L. Rencknoff, direct
On est prié d'adresser les dons, mandats, etc., à M. Renckhoff, directeur, rue Tournefort, 19.
Ils sont reçus également par tous les membres du Comité.
La dépense moyenne de l'Œuvre de Saint-Marcel est de 25,174 francs.
§ 6. Société des Amis de l'enfande.
Fondée en 1847 par M. le pasteur Cuvier, cette Société, ainsi que celle des Quêteurs* a pour but de visiter les écoles et de procurer ks vêtements
les plus indispensables aux enfants qui en man- * quent.
Recette moyenne : 2,515 francs. Dépense moyenne : 1,579 francs.
§ 7. Asile de Bon-Secours.
On appelle Asile de Bon-Secoubs un modeste établissement, sorte de refuge pour vieillards et enfants, fondé par M. le pasteur Hosemann pendant son ministère au faubourg Saint-Antoine.
Cet établissement a une origine des plus humbles : trois pauvres veuvçs âgées sans ressource et autant d'orphelins abandonnés, qui ne pouvaient trouver place dans l'un ou l'autre de nos rares asiles protestants, furent placés, en 1855, par les soins de ce pasteur, dans une honnête famille de la rue Louis-Philippe. Plusieurs autres cas de ce genre s'étant présentés dans la suite, on loua un logement plus grand, rue de la Roquette, 125. Mais cette famille grandissant toujours, il fallut encore une fois chercher un local plus vaste. M. Hosemann fut heureux, au commencement de 1862, d'en trouver un qui lui parut très-avantageux sous tous les rapports. Ce local est situé rue de Charonhe, 99, dans l'un des corps de bâtiment de l'ancien couvent de Bon- Secours, nom, dit M. Hosemann dans un de ses rapports, que nous pouvons laisser à notre Refuge, car il a été vraiment préparé par le ion se-
cou/rs de Celui qui est le père des orphelins et le soutien des veuves.
Les appartements qui composent aujourd'hui l'asile des vieillards et orphelins étaient occupés, après 1830, par le Père Enfantin, chef des Saint- Simoniens. Il fit mettre, dans quelques pièces, des parquets formant de très-belles mosaïques qui s'y trouvent encore.
Voici, en quelques mots, l'histoire de l'ancien couvent des religieuses de Notre-Dame de Bon- Secours :
La dame Claude de Bouchavanne, veuve du sieur Vignier, avait obtenu dès Tan 1646, la permission d'établir un couvent à Paris. Elle fit en conséquence, le 12 septembre 1647, l'acquisition d'une maison située rue de Charonne ; et ayant obtenu les autorisations nécessaires, elle y plaça, en 1648, Emmanuelle- Madeleine de Bouchavanne, sa sœur, religieuse au monastère de Notre-Dame de Soissons, en qualité de prieure. Cette dame s'y rendit avec deux religieuses de de son couvent.
Tel fut le noyau de cet établissement, qui ne fut approuvé qu'en 1667, par lettres-patentes enregistrées le 16 mai 1670.
L'église et le couvent furent réparés et agrandis, vers les années 1770 et 1780, sur les dessins du sieur Louis. Le couvent fut supprimé en 1790 et requis par le ministère de la guerre, pour être transformé en caserne, projet qui n'eut pas de suite.
C'est à cette époque que Richard-Lenoir, le célèbre manufacturier, établi d'abord rue Thorigny, au Marais, dans un local qui était devenu insuffisant pour ses nombreux ateliers, fut rendu attentif à l'ancien couvent, encore, inoccupé. Malgré les protestations d'un commissaire-ordonnateur envoyé par le ministre de la guerre Carnot, il s'y installa sans façon, et y établit ses immenses ateliers de filature de coton et de tissage, qui firent la prospérité du quartier Saint- Antoine jusqu'à la rentrée des Bourbons.
Plus tard l'Assistance publique convertit cea bâtiments en hôpital.
M. Ledru-Eollin en fut ensuite le propriétaire. On y remarque plusieurs vastes ateliers industriels et un grand nombre de logements particuliers.
Un souvenir historique se rattache à une belle et spacieuse salle faisant partie des mêmes bâtiments et que notre Consistoire a louée et appropriée à la célébration du culte : le premier Consul Bonaparte venant visiter les ateliers y fut reçu par Richard-Lenoir, le 24 juin 1801..
Il y a aussi là une salle d'asile qui a été fondée par M. Hosemann et qui est devenue communale; puis la maison ouvrière créée par les soins du Comité de Patronage des apprentis et jeunes ouvriers.
Le Refuge abrite en moyenne trente-cinq orphelins et quinze vieillards.
Recette moyenne : 27,550 francs. Dépense moyenne : 28,000 francs.
§ 8. Maison do diaconesses
(Rue de la Tour-ci' Auvergne, 83).
Le 20 novembre 1875, fut inaugurée une petite maison de diaconesses, sous la direction de M. le pasteur Kuhn. Elle ne compte encore qu'un très-petit nombre de sœurs, parmi lesquelles Mademoiselle d'Haussonville qui se rattachait auparavant à la maison des diaconesses de la rùe de Heuilly.