FINANCES
C'est une chose curieuse de rapprocher les chiffres des recettes et dépenses de la ville de Paris depuis 30 ans. On remarque une progression toujours ascendante et dont les deux points extrêmes peuvent être pris le premier en l'an VIIT, où les recettes s'élèvent à 10,406,659 fr. 58 c. , et ies dépenses à 12,247,457 fr. 64 c, et l'autre, en 1830 où les recettes sont de 44,020,456 fr. 36 c. et Iesdépensesde45, 178,1 03 fr. 74 cil est vrai que les dépenses de ce dernier exercice se sont trouvées élevées accidentellement d'une manière exorbitante, à raison des dégâts de juillet et de l'organisation de la garde nationale qui a entraîné une dépense de 836,503 fr. 48 c.
Les recettes les plus élevées sont celles de l'octroi , qui donnaient, en 1 806, 19,829,354 fr., eu 1826, 30,100,183 fr. ( En 1833 cette somme a dépassé 40 millions, chiffre qui n'avait point encore été atteint, et que l'on doit attribuer en partie à la sévérité de la loi récemment portée contre la fraude. Après l'octroi venaient les jeux, qui ne figurent que depuis 1819 au budget de la ville, et dont le produit était d'environ 7 millions; cependant de l'année 1821 à 1824, la recette annuelle a dépassé 8 millions, et en 1825 elle a été de 9,008,620 fr. , chiffre le plus considérable qu'elle ait présenté. Depuis quelques années cette recette immorale, source de tant de crimes et de désordres, a disparu entièrement de notre budget. Après les jeux, les marchés et abattoirs rapportaient à la ville les plus fortes sommes.
(I) Les bénéfices sur ces articles sont, sur le premier, 6 millions environ; sur le
dtuxi.uie, 1,500,000 francs: sur le quatrième 2, SOC, 000 francs; sur le cinquième, 1 million ; sur le sixième, 1,500,000 francs.
406 PARI» PlTTOnFSO'F.
Voici le tableau résumé des recettes et dépenses publié par le préfet du déparlement.