède captive qui se nomme l'Autorité et qui possède un trésor qu^on appelle la Paix. Il fal-* lait au cheval des ailes, au cavalier une lance. Mais, le cavalier n'est pas venu ; et le cocher, s'étant emparé du cheval, s'est empressé de Tatteler à son vieux coche, en: compagnie d'un vieil âne rouge qu'il chérrjjtdès longtemps. Il a pris son vieux fouet et il a. en* filé la vieille ligne mal pavée où son cher.vieux.àn^. rouga a coutume de l'aider à verser. Fouette, cocher, ^tnous vecsenons hientâi !. Bientôt la belle,, jpujse.
?28 PABIS PENDANT LA COMMLNK.
et fringante assemblée sera tout juste dans Tétat de Fincomparable défunte jument.
Le plus triste, c'est qu'une certaine logique ne manque pas en cette malencontre. De toutes parts, avec douleur, avec épouvante, avec rage, on se demande comment il eût été possible de faire mieux ; de toutes parts on se ré pond qu'il eût fallu du cœur, et laisser là et le fiacre et l'âne rouge. Mais du cœur, où en trouve-ton? et quant au fiacre et à l'âne rouge, la légalité les impose, ainsi le veut le pays. Or, par comble de malheur, il est vrai que le pays le veut ainsi, et, par surcroît de malheur, il est vrai encore que le pays ne le veut pas ainsi. Nous vivons dans un décousu qui force la langue à déraisonner comme la raison. — Le pays veut ceci, disent les uns. — Le pays veut cela, disent les autres, et c'est le contraire, et c'est la vérité ici et là. Pour dire la vérité tout entière, le pauvre pays, totalement dérouté, ne sait plus ce qu'il veut, et lorsqu'il sait ce qu'il veut, il ne sait pas le vouloir. Voyez ce que l'on appelle Paris et ce que l'on appelle Versailles : c'est le pays. Voyez ce que l'on appelle le gouvernement : vous y retrouverez Paris et Versailles. Voyez M. Thiers : il se demande en qualité de Versailles s'il a parfaitement le droit de se bombarder en qualité de Paris ? Et l'on explique parfaitement son scrupule : il a été, il est encore, en plus d'un recoin de son intelligence, Paris contre Versailles, autant pour le moins que sa situation le fait Versailles contre Paris.
Le pays veut ce qu'il ne veut pas, et ne veut pas ce qu'il veut. On peut le comparer à cette triste ban-
PARIS PEWDANT La'^COMMUHE. 329
lieue parisienne, où la mort fait pleuvoir des deux mains les feux des deux bombardements, — et qui ne sait quelle main de la mortelle hait le plus.
Le pays se hait lui-même et lui-même se perd ; il »e maudit de se haïr et de se perdre, et se hait et se maudit d'autant plus. Qui expliquera autrement le pis en pis inexorable où nous enfonçons depuis trois quarts de siècle? Et cependant, est-ce possible? Quoi ! le pays a voulu passer et repasser de monarchie en république, de guerre étrangère en guerre civile, errer perpétuellement dans le sang et la nuit, rompre de toutes façons avec lui-même, détruire ses traditions politiques, civiles, religieuses, être sans relâche et de plus en plus pillé, berné, ruiné jusqu'à perte d'honneur et de vie? Le pays a voulu cela ? La France serait ce frénétique?...
Certainement non, et le pays veut tout autre chose : 11 veut l'ordre, la paix; il veut ressaisir la liberté qu'il n'a plus, la vie qui lui échappe. 11 veut s'arracher à cette honte de mourir dans ce marais sanglant, énervé et asphyxié de cette peste abominable et bête qu'il appelle Vidée révolutionnaire. 11 demande qu'on lui refasse un sol, il aspire à l'air pur dans lequel il avait si noblement grandi. 11 délègue des hommes à ce dessein, il leur donne mission expresse de le rétablir. Et néanmoins, il s'est fait lui-même le triste sort qu'il subit, il persiste à le maintenir, à l'aggraver. Quinze jours après avoir élu ceux qui doivent le tirer du marais, il en élit d'autres pour l'y réplonger. L'idée révolutionnaire qu'il a maudite devient à ses yeux la belle figure de la liberté.
330 PABIft SSNiUIgX X^ CÛMVIIHE,
Qa'c^posâr. à catte passix)n. tj^anmqfiû?: C'est la passion. darhomniâ asservi.pacune concubine. Yolé^. trompé, vilipendé, iL charge qfielquas. amis de La dér livrer ; mais à peine la drôlesse ostreUe sommée de vider la. maison, il.flécbit,. elle domine :
G'^t Vénus tout eutiàire à sa proie. attachée.
Pour lui oomplaÛTB, Je midécable révoque et chassa SCS aflais»
Tout peuple est mineur, v.oilà le mot de l'énigme; et plus que tout autre est mineur le peuple qui s'est laissé déclacer maître* Ce soi-disant émancipé^ néanmoins forcé par la nature de prendre des tuteur s,i en choisit beaucoup que la nature ne lui. avait paâ préparés; des incapables, des indignes, même da3' traîtres. Us obscurcissent son jugement, liant sa liberté, vendent ses intérêts et sa vie.
Fussent-ils tous honnêtes, suivant la théorie parlementaire, qui n'admet pas que le député puisse manquer à ses devoius, un autre péril ne peut être, évité. Par la force des choses, toute assemblée ainsi formée est nécessairement mineure comme le peuple qu'elle est censée représenter. Le conseil de tutelle, composé d'hommes inconnus leSiUns au& autres,, inexpérimentés, atteint d'incurableS: faiblesses, sent tout de suite le besoin, df avoir luinnâme des tuteurs^ Il tombe sous le joug d.'hommest déjà signalés, que la situation. impose. Ces-honunes ont lôurs vues* Devenus nécessaires, ils. ne résistent, guère à la.tentation de se rendre indispensables,, et travaillent, d'abord pour eux. Us axoellentà servir le pay^ contre si^- or^ dres formels,, mais au. grà da sa. paasioffi. Les
oriteeftr duarearDiit peu^ la: paasion peorsévérera; En Fraacev Toppositioii erst toujoiiTs en nûaiorité, mais toujoiurs populaire. Ghs hommes ne Tigiio^renl> pas, et ae gouveniaiit. et. eenséqnencev Hh trahiront, mais ils resberont em fâaremr, et la pacssion qu'ils sexsvent etqu^ils paii;agmit:mémie>lo]?squ'ils fiNh gnent de la combattre, triomphera et; les fera laiomr pher. Tembla^glu.pourladépulé noniwauir Eiquand on ne trouve paa à lie. pcendker par ses faiblesses^ (m a encore un art de le prendre par ses vestna^
On épouvante sa conscience, on lui fait oraindrede tout perdne. en ae< heurtant contre L'impossible, et le. prématuré.. IL n'ose plus dire telle ou telle chose, proposer ou repousser telle ou telle mesure^, dàmon*' certel ou tel péril. A force de prudence, il laisse passer l'opportunité. Il est pris, enrôlé, attelé. Il s'entête dans sa fausse sagesse; c'estfini. Désormais^ il ne pense plus> id ne vote plus> iLmanœuvre... à la suite ! Il dit, pour se défendre et peut-être pour se consoler, qu'il fait de la politique!. Oui^ tous bîtes de la politique ; mais ce que vous deviez, faire, la pensée neuve que vous deviez, proclanajor, la parole hardie que le pays attendait de vous, le mot de ralliement, le jet de lumière qui éclaire la plaie, qui révèLe le bon désir, cette véritable œuvre du député, voua nela faites- pas !
La plus saine partie de l'Assemblée commence à^ senttr qu'elle n'a point rempli sa. mission. Nou& uh disons point qu'elle pouvait la remplir ; mais enfin; elle n'a point essayé. Le vifôax cocher s'y oppcaei sans doute. Néanmoins il fallait essayer*.
â32 PARIS PENtlANT LA COMMUNE.
On dit qu'il y a beaucoup de catholiques dans FAssemblée, et c'est vrai. Mais officiellement, qu'en savons-nous ? Quel acte, quel discours Ta révélé au pays ? Il y a aussi beaucoup de monarchistes ; mais qu'en savons-nous encore? Les catholiques n'ont protesté contre aucune des stupides et sacrilèges impiétés qui nous couvrent de honte aux yeux du monde; les monarchistes, tout en politiquafit^ se laissent aller à la République. Et quelle République? Ils n'en savent rien, pas plus que le guide qui tout à l'heure ira les verser là.
Quelque chose avertit les consciences que la France est sous le bras du châtiment, et que Dieu est comme contraint de vouloir que le châtiment continue. Les circonstances, à certains égards favorables, quoique cruelles, ont tourné subitement. Quand tout semblait fini, tout est devenu pire. Après les ennemis qu'avait provoqués notre orgueil, les enfants de nos adultères se sont levés. Comme nous avions mis stupidement toute notre espérance dans la force, nous l'avons mise dans l'habileté politique, dans la ruse; nous avons voilé les principes qu'il fallait proclamer, et il nous a paru sage de ne rien demander à Dieu. Alors la mort a recommencé de passer sur nous, plus sourde, plus sauvage et plus insolente.
Evidemment, nous avons une coupe à vider, une coupe dont nous ne pouvons pas même sonder le fond ; et nous sommes pris d'une défaillance que les anges du ciel ne viendront pas assister. Nous ignorons qu'il existe des anges, et ceux qui le savent ne les appellent pas.
Aucune voix ne s'est élevée pour Pie IX, aucune voix n'a protesté contre les sacrijéges de Paris. Ce ne serait pas « politique ! » On rirait!
Quoi! on rirait? Vous êtes une assemblée conservatrice, monarchique i catholique, et vous craignez ce rire. Allez ! la République est façonnée pour vous, et vous pour elle, et vous en tâterez!
Voilà un siècle bientôt que ce pays fait la guerre, et il a enseigné à l'étranger Tart de le vaincre. Voilà un siècle qu'il fait librement jde la politique, qu'il ouvre des tribunes, qu'il enfante sans nombre les livres et les journaux, et il n'a plus un orateur, ni un publiciste. Voilà un siècle qu'il vote, et il est arrivé à ne pas savoir comment s'empêcher d'élire M. Delescluze et M. Pyat. Ce pays a rebâti Paris sans qu'il soit né un architecte, il a fait la guerre sans qu'un général ait surgi, il subit la persécution religieuse et ilattend encore qu'il se lève un chrétien.
0 décadence d'un peuple sans Dieu! Décadence sans remède et sans espérance, si ce peuple ne fournissait encore des prêtres et si Dieu pouvait rester sans pitié !
5 mai.